REFLEXION

AIN EL TÜRCK : Les effets néfastes de l’urbanisation incontrôlée

Connue pour son attrait naturel de premier ordre, la daïra d’Ain El Türck est confrontée depuis plusieurs années à une urbanisation anarchique et incontrôlée, ayant compromis sérieusement le développement de cette région touristique et agricole.



Presque dans toute la grande baie de cette commune, les parties hautes des plages telles Trouville, Bouisseville, Paradis, Clairefontaine, Cap Falcon se bousculent des constructions hautes de un à trois étages et de grands complexes hôteliers. Le débordement sur ces espaces protégés par la loi, a participé à la dégradation naturelle de toute la bande sableuse et la diminution d’un environnement adéquat au tourisme balnéaire. Cela, a engendré une difficulté quant à la gestion de tout cet espace tant désiré. Toute la côte de la Corniche oranaise a été «bétonnée» et cela a changé son attrait, l’occupation du foncier littoral a donné d’énormes difficultés quant à la protection du domaine maritime. Les quelques espaces, destinés aux résidences estivales de jadis, sont occupés par des projets immobiliers et touristiques qui touchent presque tout le littoral. L’urbanisation accélérée de la commune d’Ain El Türck, a défiguré son image, c’est un exemple d’échec typique d’un développement anarchique fait sans aucune étude technique sérieuse. Cette grande baie a commencé sa grande mutation au début «des années 80», une véritable extension qui s’est faite d’une manière linéaire de Saint Roch à Cap Falcon. C’est à partir des années 2000 plus précisément que les pouvoirs publics ont commencé à s’intéresser au domaine maritime. Depuis, aucune révision ne fut faite. Ce manque de contrôle a engendré durant des années à l’urbanisation du Domaine Public Maritime (DPM) de cette zone côtière. Diverses stratégies ont été mises en œuvre dans l’occupation du rivage, certains même en tirent profit illégalement à chaque saison estivale. D’autres au nom de «la Horma», occupent toujours les interstices entre les maisons, d’autres pour se protéger de l’avancée de la mer, ont construit des avancées en forme de balcon devant leur maison; les pêcheurs ont transformé leurs abris pour leur embarcation en «maison de plage». Les groupes défavorisés ont creusé des cavernes dans les falaises calcaires entourées de matériaux de fortune. Cette anarchie est à l’origine à la dégradation du paysage naturel, à l’érosion de l’estran, enfin à la régression des fréquentations estivales. Sans oublier aussi que la concentration des efforts de développement sur une seule activité, participe à la régression des autres activités traditionnelles préexistantes, on l’a vu pour le tourisme par rapport à la pêche et l’agriculture. Enfin, la non intégration de tous les acteurs dans le processus du développement, a conduit à la non application des instruments et à l’émergence de rapports conflictuels entre groupes d’intérêt...Alors à quand la mise en valeur de cette baie maritime tant convoitée ?

Medjadji H.
Samedi 28 Décembre 2013 - 17:20
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Oran
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