REFLEXION

ALORS QUE LE PREMIER TRACTEUR ALGERIEN SORTIRA DE L’USINE AUJOURD’HUI : Le labour à l’aide de bête de traits à Mascara

Alors que l’Algérie en collaboration avec une société américaine qui ont produit le premier tracteur algérien et qui sortira aujourd’hui, les fellahs mascariens en sont toujours au labour à l’aide de bêtes de traits à savoir le labour traditionnel.



ALORS QUE LE PREMIER TRACTEUR ALGERIEN SORTIRA DE L’USINE AUJOURD’HUI : Le labour à l’aide de bête de traits à Mascara
Les fellahs de la région de Hacine, El Guetna et Bouhanifia continuent à faire usage des bêtes de traits pour le labour de leurs terres situées sur les hauteurs des monts de Béni Chougrane.Ce procédé risque de disparaitre dans les années à venir vu que les bêtes de traits sont  en nette disparition , celles existantes survivent difficilement par le manque de ration et le manque d’herbe à brouter dans la région, a ceci s’ajoute la désertion des jeunes de la localité vers d’autres métiers plus rentables, laissant leurs parents usés par l’âge et les conditions climatiques s’occupaient tant bien que mal de ces terres qu’ils ont héritées de leurs parents et dont ils ne veulent plus se séparer. H. Ahmed un fellah de la région de Hacine disait « vous voyez dans quelles conditions nous vivons,  ici on manque de tout, la semence nous l’achetons en 2e voire 3e main puisque   nous n’avons pas de cartes de fellahs qui nous ouvrent droit à bénéficier de semences au niveau de la C.C.L.S. Cette carte qui ne peut être délivrée qu’aux gens ayant des actes de propriété alors que nous, on exploite les terres de nos parents dans l’indivision, on manque également de matériel, seuls les anciens socs existent entre nos mains, et puis tous les petits fellahs ont désertés leurs terres durant la décennie noire pour aller s’installer en ville, certains d’entre eux font la navette dans des conditions difficiles, ils reviennent tôt le matin en compagnie de leurs épouses et enfants pour s’occuper des quelques bêtes qui restent encore, pour labourer et le soir, ils regagnent la ville de Hacine sans moyen de transport. Certains font plus de 3 km à pied, les jeunes ne veulent plus de cette situation c’est pourquoi, ils sont partis ailleurs, certains comme chauffeurs, d’autres comme agents dans les administrations ou tout simplement agent de nettoiement dans les communes. Sachez que cette année durant les moissons Battages, plusieurs superficies ont été tout simplement abandonnées, des quantités importantes de blé sont restées dans les champs faute de moyens et le manque de main d’œuvre pouvant exécuter ce genre de travaux. L’exode rural est également pour quelque chose, les gens qui ont regagnés les villes et villages, avaient tout vendu pour pouvoir acquérir un logement, donc il ne leur reste rien qui peut les intéresser à revenir vers la terre.  Les enfants qui sont nés dans la ville vers les années 199O ne peuvent penser à  rejoindre la campagne qu’ils n’ont jamais vus. Ces terres vont être abandonnées avec la disparition de leurs propriétaires qui sont tous d’un âge avancé.

B.Boufaden
Lundi 17 Décembre 2012 - 00:00
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