REFLEXION

AIN EL TURCK : Les boulangeries n’arrivent plus à satisfaire la demande



Durant  toute cette saison estivale où l’on  enregistre  plus de  quatorze millions d’estivants venus de tous les coins notamment ceux du centre et de l’Est en plus des immigrés qui ont atterri en force cette année sont en vacances aux andalouses ainsi qu’au niveau des plages de la corniche Oranaise, malheureusement les citoyens de  04 communes de la daïra de Ain El  Turck  n’arrêtent pas de se plaindre. A chaque occasion, chaque circonstance, les manques du lait et du pain ressurgissent dans la localité. La pénurie a, en fait, fait son apparition depuis le début de la saison estivale. « Avec les fêtes, la demande a triplé, voire quadruplé. Du coup, on n’arrive plus à satisfaire la demande, même pas à couvrir celle des clients du chef-lieu », dira un boulanger du centre-ville. « Pourtant, on a deux équipes qui travaillent en continue, de jour comme de nuit, dans l’espoir de pallier ce manque, mais en vain. Tous nos efforts tombent à l’eau, le manque demeure. Il demeurera tant que le comportement des gents ne changera pas. Cette situation est loin de se régler», insiste-t-il. De l’avis de tous quasiment, « les citoyens ont une grande responsabilité dans cette situation. Près de la moitié du pain acheté va directement dans les poubelles. A titre d’exemple, une famille de cinq individus achète, en moyenne, huit baguettes pour n’en consommer que la moitié. Le reste se retrouvera dès le lendemain dans les bacs de jets. Du coup, ce genre de comportement accentue le gaspillage et par ricochet les perturbations sur le marché. De plus, à Ain El Turck, il y a un manque de boulangeries. Il en existe en tout et pour tout que quatre en ville. Généralement, chaque village a aussi une boulangerie, mais cela reste insuffisant. En effet, le pain n’est généralement plus disponible au-delà d’une certaine heure de la mi-journée où la queue s’impose chez ces artisans qui assurent le service en continue. Des fois même on retrouve une queue  devant le magasin alors que le pain est encore dans le four. Le manque a été très ressenti en ces derniers jours, avec la saison estivale et les fêtes…Les chaînes refont surface. Elles s’improvisent machinalement devant les boulangeries et les quelques magasins qui vendent du pain, au niveau du centre-ville. Du coup, le mécontentement suit chez le citoyen... « C’est un vrai calvaire, un vrai casse tête. Il faut se lever très tôt pour pouvoir acheter quelques baguettes. Faire la chaîne pour acheter du lait, du pain, partout de la chaîne… Et dire qu’on est en 2013», dira ce père de famille désemparé au milieu d’une file devant une boulangerie du centre-ville.

Medjadji. H
Mercredi 21 Août 2013 - 11:26
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Oran
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