REFLEXION

AIN EL TURK - ORAN: Les Cadets de la révolution se concertent

« En commémorant, aujourd’hui, le 49ème anniversaire de la fête de la Victoire sur le colonialisme, nous, anciens Cadets de la Révolution, fils de Chouhada, fils de Moudjahidine, tout simplement fils du peuple, qui perpétuons les valeurs de novembre 1954, nous qui avons répondu dans les moments les plus pénibles et sans concessions à l’appel du pays, nous qui avons payé un lourd tribut en donnant le meilleur de nous-mêmes par le sacrifice de nos frères morts en martyrs… »



AIN EL TURK - ORAN: Les Cadets de la révolution se concertent
C’est avant-hier samedi 19 mars 2011, à l’instar de tous ceux qui savent glorifier le sang versé pour ce beau pays, que les Cadets de la Révolution, se sont retrouvés à Bouiseville dans la wilaya d’Oran. Ils n’étaient pas aussi nombreux que lors des années précédentes à Zeralda, Tipaza, Batna, AïnTémouchent, Saïda ou Ghazaouet, mais ils y étaient quand même. Ils étaient près de deux cents en présence de la presse à commémorer le 49ème anniversaire de la fête de la Victoire. Certains, venus de bien loin ont dû passer la nuit à Oran dans un hôtel réquisitionné pour l’occasion.Vers 10 heures, après la solennelle minute de silence, patriotisme oblige et il y est encore vivace, ce sont les cinq couplets de l’hymne national qui furent entonnés pour être religieusement écoutés. Et puis vint l’heure des bilans et comptes-rendus.C’est le Général en retraite Ouddeï Mohamed, l’incontestable chef historique fondateur de l’Association des Cadets de la Révolution - n’ayant jamais vu le jour d’ailleurs- cette association par le Ministère de l’intérieur et des Collectivités locales que le débat s’est orienté. En réponse à certaines allusions, le Général a été catégorique : « Le rejet n’a rien de politique. Il y a eu amalgame. Il nous a été signifié de rejoindre l’Association des retraités de l’ANP, alors que 70% des cadets sont des civils. » Ils étaient bien nombreux ce jour-là ces civils qui ont fréquenté les Ecoles des Cadets de la Révolution. En effet, les Cadets qui ont quitté ces écoles pour une raison ou pour une autre et ceux qui ont été congédiés à leur fermeture en 1986 forment le gros de la troupe. Ils sont pilotes de ligne, ingénieurs, juristes, professeurs d’université, médecins, notaires, entrepreneurs, chirurgiens dentistes, géomètres ou journalistes et représentent 70% des effectifs de cette frange de la société qui, à l’instar de leurs compagnons servant dans les rangs de l’Armée Nationale Populaire et autres services de sécurité, n’ont pas lésiné sur la sueur de leurs fronts pour porter haut l’Algérie. A ceux-là, il a été signifié que l’erreur sera certainement réparée, car au Ministère de l’Intérieur il sera présenté dans les prochains jours un nouveau dossier de constitution d’association. Il est inconcevable qu’un Cadet agisse en dehors des lois et règlements de la République qu’il a défendus et qu’il aura à défendre sa vie durant.La rencontre entre Cadets est plus un champ de sourires et de rires, d’embrassades et d’accolades entre copains, qu’une habile manœuvre pour soutirer un quelconque intérêt de quelque organisme que ce soit. Et le but de se faire octroyer un agrément n’est autre que de se rapprocher de l’orphelin et de la veuve du Cadet qui voit en ceux-là encore en vie les frères du papa et du frère d’armes ou compagnon du mari. Nul n’ignore que certains Cadets, fils de Chouhada, vivent des situations pénibles et lamentables.Vers midi, dès la clôture du débat et avant le déjeuner, la parole fut donnée à M. Fodil Abdelhamid, l’organisateur de la rencontre. Connu pour son verbe facile, ce dernier a rappelé que des liens de fraternité unissent indéfectiblement et cette occasion était le moment idoine pour l’unanimité scellée autour de la direction représentée par les membres fondateurs. « Notre association est d’une dimension nationale renfermant des compétences avérées, d’où la nécessité de d’intégrer le tissu associatif national et contribuer concrètement à l’épanouissement de la société civile. »Et de poursuivre : « En commémorant, aujourd’hui, le 49ème anniversaire de la fête de la Victoire sur le colonialisme, nous, anciens Cadets de la Révolution, fils de Chouhada, fils de Moudjahidine, tout simplement fils du peuple, qui perpétuons les valeurs de novembre 1954, nous qui avons répondu dans les moments les plus pénibles et sans concessions à l’appel du pays, nous qui avons payé un lourd tribut en donnant le meilleur de nous-mêmes par le sacrifice de nos frères morts en martyrs pour la patrie ou disparus de quelque manière que ce soit pour que vive l’Algérie debout et fière, demandons de voir naître notre association, ce qui serait le plus grand témoignage envers tous nos frères disparus ainsi que pour toutes les veuves et les orphelins qu’ils ont laissés derrière eux… »Qu’ils soient pilotes de ligne, ingénieurs, juristes, professeurs d’université, médecins, notaires, entrepreneurs, chirurgiens dentistes, géomètres, journalistes, officiers généraux ou officiers supérieurs, ils seront appelés un jour à grossir les rangs des retraités. Ils ont été Cadets avant de se vouer corps et âme au service de ce beau pays, couronnent leurs carrières par une retraite bien méritée et meurent Cadets. Ils réfutent l’appellation d’ancien ou ex-Cadet. Cadets, ils étaient et Cadets ils le seront jusqu’au dernier soupir.

Benatia B
Lundi 21 Mars 2011 - 09:17
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