REFLEXION

AIN TURCK : Ras-le-bol du comité de quartier à Bouisville



Les comités de quartier et les services de l’APC qui ont nettoyé les arrières cours de la cité Kadour Boumedous (Ciloc) il y a tout juste deux mois, ont été surpris de constater que des familles continuent de jeter leurs ordures ménagères depuis leurs balcons.  Ce sont des habitants désespérés que nous avons rencontrés dans ce quartier construit à la fin des années 1950 et qui était considéré comme étant résidentiel : « Des gens ne veulent pas d’un quartier propre, sinon comment expliquer que quelques jours à peine après l’opération de nettoyage, des ordures se retrouvent derrière les bâtiments. Nous avons pourtant mené une campagne de sensibilisation auprès des habitants. Nous leur avons expliqué qu’à présent, ni la commune ni la wilaya ne sont responsables de l’insalubrité » nous explique un père de famille membre d’un comité de quartier.  Son voisin, également membre d’une association de quartier, propose une solution radicale : « Nous devons à présent débusquer les personnes qui polluent l’environnement et les dénoncer à la police. Nous avons eu les garanties des autorités locales qui nous soutiennent et nous sommes même prêts à porter les affaires devant les tribunaux, c’est la seule façon de décourager ces personnes ».  Il faut dire que la vaste campagne de nettoyage lancée récemment par le gouvernement Sellal était l’occasion pour les habitants de faire le grand ménage dans cette cité qui compte 5 immeubles de 12 étages chacun. Le calvaire vécu par les habitants dure depuis des décennies : des caves inondées, des cages d’escaliers dépourvues d’éclairage et d’ascenseur, en plus de la saleté qui règne partout, une situation qui rend le quotidien des locataires un peu plus pénible au fil des jours.  L’amélioration du cadre de vie passe par l’implication de tout le monde estime un autre habitant qui ajoute que « pour mettre un frein aux incivilités, il faudrait instaurer un code de bonne conduite comme cela se fait en Europe. Tous les locataires doivent se réunir et signer une charte dans laquelle ils s’engagent à respecter l’environnement.  Les autorités lanceront bientôt une vaste opération de réhabilitation des immeubles, des aires de jeu et des cages d’escaliers, c’est à nous maintenant de gérer notre quartier ».  Récemment et suite aux recommandations du wali, l’OPGI et la SEACO ont procédé à la réhabilitation des réseaux d’assainissement et des caves inondées, une opération qui s’ajoute à celle déjà décidée par la wilaya pour restaurer tous les immeubles, un gigantesque chantier de plusieurs milliards qui touchera aussi bien les façades que l’intérieur des bâtiments et qui a été confié à l’OPGI.  En attendant le début des travaux prévu en 2013, les comités de quartier ne baissent pas les bras, des opérations de nettoyage sont toujours organisées. Par ailleurs, des riverains nous ont fait part de leur mécontentement quant à la pollution de l’air causée par les travaux du tramway. 
Depuis maintenant près d’un an, les ouvriers de l’entreprise Pizzarotti manœuvrent à une dizaine de mètres des immeubles, la poussière émanant des engins se propage à l’intérieur même des appartements : « Outre le bruit, nous sommes constamment exposés à la poussière qui s’infiltre dans nos chambres.  Pourtant, j’habite le 6ème étage. Nous avons vécu un sale été. Au quotidien ma femme est obligée de balayer toute la maison deux fois par jour. Nous ne comprenons pas pourquoi ils n’arrosent pas le sol au moment des manœuvres des engins.  A ma connaissance c’est obligatoire lorsque le chantier se trouve dans un milieu urbain » déplore un habitant. Ces citoyens soulignent que plusieurs cas de maladies respiratoires comme l’asthme sont apparues chez les enfants et les personnes fragiles.      
                                       
 

Medjadji H
Samedi 8 Décembre 2012 - 00:00
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Oran
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