REFLEXION

ALORS QUE LES DEMUNIS SONT EN QUETE DE NOURRITURE : Des associations caritatives en veilleuse

On se demande parfois, ce que sont devenues les associations caritatives qui se sont portées volontaires pour secourir les catégories précaires tout au long du mois de Ramadhan, et qui se sont organisées pour aider les démunis qui espéraient une continuité des activités de ces associations humanitaires tout au long de l’année, et non pas seulement pour une période bien déterminée. Ces groupes de bienfaisance, rappelons-nous, ont fait la une des journaux algériens.



En effet, prêter aide et assistance aux familles nécessiteuses aux sinistrés et aux démunis, ce sont des actions humanitaires continues et non stop, ni provisoires. Que ces associations de bienfaisance se rendent  à l’évidence que  les catégories sociales nécessiteuses et oubliées d’une majorité de la société ne se nourrissent pas à leur faim et ne sont pas dans le besoin uniquement pendant le mois de Ramadhan. En d’autres termes, il faut le dire directement et franchement  que cette chaleur humaine et familiale ne devrait pas avoir lieu  un temps et/ou une période bien déterminée et naître seulement évidemment de la générosité des mécènes à titre occasionnel, et aussi de la disponibilité de celles et de ceux qui font don de leurs biens et de leur temps, pour  une période temporaire et/ou occasionnelle. Faut-il pour cela le rappeler à chaque instant, à chaque moment que ces catégories sociales ont besoin d’aide en permanence, en raison de leur situation précaire et défavorable? A cet effet, il est utile de signaler que  la cherté de la vie actuelle pénalise ces citoyens et les prive de nourriture et d’affection. Notons aussi, que la pauvreté qui se multiplie et qui se propage ces derniers temps cause énormément de mal et de tort à une frange de la société précaire et très démunie en quête de secours, de nourriture, de prise en charge sanitaire et ce compte tenu de la cherté des médicaments et tout le protocole en matière de soins, à savoir, scanners, radiographies analyses etc...  Aussi, chaque année, on constate des rentrées sociales très difficiles et pénibles pour ces catégories sensibles déjà fragilisées par la misère et qui demandent de l’aide, en raison de l’inflation des produits de première nécessité qui augmentent considérablement de jour en jour, atteignant des seuils financiers inaccessibles aux petites et moyennes bourses. De visu, on voit souvent des gens âgés tous sexes confondus, des jeunes et moins jeunes ainsi que des femmes adultes et adolescentes, accompagnées d’enfants et/ou de bébés envahir  chaque jour que Dieu fait les rues et les quartiers des villes de tout le territoire national, en quête de charité sollicitant des âmes charitables. En effet, hormis quelques citoyens qui prêtent aide et assistance à ces familles avec les maigres moyens dont ils  disposent, on a comme l’impression que les associations caritatives semblent entrer dans un sommeil léthargique et profond, ou peut-être sont-elles en rupture de stocks, ou manquent  de moyens financiers  récoltés des divers  dons. Imaginons un peu, et supposons  que si ces citoyens vivant dans la pauvreté seront abandonnés à eux mêmes, quel en serait l’impact sur leur situation individuelle, familiale ainsi que sur leur survie déjà difficile. Alors, dans le cadre du maintien d’une politique spécifique d’aide aux démunis, il faut que ces associations caritatives œuvrent et  persistent dans leurs démarches de bienfaisance. Un SDF rencontré en ville raconte « Sincèrement je voudrais que le mois de Ramadhan continue et ne finisse jamais, et qu’il reste éternellement, car c’est la seule période de l’année où tout le monde trouve de quoi se nourrir. C’est le seul mois où les citoyens s’entraident et deviennent sensibles au malheur des autres. » Il ajoute avec émotion, se rappelant de faits  qui l’ont  marqué : « Vous savez, non seulement les associations s’occupent de nous en matière de nourriture, ils nous hébergent aussi dans des restaurants au moment de la rupture du jeûne, ajoutez à cela ils nous donnent des habits pour nous et pour nos familles quand c’est nécessaire.» Un témoignage véridique et poignant qui explique en détail l’activité de ces groupes humanitaires durant les mois sacrés des carêmes. Alors quelle explication faut-il donner à ces citoyens qui s’inquiètent de l’absence constatée de ces associations humaines qui se sont distinguées par leurs activités caritatives et leurs exhibitions à différentes occasions?  

B. Adda
Samedi 1 Novembre 2014 - 16:38
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ACTUALITÉ
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