REFLEXION

APC D’ORAN : Le règne du désordre



Depuis l’installation du nouveau wali, il ya près d’un mois de cela les bruits et les rumeurs autour d’un nouveau retrait de confiance à l’actuel président de la commune d’Oran ne cessaient de s’amplifier sur l’arène des joutes municipales. Et jeudi dernier, les oranais, apprenaient que 27 élus sur les 34 membres siégeant au sein de l’assemblée avaient bel et bien exprimé officiellement leur volonté de changer l’actuel maire aux commandes. La demande de « retrait de confiance » déposée auprès des services administratifs concernés devait en cours de semaine aboutir à l’élection d’un nouveau P/APC. Selon des sources bien informées M. Hassan Zineddine ex-délégué du secteur de Sidi El Bachir (plateau) ait plébiscité cette démarche, la deuxième en moins de deux ans serait, nous dit-on, l’aboutissement de plusieurs semaines de conflit qui auraient opposé le maire d’Oran aux membres de l’APC qu’il préside depuis 2007. La commune oranaise a connu plusieurs tentatives de retrait de confiance à l’encontre de son président. Pour nombre d’observateurs avisés, ces remous internes autour du contrôle des commandes de l’APC n’avaient jusqu’à maintenant jamais aboutir au résultat escompté en raison des puissants soutiens accordés au mair en poste par de haut responsables politiques. Mais depuis les récents changements à la tête du ministère de l’intérieur et de la wilaya oranaise, beaucoup ont estimé que les « données » ont changé et l’heure aurait sonné pour de nouveaux « règlements de compte » décisifs. Tandis que le président de l’APC affichait une fausse sérénité et accusait des « spéculateurs opposants ». Voulant gonfler la rumeur pour déstabiliser l’institution communale, d’autres membre de l’assemblée ne cachaient pas leur grande, « volonté de changer » à la tête d’une commune marquée, disent-il, par les échecs et la stagnation. Une faillite collective connue et reconnue par tous mais que chacun veut imputer un peu à l’autre, un peu ce qui se passe à la Mohafadha du FLN au club du Mouloudia local, la mairie oranaise toujours divisé entre deux ou trois clans connus et identifiable, souffre depuis longtemps, d’un manque de cohésion et de mobilisation autour d’un seul leader unanimement choisi pouvant être écouté, apprécié et respecté par tous. Les conflits, les divisions et les coups bas souvent interdits, ne cessent hélas de pénaliser la bonne marche de l’institution chargée de répondre aux préoccupations des habitants. Et au-delà des jugements des uns et des autres sur les valeurs comparées des personnages en conflit, l’oranaise ne tient au final que la triste fatalité de l’échec collectif qui frappe sa ville depuis des décennies. Des grands gestionnaires intégrés aux politiciens peu crédibles, des intellectuels compétents aux dirigeants inclûtes réputés, des honnêtes décideurs aux prédateurs célèbres… Oran a connu toutes sortes de profil de maires aux commandes municipales. Mais rare furent ceux qui étaient véritablement capables de restituer à El Bahia Wahran son statut de sa noble dimension économique, urbaine, culturelle, historique et identitaire. La capacité oranaise na au contraire jamais cessé d’être tirée vers le bas dans presque tous les domaines de la compétition intellectuelle, culturelle ou sportive. Meurtrie par les réponses illusoires de la culture des inepties, la ville n’a pas cessé de sombrer dans le désastre urbain perpétuel et les anomalies récurrentes. Et quand les querelles de chapelle viennent présider à la destinée de la ville, c’est le recul des espérances, le règne du désordre et de tous les déplaisirs.

N. Bentifour
Lundi 22 Novembre 2010 - 22:01
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