REFLEXION

AKID LOTFI - RESIDENCE ‘’HORIZON BLEU’’ : L’attribution des locaux commerciaux fait des mécontents

L’attribution des locaux commerciaux à des personnes étrangères à la cité « La Résidence Horizon Bleu » d’Akid Lotfi, n’est pas passée inaperçue, puisque les habitants de la cité viennent de monter au créneau pour dénoncer ce fait accompli. Ces bénéficiaires, accompagnés de huissiers et des forces de l’ordre sont venus récupérer les locaux, sachant que les occupants de cette cité attendent depuis plusieurs années d’être régularisés, par l’octroi des actes de propriété de leurs logements de type LSP.



Ces personnes, qui se sont présentées en tant que propriétaires de ces locaux, ont commencé par défoncer les portails de certains locaux acquis depuis 2005 par des tierces personnes. Un cas a été relevé en fin de matinée de jeudi dernier. Le concerné, alerté par les habitants du quartier, constatant les dégâts occasionnés au portail de son magasin, devait s'adresser à la neuvième sûreté urbaine d’Oran. Signalons que le terrain d'assiette et les immeubles non encore achevés sont désormais la propriété de l'OPGI. Alerté il y a quelques jours par les citoyens de ces immeubles des tentatives d'appropriation illégale des magasins, cet organisme public a même installé des gardiens au niveau de certains magasins. Ces derniers se sont contentés de prévenir leur direction quand ils ont constaté que « l'accaparement » des locaux se déroule en présence d'un huissier et des éléments de la force publique. Cependant, nous apprenons que l'OPGI a saisi la police et la justice et que l'affaire se trouve au niveau du doyen des juges d'instruction. Mais les habitants de cette « résidence » regroupés dans une association souhaitent que l'OPGI, le premier concerné par cette affaire, intente une action en justice en référé, parce que la situation peut à n'importe quel moment échapper au contrôle et prendre une tournure autrement plus violente. Certains habitants clament haut et fort qu'ils ne peuvent pas rester éternellement spectateurs. Les travaux engagés dans certains de ces locaux touchent les bâches d'eau des immeubles et les conduites d'assainissement, ce qui risque d'aggraver davantage les problèmes des habitants. Soulignons que la tension de la matinée de jeudi a poussé de hauts responsables de la sûreté et de l'administration locale à se rendre sur les lieux. Cette affaire des locaux, convoités par des personnes étrangères à cette « résidence », vient de réactualiser ce dossier épineux, vieux de dix ans déjà. Après les décisions prises par l'ex-wali, actuellement ministre de la Santé, consistant à dessaisir par voie de justice le promoteur défaillant, l'achèvement des travaux de cette résidence a été confié à l'OPGI. Des séances de travail regroupant l'ancien wali, les membres de l'exécutif de la wilaya, la direction de l'OPGI et les représentants des acquéreurs ont eu lieu pour dégager une méthodologie de travail et surtout une feuille de route. La dernière en date remonte au mois de mai dernier, dont nous détenons une copie du PV ayant sanctionné cette réunion. Une série de décisions ont été prises à l'issue de cette réunion, dont celle consistant à nommer un nouveau bureau d'études chargé d'établir un état des lieux et différentes expertises. A en croire les directives données par le wali, le ministère de l'Habitat devait être destinataire d'un rapport complet sur cette « résidence », ainsi que les organismes (SEOR, Sonelgaz entre autres), qui devaient être instruits pour engager les travaux nécessaires pour offrir les commodités aux acquéreurs. L'OPGI devait, en outre, prendre en charge la coordination des travaux et l'assainissement définitif de ce dossier. Cet organisme a déjà procédé au règlement du montant de l'assiette de terrain sur laquelle est bâti ce projet. Ce qui lui ouvre droit à la propriété des locaux commerciaux que des « inconnus » sont en train de s'approprier au vu et au su de tout le monde. L'affaire, devant la justice, révèlera celui ou ceux qui se trouvent derrière ce coup de force. Quant aux acquéreurs des logements, qui attendent depuis une décennie l'achèvement des travaux de réalisation de leurs immeubles, ils espèrent que cette affaire des locaux commerciaux ne va pas compliquer davantage un dossier qui a déjà mis énormément de temps pour connaître son épilogue.

Medjadji. H
Lundi 30 Décembre 2013 - 19:00
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Oran
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