REFLEXION

ALORS QU’IL A RETIRE SA PLAINTE CONTRE L'ETAT : Anouar Malek accuse de nouveau le chef du MSP pour tortures

L’affaire opposant l’écrivain algérien, Anouar Malek au président du mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, est loin de trouver son épilogue. Alors que nous rapportions dans notre édition d’hier le retrait de la plainte contre le président du MSP, Si Anouar Malek annonce avoir retiré sa plainte déposée en juillet 2009 contre l’Etat algérien, celle concernant Soltani est toujours pendante.



ALORS QU’IL A RETIRE SA PLAINTE CONTRE L'ETAT : Anouar Malek accuse de nouveau le chef du MSP pour tortures
Anouar Malek soutient que la décision ne concerne pas Bouguerra Soltani qu’il accuse de l’avoir torturé en juillet 2005 à Alger. « Je ne lâcherai jamais Soltani jusqu’à ma mort. Ii faut qu’il réponde des actes qu’il m’a fait subir. J’ai lu qu’il a déclaré au quotidien arabophone El Khabar qu’il connaîssait très bien mon père alors qu’il a toujours prétendu ne pas me connaître», affirme Anouar Malek. Dans une déclaration rendue publique jeudi 16 décembre, Anouar Malek annonce qu’il a «retiré la plainte pour barrer la route à ceux qui complotent contre l’Algérie à l'intérieur, ceux-là même, qui l’ont poussé à recourir à une juridiction internationale dans le but de réaliser, à travers sa juste cause, leur dessein consistant à porter atteinte à l’Algérie », ajoute-t-il. Anouar Malek souligne que le retrait de sa plainte a pour objectif, aussi, de « dévoiler les intentions de ceux qui à l’étranger, pour des motivations bassement matérielles, se mettent au service et aux ordres d'officines revanchardes dont le seul objectif est de ternir l’image de l’Algérie ». Ceci pour la plainte visant les autorités algériennes. Quant à celle qui vise l’ex-ministre d'Etat et président du MSP, Anouar Malek annonce qu’il ne saurait la retirer. « Je ne peux pas me taire et pardonner à Soltani pour tout ce qu’il  m’a fait subir », révèle encore Malek. Ancien militaire, Anouar Malek, 37 ans, accuse Soltani d’avoir supervisé une séance de tortures dont il a été victime le 1er juillet 2005 dans un commissariat de la police sur les hauteurs d’Alger.  Malek raconte que ses tortionnaires lui ont fait subir notamment le supplice du chiffon mouillé et lui ont fait boire de l’eau usée. « Après m’avoir attaché à un banc, je vois Soltani entrer dans la cellule accompagné deux personnes en costumes. Lui portrait un costumé d’été. Dans la cellule, il y avait aussi trois policiers. Soltani me dit : ‘Tu as vu comment ton heure est venue ?’. Il m’accuse d’être un terroriste et d’être de connivence avec des responsables du MSP qui complotent pour le déstabiliser.»Installé en France depuis le 5 décembre 2006, Anouar Malek décide de porter plainte contre son supposé tortionnaire le 17 juillet 2009. Cinq mois plus tard, la plainte devient une affaire d’Etat En visite dans la capitale helvète en octobre 2009 pour assister à un séminaire sur l’Islam, Bouguerra Soltani apprend l’existence d’une plainte portée contre lui par Anouar Malek auprès du comité contre la torture de l’ONU. De peur d’être arrêté, il rentre en Algérie.  De retour au pays, Soltani nie sa dérobade devant la justice suisse. Interrogé juste à son arrivée à Alger, il réfute l’existence de cette affaire et affirme être rentré en urgence à Alger au motif d’engagements personnels. « Je ne connais pas ce Anouar Malek du tout. Ce n’est pas normal qu’il m’accuse alors que je ne le connais pas », dit-il à l’époque. Soltani affirme que des preuves et ds documents attestent qu’entre le 28 juin et le 5 juillet 2005, il s’était rendu d’abord à Sanaa, au Yémen, pour participer à la 32eme session de la conférence islamique avant de gagner la Libye d’où il s’est envolé pour l’Algérie.Dans une déclaration au quotidien El Khabar (vendredi 17 décembre), l’ex-ministre avait remercié la famille et le père de Malek pour le retrait de cette plainte. « Je remercie le père de Malek que je connais bien et qui me connaît bien. Je remercie également sa famille dans la région de Chériaa dans la wilaya de Tébessa », déclare Bouguerra Soltani. Etrange cette gratitude de la part de Soltani qui affirmait ne pas connaître Malek, qui soutenait être en mission en Libye au moment des faits qui lui sont reprochés, qui niait en bloc toutes les accusations portées contre le lui.

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Dimanche 19 Décembre 2010 - 10:38
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