REFLEXION

APRES PLUSIEURS JOURS DE VIOLENTS AFFRONTEMENTS : L'Algérie retrouve son calme

La vie reprend peu à peu son cours normal en Algérie après quatre journées de violence qui ont entraîné la mort de cinq personnes et en ont blessé 800 autres, dont 763 policiers, selon les chiffres publiés par le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia samedi dans la soirée.



APRES PLUSIEURS JOURS DE VIOLENTS AFFRONTEMENTS : L'Algérie retrouve son calme
Outre les trois décès qui avaient déjà été annoncés, une quatrième personne a été tuée par balle samedi à Tiaret, à 340 kilomètres à l'ouest d'Alger, alors qu'elle tentait de défendre son bar contre un groupe d'émeutiers. Une cinquième personne est morte dimanche. Le gouverrnement a répondu à ces manifestations en baissant les prix des produits alimentaires lors d'un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, samedi. Ces mesures prévoient une réduction de 41 pour cent des taxes et des droits à l'importation sur certains produits alimentaires. Selon Mustapha Benbada, ministre du Commerce, ces baisses de prix seront en place d'ici la fin de la semaine. S'exprimant dimanche 9 janvier, le ministre a indiqué que le prix du kilogramme de sucre passera à 90 dinars contre 135 actuellement, et le prix d'une bonbonne de cinq litres d'huile tombera à 600 dinars après avoir atteint un pic de 980 dinars. Les manifestations avaient débuté le 5 janvier dans la soirée en réponse à la hausse des prix alimentaires, et s'étaient rapidement propagées à l'ensemble du pays. Durant ces quatre journées d'agitation, les manifestants s'en sont pris à des bâtiments publics, des banques, des écoles, des bureaux de poste, des bibliothèques, à l'éclairage municipal, à des boutiques de luxe, à des magasins d'électroménager et à des concessions automobiles. Ils ont saccagé tout ce qui se trouvait sur leur chemin et ont parfois volé certains articles. Dans l'ensemble, la situation est maintenant plus calme, bien que le sort des jeunes émeutiers arrêtés soit encore incertain. Le ministre de l'Intérieur a affirmé que ces actes "ne sauraient rester impunis", ajoutant que les dommages sont "immenses". Ould Kabila a déclaré que les personnes "impliquées dans des destructions sérieuses et des attaques contre des citoyens seront déférées devant le tribunal pénal pour y être jugées". Il a affirmé que "la récente période de violences est close", bien que d'autres incidents soient encore signalés. "Nous considérons, de notre côté, que la page est tournée", a déclaré le ministre dans un communiqué à l'AFP. Tentant d'analyser le comportement des manifestants, le ministre a déclaré que ces jeunes avaient grandi dans un climat de conflit violent entre les services de sécurité et les groupes islamistes armés. Ce sont de jeunes "nihilistes et pessimistes", a affirmé Ould Kablia, ajoutant que "c'est une génération différente des précédentes, avec évidemment les mêmes conditions pauvres de vie, mais avec une dose de violence plus importante, apparue dans la décennie 1990." Avec le retour au calme, les commerçants d'Alger ont commencé à rouvrir leurs magasins. De longues files d'attente sont désormais visibles devant les boulangeries et les stations d'essence qui sont à cours de farine et de carburant. Les trains, qui ne circulaient plus depuis jeudi, ont repris leur service depuis Alger et le reste du pays dimanche, a annoncé la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF). Mustapha Bouchachi, le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), a parlé d'un "système politique qui a fermé tous les espaces d'expression. L'état d'urgence, en vigueur depuis 1992, au plus fort de la terreur islamiste, interdit les manifestations, muselle les partis d'opposition et les associations."  "La violence et la casse qui ont caractérisé ces émeutes n’ont pas toujours été les caractéristiques des mouvements de protestation en Algérie", explique le sociologue Nacer Djabi. Il a qualifié ce mouvement de protestation en Algérie de "très mouvant et ponctuel"."La protestation actuelle demeure muette pour le moment. On ne sait pas ce qu’elle va dire, si jamais elle aura quelque chose à dire", a ajouté Djabi. "Nous saluons les décisions courageuses prises par le gouvernement concernant les baisses de 41 pour cent des différentes taxes imposées aux producteurs, importateurs de sucre et d'huile, car il s'agit-là de mesures de nature à apaiser la situation", a déclaré Salah Souilah, le secrétaire général de l'Union générale des commerçants et artisans algériens.

Ismain
Mercredi 12 Janvier 2011 - 11:14
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ACTUALITÉ
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