REFLEXION

APRES LES ECHAUFFOURREES QUI ONT EMAILLE ORAN : Comment gérer les colères

La dégradation des pouvoirs d’achat et la hausse vertigineuse des prix des principaux produits de grande consommation ne cessent de nourrir le trop plein de rancœur et de frustration. Et le désarroi engendre souvent la colère.



APRES LES  ECHAUFFOURREES QUI ONT EMAILLE ORAN : Comment gérer les colères
Les événements qui  ont secoué quelques quartiers de la ville d’Oran attisent encore une fois, le débat sur la nature et l’origine de ces émeutes populaires qui secouent ponctuellement certaines communes du territoire. Le déficit de régulation de la société et le manque de rigueur dans la gestion dans les affaires locales dans presque tous les domaines ne cessent d’accentuer le désarroi et la majorité des citoyens confrontés à des conditions de vie difficiles. A Oran et dans d’autres communes de la wilaya de nombreuses familles restent encore durement pénalisées par les déficits importants cumulés en matière de logement et d’accès à un emploi durable. Malgré tous les efforts et les moyens consacrés par l’Etat pour répondre aux attentes sociales, les besoins restent croissants et les insuffisances demeurent alarmantes. Après l’emploi et le logement, c’est parfois le manque d’eau potable, d’électricité, de gaz butane ou de transport qui figurent généralement sur la liste des doléances et des préoccupations. Dans certaines communes de la wilaya oranaise comme Arzew, El Kerma ou Aïn El Turck, ni l’implication de grands sites industriels parfois porteurs de désagrément urbains, ni les investissements publics et privés inscrits souvent abusivement au chapitre du développement local n’ont permis aux populations de connaître un meilleur horizon. Avec la croissance démographique et un exode rural sans précédent.  En face, à cet accroissement exponentiel des besoins sociaux, bon nombre d’acteurs impliqués dans la gestion des affaires publiques n’ont pas cessé de fonctionner au seul mode de la séduction par le discours et les slogans sur une vie meilleure. Et l’Etat souvent perçu comme un vulgaire instrument répressif au service du partage mafieux de la rente pétrolière ne cesse d’être lui-même ciblé et fragilisé par ceux qui veulent discréditer et anéantir la moindre volonté politique de réforme et de changement. Les actes de vandalisme et de destruction des biens publics doivent être bien évidemment condamnés et sanctionnés conformément aux lois de la République. Mais il s’agit aussi de répondre efficacement aux attentes de nombreux citoyens frappés par l’exclusion sociale, le chômage, la mal-vie et la misère galopante. Au niveau local, l’emploi, le logement l’éradication des bidonvilles, la résorption de l’habitat précaire, la lutte contre le commerce informel l’aménagement urbain ou encore la lutte contre la délinquance juvénile  et la criminalité sont autant de questions importantes et sensibles que l’on ne peut impunément traiter au seul rythme des actions ponctuelles propres à la culture des tâtonnements.

N. Bentifour
Mardi 18 Janvier 2011 - 11:51
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