REFLEXION

AÏN TEDELES : Un désert de gare routière

Gare routière d’Aïn Tedeles, avant-hier vendredi. Non, ce n’est encore le désert des déserts. Il faudrait attendre août en plein jeûne du mois sacré de Ramadhan pour mieux sentir et prendre conscience de ce que souffre une jeune mère avec son nourrisson sur les bras.



AÏN TEDELES : Un désert de gare routière
L’épreuve et le supplice sont tels que les transporteurs prennent pitié de leurs compatriotes et prennent le large avant même que leurs bus ne soient « complets ». Ce mois de Ramadhan s’annonce chaud et comme chacun le sait est le mois des emplettes et du « remplissage » du temps libre. Il verra un grand rush sur les transports urbains et suburbains de jour et de nuit. Comme il en viendra des citoyens de Sour, d’Oued El Kheir ou de Sidi Belattar pour une formalité administrative auprès de la daïra, une visite à un parent hospitalisé, il en viendra aussi pour des achats de vêtement de Laïd, des visites familiales ramadanesques ou simplement pour ramener pour la soirée la célèbre et succulente zlabia. Déjà, maintenant l’on se plaint de ne trouver aucun abri et encore moins un petit coin d’ombre à côté pour protéger les petites têtes du soleil de plomb de midi. Qu’en sera-t-il demain en période caniculaire quand soufflera le siroco ? Traditions, us et coutumes obligent, ce n’est pas aujourd’hui qu’une Tedelessienne prendra place à l’ombre de la terrasse du café d’en face !! Ce que même certains mâles ne font pas par pudeur, par vertu, par décence ou simplement par un certain droit de réserve inculqué en tant que bonne manière par l’éducation stricte d’antan et qui compte encore des partisans. La station. Bien choisie, bien située, bien fignolée et bien tracée, son paysage est désolant par son apparence lugubre et ses extrémités de câbles électriques sensés éclairer un lieu qui vit et où passagers et accompagnateurs trouvent tout ce dont a besoin le bourlingueur, l’excursionniste, le passant ou le marchand ambulant. Le citoyen Tedelessien se demande tout simplement où se trouve le blocage d’un projet d’utilité publique qui après les pluies torrentielles d’un hiver pas clément du tout chauffe les têtes en cet été pas tendre aussi bien pour les enturbannés et les chapeautés que les têtes nues fuyant Tedeles vers les plages des Sablettes ou Chaïbia.

B.Benatia
Dimanche 3 Juillet 2011 - 11:15
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MOSTAGANEM
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