REFLEXION

ALGERIE -FRANCE : Le rapprochement

Plusieurs observateurs notent que cette venue du président français est "porteuse de nombreux espoirs". "Ceux notamment de voir les relations algéro-françaises se réchauffer durablement dans le but d’arriver à ce partenariat stratégique d’exception sur lequel Alger et Paris sont d’accord." Alger plaide pour un partenariat gagnant-gagnant avec Paris avec une relation forte et dynamique comme l’a précisé, le président Abdelaziz Bouteflika dans sa dernière sortie médiatique.



ALGERIE -FRANCE : Le rapprochement
Le Président français est aujourd’hui en Algérie, pour une visite officielle qui revêt de nombreux enjeux pour l’avenir de la relation franco-algérienne. Cette visite, en marge du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, renforcera-t-elle  les dires que  ces deux pays auront une trajectoire commune à construire . Pour sa visite officielle, le chef de l'Etat français  sera accompagné de 200 personnes. Neuf ministres, une trentaine de patrons et  une centaine de journalistes... La délégation qui accompagne François Hollande en Algérie, aujourd’hui, pour une visite officielle très attendue. 
 
Le patronat au rendez-vous
 
Lors de cette visite, le constructeur français Renault va signer, lors de cette visite, un accord avec l’Etat algérien pour construire une usine, près d’Oran, qui produira 75.000 véhicules par an. Pierre Mongin (RATP), qui exploite la nouvelle ligne de métro de la capitale, sera aussi dans la délégation ainsi que Jean-Louis Chaussade (Suez Environnement), en charge de la modernisation des services d’eaux et d’assainissement d’Alger, dont le contrat a été renouvelé l’année dernière, pour cinq ans. Bruno Lafont, le PDG de Lafarge, est aussi bien implanté en Algérie: il détient un tiers du marché, après avoir augmenté sa production de ciment de 60% en cinq ans et prévoit de créer un laboratoire de R&D et une nouvelle usine, à Biskra dans le sud-est du pays. Enfin Jacques Saadé, le patron de CMA-CGM, sera aussi du voyage en Algérie, où il est le leader du transport de conteneurs, avec une croissance de 12% en 2011. Plusieurs entreprises ont marqué leur intérêt pour le marché algérien comme Technip, le groupe d’ingénierie, dont le vice-président, Philippe Barril, fait partie de la délégation, General Electric qui a envoyé Ricardo Cordeba, en charge de la branche énergie pour l’Europe, Airbus, avec son directeur Afrique du Nord-Moyen Orient, Habib Fekih et Thalès International, représenté par son président Ronald Seznec. A côté de cette délégation patronale, plusieurs personnalités du monde culturel accompagneront François Hollande: le réalisateur Djamel Bensalah ("Le Ciel, les oiseaux …et ta mère"), l’écrivain Anouar Benmalek, qui a publié Le Rapt (Fayard), la chef d’orchestre Zahia Ziouani, à la tête de l’orchestre symphonique Divertimento et enfin l’acteur Kad Merad, né en Algérie, qui a été le narrateur du documentaire "Guerre d’Algérie, la déchirure", un documentaire de l’universitaire Benjamin Stora.
 
Le temps de la réconciliation 
 
François Hollande tient pourtant là une occasion unique pour apporter aux algériens des mots de paix et de réconciliation. Mais il devra pour cela faire preuve d’audace,  pour aborder avec responsabilité cette page sombre et douloureuse de l’histoire qui n’est pas encore complètement tournée. Le récent bras d’honneur à l’Algérie d’un ancien ministre français de la Défense en dit long sur ceux qui, au sein des élites françaises d’un certain bord politique, ne supportent pas d’entendre une autre vérité sur le passé coloniale. Pour construire une relation sans arrière-pensées et sans non-dits, l’Algérie ne demande rien d’autre à la France qu’un petit pas en avant. Le faux débat sur la repentance, entretenu ici et là-bas, n’est qu’un prétexte, utilisé par ceux qui veulent retarder cette réconciliation : reconnaître ce que la France a fait à l’Algérie au siècle dernier ne signifie pas se repentir aujourd’hui. Les erreurs du passé sont les erreurs du passé : un demi-siècle après l’Indépendance, elles appartiennent aux historiens, et elles ne peuvent en aucun cas rester un fardeau pour les générations d’aujourd’hui et celles qui viennent.La France sera-t-elle capable de ce pas en avant ? L’Algérie est un pays jeune, qui possède des ressources naturelles importantes. La France dispose d'innombrables atouts, qui lui permettent de figurer dans les premières puissances économiques mondiales. En pleine crise économique, comment ne pas imaginer que la France et l’Algérie, qui ont la Méditerranée et l’Histoire en partage, ne puissent construire cette plateforme d’échanges, de recherche et d’innovation?
 

Riad
Mercredi 19 Décembre 2012 - 00:00
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