REFLEXION

ALORS QUE LE PRESIDENT A DEMANDE DES RAPPORTS DETAILLES : Le gouvernement prend des mesures pour maintenir le calme

Les évènements survenus en Tunisie suscitent de grandes inquiétudes en Algérie et le gouvernement tente de répondre aux revendications populaires et de prévenir de nouvelles agitations. Un calme précaire règne désormais en Algérie.



ALORS QUE LE PRESIDENT A DEMANDE DES RAPPORTS DETAILLES : Le gouvernement  prend des mesures pour maintenir le calme
Alors que le pays suit de près l'évolution de la situation dans la Tunisie voisine, les autorités cherchent à maintenir la paix sur le front social et se préparent à une éventuelle reprise des émeutes. Les appels aux manifestations restent en effet d'actualité. La soi-disant opposition exige de plus grandes réformes politiques, notamment la liberté d'expression et la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis le début des années 1990. Malgré l'interdiction imposée par les autorités locales au lendemain des manifestations en Algérie, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à organiser une manifestation, hier. Le parti a souligné que les participants à cette marche à Alger appelleront à la libération des détenus, à la levée de l'état d'urgence, à la restauration des libertés personnelles et collectives et à la dissolution des assemblées. La semaine dernière, un groupe d'universitaires, de journalistes et de militants des droits de l'Homme ont lancé une pétition nationale appelant à la "détermination à refuser la fatalité de cette crise nationale" et à "l’avènement de l’alternance démocratique en Algérie". "L’Algérie n’a pas payé le tribut dramatique de dizaines de milliers de victimes d’une guerre civile pour vivre perpétuellement sous un ordre autocratique, liberticide, producteur d’impasses, de morts et de régression. Saluons le combat magnifique du peuple tunisien et soutenons-le pour avancer vers un Etat de droit", affirme cette pétition. Le Mouvement pour la société de la paix (MSP), membre de la coalition présidentielle, prépare pour sa part une conférence nationale pour étudier les récentes émeutes et les cas d'immolation, ainsi que la révolution tunisienne et ses implications pour le monde arabe.

Bouteflika veut également être tenu informé des évènements 
De son coté, le Président Abdelaziz Bouteflika a demandé des rapports détaillés sur les tentatives de suicide par le feu et les manifestations. Bouteflika veut également être tenu informé des évènements au fur et à mesure qu'ils se produisent, et a demandé au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour remédier à la détresse sociale. Entretemps, des rumeurs de renforcement de la censure se sont répandues dans le pays par suite des interruptions de service de téléphonie et d'Internet, qui, selon le directeur de la communication chez Algérie Télécom Abdelhakim Meziani, ne sont "que le résultat du renouvellement des équipements pour mise à niveau".  De l’autre coté, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a demandé aux syndicats algériens, mardi lors d'une réunion, de mettre en place des comités de "vigilance" pour "prévenir tout dérapage pouvant toucher le travail des centrales lors des manifestations". Le même jour, l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a lancé un appel aux grossistes et aux détaillants "à respecter les dernières mesures prises par le gouvernement relatives à la baisse des prix de certains produits alimentaires de grande consommation." Le syndicat a également appelé "les boulangers à respecter les prix soutenus et réglementés par le gouvernement et à ouvrir leurs locaux en assurant des permanences, afin de garantir l'approvisionnement des citoyens, et à respecter les prix du pain tout en assurant sa disponibilité." Pour tenter d'éviter le retour aux manifestations, le ministère de l'Intérieur a demandé aux autorités locales de débarrasser les rues et les quartiers des vieux pneus de voitures, que les émeutiers utilisent lors des manifestations. Les services de Daho Ould Kablia ont également demandé aux fabricants de se débarrasser de leurs stocks de vieux pneus pour éviter qu'ils ne puissent être utilisés lors d'éventuelles manifestations. De surcroît, le ministre a demandé aux autorités locales de mettre un frein à la démolition des quartiers pauvres, pour éviter d'envenimer la situation. Le gouvernement a demandé aux banques et aux entreprises publiques de créer des emplois, et un certain nombre d'organismes publics ont reçu pour instruction de préparer un plan d'embauche et de le soumettre au ministère. 

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Yacine
Dimanche 23 Janvier 2011 - 13:21
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ACTUALITÉ
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