REFLEXION

ALAIN JUPPE A PROPOS DES EXCUSES RECLAMEES PAR ALGER : ‘’Laissons le passé aux historiens’’

Laissons le passé aux historiens.Le chef de la diplomatie française, M. Alain Juppé, a appelé jeudi à Alger à ne "pas ressasser indéfiniment" le passé colonial mais à se concentrer sur un avenir mutuellement bénéfique, en plein climat d'"embellie" des liens franco-algériens.



ALAIN JUPPE A PROPOS DES EXCUSES RECLAMEES PAR ALGER : ‘’Laissons le passé aux historiens’’
Au journaliste qui lui demandait s’il s’agit d’une nouvelle occasion de « tourner la page » entre les deux Etats, le chef de la diplomatie française a observé qu’il « n’était pas là pour parler du passé et pour faire un travail de mémoire » mais pour « parler de l’avenir, des projets communs, de la vision que nous avons des grandes questions notamment tout ce qui se passe autour de la Méditerranée ». « En un mot, nous sommes là pour construire cette relation sur des bases de confiance et d’esprit d’égalité », a conclu M. Juppé. M. Juppé, chef de la diplomatie française, a appelé à ne pas ressasser indéfiniment le passé colonial mais à se concentrer pour voir ce que la France et l'Algérie peuvent faire dans un monde en plein changement dans leur intérêt mutuel. Des responsables algériens continuent de réclamer de la France des excuses officielles pour les crimes commis durant la présence française en Algérie entre 1830 et 1962. « Nous sommes (...) tournés vers l'avenir et pas vers le passé. Nous n'allons pas ressasser indéfiniment le passé colonial », a-t-il déclaré lors une conférence de presse conjointe avec son homologue Mourad Medelci.« Si on pouvait sortir un petit peu de ce ressassement éternel du passé pour voir ce que la France et l'Algérie peuvent faire dans un monde qui est en plein changement autour de nous avec des possibilités de développement considérables dans notre intérêt mutuel, je pense que cela serait bien mieux que de s'interroger à nouveau sur ce qui s'est passé il y a un siècle, il y a 40 ou même 50 ans », a répondu M. Juppé à une question sur une repentance de la France pour son passé colonial. ..Notre histoire est faite d’ombre et de lumière, de sang et de passion. Le moment est venu de confier aux historiens algériens et français d’écrire ensemble cette page d’histoire tourmentée.»

Kadhafi doit partir
Par ailleurs, Alain Juppé a réaffirmé la nécessité du départ de Moammar Kadhafi comme préalable au processus de dialogue et de réconciliation nationale en Libye. Le colonel Kadhafi doit s'écarter du pouvoir civil et militaire et son armée doit retourner dans les casernes, a-t-il déclaré lors d'un point de presse conjoint avec son homologue algérien, Mourad Medelci, selon l'agence de presse officielle APS. Une très grande majorité de la communauté internationale estime que Kadhafi en tant que chef d'Etat a perdu toute légitimité » alors que Paris considère le Conseil national de transition (CNT, opposition) « comme un interlocuteur incontournable », a-t-il insisté. Il a en revanche qualifié d' « infondées » les accusations du CNT à l'encontre de l'Algérie concernant l'acheminement de mercenaires pour appuyer les forces de Kadhafi. La France souhaite « une solution politique » à la crise libyenne car « l'intervention militaire en Libye n'était pas une fin en soi », a rappelé le ministre.

Riad
Samedi 18 Juin 2011 - 10:50
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