REFLEXION

APRES QU’AL QAÏDA A DEMENTI LA MORT DE BELMOKHTAR ET D’ABOU ZEID : Où sont passés les chefs djihadistes cachés au Mali ?

Le chef terroriste Abou Zeid n’est pas mort, a indiqué Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans un communiqué repéré ce samedi 6 avril par l’organisation américaine SITE, qui surveille les sites islamistes. De la même façon, la mort de Belmokhtar a été démentie par deux fractions terroristes à savoir le MNLA et El Moulathamines la semaine dernière. Alors si on croit ces informations où sont passés les chefs djihadistes cachés au Mali ? N'auraient-ils pas déjà fui le pays pour se mettre à l'abri dans les pays voisins ?



APRES QU’AL QAÏDA A DEMENTI LA MORT DE BELMOKHTAR ET D’ABOU ZEID : Où sont passés les chefs djihadistes cachés au Mali ?
L’organisation dirigée par Abdelmalek Droudkel dément la mort de ses chefs et continue de mener ses assauts contre la France et ses alliés  au Mali  et menace même   la France de  « jours sombres »au Sahel selon son dernier communiqué. Même si le flou concernant la mort de Belmokhtar et Abou Zeid persiste encore, l’inquiétude demeure parmi les États voisins du Mali. Les djihadistes, et en particulier leurs chefs, n'auraient-ils pas déjà fui le pays pour se mettre à l'abri dans les pays voisins et attendre des jours meilleurs ? Des spécialistes se demandent d'ailleurs si Aqmi n'a pas déjà transféré les otages hors du Mali. Il est à craindre que les gros calibres d'Aqmi aient quitté les Ifoghas et que les militaires n'éliminent plus que des seconds couteaux", estime un specialiste de la région de Bamako. 
 
La Libye et le Niger, pointés du doigt..!
Où pourraient aller les djihadistes en fuite ? Deux pays sont pointés du doigt. Le premier est la Libye. Depuis la révolution, la désorganisation de certaines régions, en particulier celles du Sud, est totale. Elles échappent au contrôle du pouvoir central, les trafics d'armes y sont permanents, les djihadistes y sont chez eux. Les salafistes du Groupe islamique combattant libyen (GICL) et les chefs d'Aqmi, en particulier Mokhtar Belmokhtar -s’il ne serait pas encore mort-, se connaissent depuis longtemps : les premiers ont fourni les armements des seconds depuis 2011, et ils sont intouchables en Libye. Ainsi, c'est de Libye, où ils ont bénéficié de complicités, via le Niger, que sont venus les hommes de Mokhtar Belmokhtar en janvier pour attaquer le site gazier algérien proche d'In Amenas. Si les combattants d'Aqmi se déplacent du nord du Mali au sud de la Libye, le Niger, le Tchad et l'Algérie connaîtront, à leur tour, l'insécurité. "Et en Libye, il sera quasiment impossible de les combattre", estime un diplomate. Pour le Niger, qui se sait le second pays le plus vulnérable de la région, il faut donc éliminer les hommes d'Aqmi avant qu'ils ne s'installent dans le sud de la Libye. Et éviter aussi que des djihadistes ne prennent pied sur le sol nigérien. La tâche n'est pas aisée, pour deux raisons. La première : une très longue frontière, assez poreuse, sépare le Niger du Mali. En 2011 et 2012, le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), groupe dissident d'Aqmi, y a aisément recruté des jeunes dans la région du fleuve. Les djihadistes leur donnaient entre 100 et 150 euros, une kalachnikov et de la nourriture. Une manne, car la pauvreté et le chômage sont la norme. Depuis la guerre, plusieurs centaines de ces recrues sont rentrées chez elles. Les jeunes vont-ils reprendre une vie normale ? Vont-ils être récupérés par des imams fondamentalistes et former des cellules dormantes qui ressurgiront ultérieurement ? 
 

Ismain
Dimanche 7 Avril 2013 - 09:14
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