REFLEXION

ALORS QUE LES DEPARTS DE ‘’HARRAGA’’ CONTINU : Les jeunes se font une idée fausse de leur place en Algérie

Depuis la fin des années quatre-vingt, nous observons que la génération de l’indépendance n’a pas changée. Héritière de la Révolution,( enfants des Lumières), elle se voyait déconsidérée, marginalisée livrée à tous les risques et maladies nerveuses. Cette utopie perdure depuis le début des années quatre-vingt dix.



ALORS QUE LES DEPARTS DE ‘’HARRAGA’’ CONTINU : Les jeunes se font une idée fausse de leur place en Algérie
En réalité, la décennie noire a été fatale à l’image de cette jeunesse. Depuis ; à chaque fois qu’ils sont exaspérés par la politique Algérienne, les jeunes ressortent le poncif de la fuite vers l’avant qui se couche devant l’ancien colonisateur avec les départs massifs vers l’autre rive méditerranéenne. La fausse idée que cette nouvelle génération se fait de la place de la France est proportionnelle à la mauvaise connaissance qu’elle a du colonialisme de l’Algérie pendant 132 ans. Cette jeunesse est arrivée à reprocher aux parents d’avoir chassé la France de l’Algérie. Il est vrai aussi que nombre de nos compatriotes notamment de notre génération 55-65 ans, butent sur l’obstacle entre hier et aujourd’hui. La voix de l’Algérie s’affaiblit indiscutablement. Pourtant, nous nous imaginons toujours que le monde entier nous observe, que les propos de nos politiques ou intellectuels sont repris. En réalité, nous regrettons de le dire, c’est le grand vide. La presse internationale parle peu, souvent mal de l’Algérie. Nous Algériens, sommes des idéologues et des idéalistes. Nous refusons d’admettre que notre seule chance de compter sur la scène internationale dans l’avenir, c’est de jouer à fond le rôle qui nous revient au Maghreb. Le monde constate que l’Algérie n’est plus capable de faire le Maghreb toute seule. Il sait, en revanche, que sans l’Algérie rien n’est possible. Des observateurs posent la question brûlante du déclin de notre pays défini comme l’érosion lente et progressive de notre capacité d’agir. Si l’on compare le début de l’indépendance au début des années quatre-vingt dix, il est exact que le Maghreb dans son ensemble et l’Algérie en particulier déclinent. Il suffit pour s’en convaincre de comparer nos blocages et notre croissance molle à la vigueur et à la capacité d’adaptation que connaissent les pays occidentaux. Ne fustigeons donc pas les déclinologues. Ils disent vrai. Mais le déclin n’est pas irréversible. Nous ne sommes pas en décadence obligée, comme l’empire romain finissant. Ainsi au XIXe siècle l’Algérie a-t-elle surmonté ses handicaps économiques face aux autres pays de la région et a- t- elle rebondi pendant les années glorieuses du pétrole après la médiocrité des années de dettes. Pour renverser la tendance, l’Algérie doit faire les réformes que chacun connaît. Alors ouvrons les yeux, sortons du nombrilisme, retroussons nos manches pour construire une économie prospère qui nous redonne les moyens de la puissance à laquelle nous aspirons pour pouvoir éviter l’hémorragie des départs en cascade vers d’autres cieux. Et surtout nous éviter de privatiser les biens du peuple et les présenter sur le plat d’argent aux étrangers, comme nous l’avions fait et accepter de le faire, où nous avons bradés beaucoup d’usines et provoquer la perte de travail de plusieurs dizaines de milliers de travailleurs en constituant une « armée de réserve » importante dans les rangs des retraités avec formule Anticipée, proportionnelle et normale, uniquement pour le plaisir de « l’investisseur » étranger. Une première dans le monde, on sacrifie son peuple.

Ibn haldoun
Mardi 26 Juillet 2011 - 10:49
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