REFLEXION

AIN SEFRA (MOSTAGANEM) : Informel, anarchie, insalubrité… en huit clos

Démographiquement constaté, la population de l’informel ne cesse de s’accroitre à Ain Sefra, quant aux espaces existants en ce huit clos, ils ont tendance à se rétrécir progressivement, lesquels sont soit totalement occupés par les marchands exerçant une activité légale ou dans l’autre cas squattés par des marchands de l’informel, causant un préjudice financier et un manque à gagner aux impôts de Mostaganem.



Un tel sujet qui occupe l’esprit des citoyens de Mostaganem, lequel a été maintes fois évoqué par la presse où pas mal d’encre à couler comme l’eau sous les ponts, afin d’attirer l’attention des autorités concernées, sur la gravité de la situation qui pourrait engendrer les pires conséquences sur la santé des habitants et l’environnement. Discuter d’Ain Sefra, c’est en principe parler d’une partie du centre-ville dont il s’agit, car de par sa situation géographique, ce lieu très fréquenté quotidiennement est situé dans un endroit stratégique juste en-dessous de deux salles de spectacles abandonnées dont les cinémas ‘’Vox, et le Colisée’’ qui ont fait leur temps eux-mêmes dans un état de dégradation avancée, et aussi en traversant la rue un peu plus haut où il y a la fameuse gare de l’ex ‘’SNCFA’’ dont les rails sont rouillés. A quelques mètres seulement de l’endroit dont il est question, sous le pont du 17 octobre, se trouve les stations de bus et de taxis menant vers Tigditt, 300 logements etc…et juste en face, il y a le marché couvert. Cette description donne un aperçu du panorama de la situation des lieux. Enfin, une visite au marché à ciel ouvert de Ain Sefra offre un spectacle désolant, où on ne peut que déplorer l’état de ces fruits et légumes, de ces poissons étalés les uns sur des étalages, et les autres posés à même le sol exposés au soleil et aux conditions climatiques de la journée, une vraie image lamentable où règne un climat insalubre ‘’pimenté’’ par quelques odeurs nauséabondes désagréables dégagées par le poisson vendu sans aucune mesure d’hygiène. On trouve aussi des denrées alimentaires, des boissons gazeuses consommables étalés dans des conditions d’hygiène déplorables et qui sont malheureusement achetés par des citoyens qui ignorent parfois même leur provenance vu l’absence ‘’d’étiquetage’’ et de conditionnement. Il est aussi constaté un défaut d’affichage de prix sur les produits à large consommation destinés à la vente se traduisant par une anarchie spéculative au profit du commerçant qui parfois jure ses grands Dieux de la véracité de ses dires justifiant les coûts des marchandises. Un autre fait marquant, qui lèse les marchands légaux, c’est cette concurrence déloyale instaurée par ceux de l’informel qui cassent les prix, selon ce commerçant rencontré sur place qui explique que ‘’ces gens ne payent aucune charge, c’est ce qui les favorise et les incite à rabaisser les prix des produits’’. Il est inutile de parler des insectes qui grouillent dans cet espace polluant, de ces détritus, de saletés, d’excédents et autres déchets abandonnés çà et là, bref  n’importe où après chaque fin de vacation causant certains désagréments aux éboueurs qui ont de la peine à s’adapter au rythme d’une telle anarchie au caractère insalubre.

B. Adda
Vendredi 11 Septembre 2015 - 15:58
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MOSTAGANEM
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