REFLEXION

AL QAÏDA, UPM, PASSE COLONIAL, PALESTINE : Ce que Bouteflika a dit à Alliot-Marie



AL QAÏDA, UPM, PASSE COLONIAL, PALESTINE : Ce que Bouteflika a dit à Alliot-Marie
Dans l’avion qui la ramenait lundi soir sur Paris après une visite de 24 heures en Algérie, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie s’est laissée aller à quelques confidences sur les discussions entre Algériens et Français.
L’envoyé spécial à Alger du quotidien Le Figaro George Malbrunot a publié sur son blog mardi 19 octobre la quintessence des sujets abordées par la ministre française avec le président algérien ainsi qu’avec le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Voici les principaux messages que le président Abdelaziz Bouteflika et son premier ministre, Ahmed Ouyahia, ont transmis au cours de leurs entretiens séparés avec Michèle Alliot-Marie, durant cette visite qui a marqué le réchauffement des relations entre l’Algérie et la France.

Al Qaïda au Maghreb Islamique et la menace terroriste.

Nous nous sommes qu’au début de la menace que consititue l’Al Qaïda au Sahel : tel est le discours tenu par les Algériens à Michèle Alliot-Marie. Pour Bouteflika et Ouyahia, rapporte Le Figaro, «les terroristes vont encore prospérer dans la région, grâce au développement des multiples trafics dont ils bénéficient (armes, drogue…), qui mettent en péril la stabilité de certains états du Sahara, notamment le Niger». Si les deux parties ont mis l’accent sur «la nécessité d’actions communes», le président algérien a été clair : en matière de terrorisme «les pays extérieurs à la région n’ont pas à agir à la place des états» qui en sont directement touchés. On aura compris que le président visait la France et les Etats-Unis.

L’implication de l’Algérie dans l’UPM
Bouteflika et Ouyahia ont affirmé que l’implication de l’Algérie dans l’Union pour la Méditerranée ne saurait être envisagée, dans sa forme actuelle, tant que le conflit israélo-palestinien ne serait pas réglé. Toutefois, les autorités algériennes se disent disposées à continuer à travailler dans le cadre de la structure dite « des Pays 5+5 » : à savoir notamment Algérie, Tunisie, Maroc, et Libye d’un côté et France, Espagne, Italie, Portugal et Malte. L’envoyé spécial du Figaro indique que la garde des Sceaux a pris note du message, en soulignant toutefois que ce n’était pas « tout à fait la « philosophie » que Paris avait envisagée pour relancer l’UPM.» Le message adressé par les Algériens sera donc transmis mercredi 20 octobre lors du conseil des Ministres présidé par Nicolas Srakozy. «Pour Mme Alliot-Marie, les Algériens participeront au sommet de l’UPM de Barcelone en novembre », écrit le Figaro. Toutefois, l’entourage de la ministre « paraissait plus réservé» sur cette participation.

Passé colonial

Certaines initiatives françaises, notamment La Fondation pour la Mémoire (qui sera installée mardi 19 octobre par le secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants, Hubert Falco), ne gênent pas trop les dirigeants algériens. Ces derniers n’en font pas un « fromage ». A en croire des membres de la délégation française, écrit le Figaro, «les Algériens préfèrent «laisser de côté ces problèmes» « plutôt que de se focaliser sur ces irritants. »
«Nous n’arrivons pas encore à régler ces problèmes, mais ils ne doivent pas, pour autant, nous empêcher d’avancer», aurait dit Bouteflika à Michèl Alliot-Marie. En guise d’initiative afin de tenter d’apaiser les tensions entre les deux pays concernant le passé colonial et le travail de mémoire, les Français souhaiteraient proposer aux Algériens un programme commun de festivités pour la commémoration du cinquantenaire du Cessez-le-feu du 19 mars 2012. Cette commémoration tombera un mois avant l’élection présidentielle en France. « Mais il n’est pas sûr que cet essai de verrouillage du dispositif soit bien reçu par la partie algérienne, hypersensible à tout ce qui touche à l’histoire des relations avec l’ancienne puissance coloniale », note l’envoyé spécial du Figaro.

Le conflit israélo-palestinien

Le président algérien aime évoquer le passé, faire des digressions sur l’histoire, sur son parcours personnel lorsqu’il s’entretient avec des dirigeants étrangers. L’audience accordée à Michèle Alliot-Marie n’a donc pas dérogé à la règle. Après avoir « longuement parlé de ses entretiens avec le général de Gaulle », le chef de l’Etat algérien souligne qu’Israël et la communauté international se retrouvent désormais face des interlocuteurs incontournables, les islamistes du Hamas, après avoir tourné le dos à Yasser Arafat et refusé de faire la paix avec lui. Selon MAM, écrit le Figaro, les autorités algériennes comprennent « la volonté » du président « Nicolas Sarkozy de vouloir régler le conflit, et n’aurait pas manifesté d’irritation devant le repositionnement de la politique française vis-à-vis d’Israël », « ce qui n’est pas le cas de la presse algérienne qui insiste régulièrement sur les amitiés israéliennes de Nicolas Sarkozy. »

Yassine
Jeudi 21 Octobre 2010 - 00:01
Lu 630 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+