REFLEXION

ALIMENTATION DE QUALITE DOUTEUSE, ANARCHIE DES PRIX ! Quel impact sur la bourse et la sante du citoyen ?

Au moment où l’État fait tout pour stabiliser le pouvoir d’achat et contrôler la croissance, des ‘’détracteurs’’ dénués de tout scrupule usent de toutes les malices et ‘’machiavélisme’’ pour s’enrichir coûte que coûte au détriment de couches sociales défavorisées et vulnérables qui ont des difficultés à se nourrir. Un constat amer qui n’honore guère nos principes fondamentaux, nos coutumes, nos traditions et notre religion, et qui intervient dans des moments difficiles où la loi des marchés dépasse celles des demandes.



Et voilà qu’on assiste impuissant à une flambée des prix qui parfois atteint des sommets inaccessibles pour les petites et moyennes bourses, en d’autres termes une anarchie des prix sans précédent dépassant tout entendement, mettant en cause des spéculateurs et des ‘’vautours’’ sans aucune moralité, les transformant en animaux sauvages et cupides. C’est malheureusement, un constat amer où une insatiabilité excessive incomparable s’est emparée d’une majorité de commerçants malhonnêtes usant de moyens néfastes, de tricheries, de mensonges, de vols manifestes etc… ,pour  s’enrichir à n’importe quel prix au détriment d’une couche démunie composée de ‘’pauvres dindons de la farce’’ pris en otage. C’est hélas, cette situation regrettable que nous essayons de comprendre et qui intervient dans la majorité des cas spécialement chez nous au cours de nos fêtes religieuses et évènements. Rappelons-nous la fête de l’Aid el Adha que nous venons de célébrer dernièrement. Une visite dans nos souks et marchés nous a permis  de constater à quel point une ‘’euphorie machiavélique’’ s’était emparée de certains marchands de légumes, bouchers et autres commerçants, cupides qui ont contribué à créer une atmosphère d’inflation et de déstabilisation des prix qui dérèglent les marchés et le budget des petites bourses, décourageant les couches sociales les plus aisées à consommer. Pour ne citer que l’exemple des abats, auxquels s’ajoutent deux organes vitaux et qui ont été cédés à 5000,00, voire 5500,00 Dinars. ‘’ Des intestins vendus au prix d’or’’!
     
Stop à la Spéculation
De tels procédés presque tolérés et ‘’légalisés ‘en raison de l’absence de contrôle des autorités concernées en ces périodes que nous venons de citer, détruit les sociétés les plus vulnérables. À petit feu, quotidiennement ces personnes ‘’irresponsables’’, sans pitié, sans âmes  que l’appât du gain facile et la cupidité rendent aveugles, ne se contrôlent plus et saignent à blanc et au maximum le citoyen dont ils extraient davantage de rentabilité et de profit sans aucune pitié. C’est dans ce contexte, qu’il est demandé à nos responsables qu’ils soient administratifs ou politiques de combattre ce genre de spéculation inadmissible, et cette inflation improvisée et programmée qui intervient subitement, et comme par enchantement spécialement pendant les fêtes sacrées. A cet effet, de nouveaux moyens de contrôle doivent être créés et mis en œuvre afin de pouvoir barrer la route à ces ‘’ennemis ‘de la société et de l’Algérie. Dans la situation actuelle, le défaut de contrôle favorise les spéculations, crée l’inflation et déstabilise la régulation, tout en profitant à ces voleurs qui échappent à la sanction et à la justice des hommes. Souvenons-nous combien de fois, nos medias ont eu à dénoncer ces genres de spéculations excessives des denrées alimentaires à large consommation qui ruinent  les petites bourses et appauvrissent davantage les familles n’ayant aucune ressource. Ces genres de manœuvres spéculatives sont tout à fait contraires à la politique de subvention de certains prix décidés par l’État, et ce dans le souci de combattre ces genres de fléaux et de spéculations. Cette façon d’opérer laisse apparaître qu’aucun aliment n’échappe à l’augmentation anarchique des prix décidés par ces vautours et maitres des marchés qui contrôlent tout, bravant les interdits de toutes les lois existantes ‘’ humaines ou divines ‘pénalisant des milliers de familles de démunis qui ont des difficultés à se nourrir.

Santé et protection du consommateur
Le consommateur pris en otage ne sachant à quel saint se vouer se demande comment il doit être  protégé contre ces genres d’excès spéculatifs dans les marchés légaux et informels où souvent l’hygiène et la qualité de l’alimentation douteuse et à consommer laisse à désirer, tels que pain vendu à même le sol près des rigoles, poisson abimé et gâté exposé aux conditions climatiques etc…. En d’autres termes des produits consommables, présentés sans aucune règle d’hygiène. Une situation tout à fait contraire à la loi. Hélas quand on se réfère aux lois et aux textes de la République qui régissent ce volet portant sur  la protection du consommateur et qui existent pourtant, on trouve que les législateurs n’ont omis aucun chapitre relatif à la santé du citoyen et au contrôle des prix. Toutes ces lois sont claires, à l’exemple de la loi  n°89-02 du 7 février 1989 relative aux règles générales de la protection du consommateur (J.O.1989-06)] qui dans ses dispositions générales, et dans son article 1stipule : je cite ’’ - La présente loi a pour objet de fixer des règles générales relatives à la protection du consommateur à travers l’ensemble du processus de mise à la consommation du produit et/ou du service eu égard à sa qualité et quelque soit le statut juridique de l’intervenant. Le processus de mise à la consommation du produit et/ou du service s’étend de l’ensemble des opérations du stade de création initiale jusqu’à l’offre finale à la consommation’’. En ce qui concerna la protection de la santé l’Art.2 stipule : je cite – ‘’Tout produit, bien ou service de toute nature doit présenter une garantie contre tout risque susceptible de porter atteinte à la santé et/ou à la sécurité du consommateur ou de nuire à son intérêt matériel’’, etc… Malgré cette loi protectrice qui définit les modalités de protection contre les dépassements et l’abus en matière de vente des produits consommables, les consommateurs désemparés se demandent comment sont sanctionnées de telles pratiques de commerces illicites, interdites mais malheureusement ‘’tolérées’’ ? Au grand dam des citoyens ce genre de pratique  se généralise et s’étend touchant l’ensemble des produits et aliments  à une activité consistante permettant aux spéculateurs de tirer profit au maximum et de s’enrichir en échappant au fisc et aux impôts et ce au détriment d’une couche sociale déjà fragilisée. Le constat est sans appel, ces opérations de spéculations portent notamment sur les marchandises à large consommation, dont la pomme de terre etc...  

 

B. Adda
Samedi 18 Octobre 2014 - 17:48
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ACTUALITÉ
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