REFLEXION

APRES LES PREMIERES CRITIQUES : Les occidentaux se montrent compréhensifs envers l’Algérie



La méthode utilisée par les autorités algériennes à In-Amenas a dérouté presse et dirigeants occidentaux, qui ont exprimé leur agacement. Mais ceci n’a pas duré longtemps. Les principaux pays occidentaux ont en effet fait preuve d’une certaine compréhension, et renouvelé leur confiance à l’Algérie, malgré des réserves sur la méthode musclée avec laquelle a été gérée la prise d’otages.Après une première salve de critiques adressées à l’Algérie, durant la première journée de la prise d’otages d’In-Amenas, dans le Sahara algérien, les principaux partenaires de l’Algérie sont revenus à des attitudes plus mesurées. A Paris, Londres et Washington, les déclarations se font plus conciliantes, compréhensives. Certaines peuvent même être considérées comme blanc-seing, alors que l’opération se poursuit, avec un bilan peut-être moins lourd que redouté. La réaction la plus violente est venue du Japon, où l’ambassadeur d’Algérie a été convoqué au ministère des affaires étrangères, pour fournir des explications après l’assaut lancé par les forces spéciales algériennes contre le site gazier d’In Amenas, où une trentaine de terroristes avaient pris en otage près de 700 travailleurs, dont une centaine d’étrangers. Les Japonais ont publiquement affiché leur méfiance, mettant en doute la capacité de l’armée algérienne de mener avec succès une opération aussi compliquée. "Pour nous, la priorité absolue est la vie des otages », a déclaré un haut responsable japonais. Le premier ministre Shinzo Abe aurait même appelé son homologue algérien Abdelmalek Sellal pour lui demander d'arrêter immédiatement les opérations militaires. Même son de cloche chez le britannique David Cameron, qui s’est dit «extrêmement inquiet». "La situation est très incertaine », a-t-il déclaré, « nous devrions nous préparer à d'autres mauvaises nouvelles". M. Cameron a reporté un discours très attendu sur l’Union européenne, alors que son ministre britannique des affaires étrangères parlait d'une "affreuse tragédie. Les Américains ont affiché la même méfiance. "Nous essayons d'obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien", a fait savoir la Maison Blanche. Le ministre de la défense Leon Panetta a de son côté préféré s’adresser "au peuple américain », pour lui assurer que « les Etats-Unis prendront toutes les mesures nécessaires et appropriées qui sont requises pour gérer la situation". Tout le monde faisait semblant de suivre la situation au plus près. Le président Barak Obama suit la situation « en temps réel », selon son porte-parole. David Cameron avait parlé au téléphone avec M. Sellal et, coïncidence, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius venait juste de raccrocher, après une conversation téléphonique avec M. Sellal, avant de s’adresser aux journalistes.         

Nadine
Dimanche 20 Janvier 2013 - 00:00
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ACTUALITÉ
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