REFLEXION

AMMI CORSO AU MARCHE DE LA FRIPERIE :



L’Algérie qui était le fleuron de l’Afrique dans le domaine de l’habillement ainsi que dans la chaussure grâce à Madame Sonitex et Sonipec qui étaient à la portée aussi bien du riche, du citoyen moyen que de la classe ouvrière où chacun pouvait en fonction de ses moyens vêtir ses enfants et aussi les chausser. Mais depuis l’avènement de la « démocrasseuse » qui chamboula tout l’ordre économique en Algérie, car petit à petit  les entreprises publiques économiques furent fermées et c’est à partir de là que cela sonnait de partout mais ça ne répondait pas et les travailleurs virèrent dans le chômage. Ce qui poussa la société à être scindée en deux catégories sociales et non trois à savoir une classe sociale très riche et l’autre très  pauvre à savoir même en dessous du seuil de pauvreté comme c’est le cas de Ammi Corso qui à l’approche de l’Aid El Fitr se retrouve entre le marteau et l’enclume, perplexe ne sachant que faire, ni à quel saint se vouer avec une ribambelle d’enfants qu’il doit obligatoirement vêtir et chausser.  C’est l’Aid El Fitr, il doit faire son choix entre les magasins et le marché de la friperie car n’ayant pas les moyens financiers pour les vêtir il hésite car il doit faire face aux préjugés et au qu’on dira t on des mauvaises langues qui ne sont là que pour porter des jugements sur les autres et de dénigrer au lieu de s’occuper de leurs affaires. Comme le dit si bien le dicton arabe «  El djamal ma yechoufch al hadabtou oua lakin yechouf ghir el hadbat  sahbou ».  C’est tout le problème qui se pose car cet état d’esprit fait beaucoup de dégâts dans la société et ne laisse pas la société avancer. Ammi Corso, faute de moyens financiers et acculé, prend son courage à deux mains et opte pour le marché de la friperie car il n’a pas le choix du fait que les articles sont vraiment à bas prix mais il doit supporter les conséquences en cas de maladies de la peau ou des infections. Trainant devant lui toute cette ribambelle d’enfants, il poirote pendant des heures pour pouvoir leur procurer des vêtements potables et à un prix raisonnable. Il y a lieu de signaler au passage que Ammi Corso et sa femme ne font pas partie du lot prétextant pour se convaincre qu’ils ne sont plus en âge de se fringuer et que comme pour se consoler, il se tourne vers sa femme et lui dit « Li fatouh iamou ma yatmaa fi ayam anass ».            

Adel
Vendredi 18 Juillet 2014 - 11:06
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