REFLEXION

AIN EL TURCK : Les élèves face au grand froid de l’hiver en classe



L’autorité de  tutelle a pris ses responsabilités en sommant les présidents des APC de régler ce problème dans les plus brefs délais lors du comité technique tenu au siège de la daïra durant les vacances scolaires hivernales. Il a été fait un compte rendu détaillé de la situation suite aux données de la direction de l’Education de la wilaya d’Oran où dans un tableau explicite il a été recensé tous les points. Pour Ain El Turck, le chef-lieu de cette daïra, un amer constat a été fait dans les écoles car pratiquement la majorité des écoles leurs chauffages sont non fonctionnels soit pour cause de non maintenance ou par absence de réseau. Les solutions étaient des consultations restreintes urgentes pour pallier à ce manque et à ce que les services de la Sonelgaz prennent en charge les travaux d’installation du réseau. Quant aux établissements du moyen et du secondaire, le même constat est fait. Pour Mers El Kébir, les chauffages sont toujours non fonctionnels dans quatre écoles pour manque de maintenance. Il a été demandé en urgence des travaux d’installation du réseau à l’intérieur de ces écoles. A El Ançor, malgré la bonne détermination du nouveau P/APC qui a fait une sortie avec le coordinateur de la daïra de la fédération des associations des parents d’élèves, un manque est à constater quant à l’approvisionnement de Mazout. Pour Bousfer, des efforts ont été consentis mais l’approvisionnement de Mazout reste pour certains chefs d’établissements le problème majeur. En marge de sa sortie à la commune d’El Ançor, le délégué de daïra des associations des parents d’élèves pointe du doigt les services de la Sonelgaz qui négligent les écoles ainsi que les établissements du moyen et du secondaire quant à l’installation du réseau de gaz de ville pour que nos enfants suivent les cours en hiver dans de bonnes conditions. Alors que la rigueur hivernale commence à s’installer avec cette chute de température nécessitant le chauffage, voici l’état actuel des choses, les enseignants et les élèves déplorent l’absence quasi-totale de cette source d’énergie leur permettant de faire face aux intempéries et au froid rigoureux que commence à connaître la région en hiver. Cette situation demeure un impact plus que négatif sur la scolarité des élèves en raison de l’absentéisme lors des journées très froides surtout pour les élèves habitant aux périphéries des quatre communes. D’autant plus que les faibles ressources financières de ces familles démunies ne peuvent en aucun cas faire face à la forte dépense du transport par des clandestins. Des parents d’élèves indignés que nous avons pu aborder à la sortie des écoles nous ont déclarés: «C’est grave, des institutions étatiques qui n’assurent pas les conditions nécessaires les plus élémentaires pour des écoliers sont incompétentes». Un autre parent d’élève nous a déclaré ironiquement: «double takchira, des gants, une cagoule, un cache-nez, un bonnet, une grosse doudoune et ils gigotent, ils gigotent sur leur chaise. Etudier dans une classe surchargée et loin d’être surchauffée n’est pas chose aisée». Après des années de réformes, ce problème persiste même dans les grandes agglomérations, un constat amer que dénoncent les parents d’élèves de toute une région malgré la bonne volonté de l’autorité de tutelle ainsi que les nouveaux P/APC qui ont hérité de cette situation catastrophique.                                              

Rafik. M
Lundi 21 Janvier 2013 - 00:00
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Oran
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