REFLEXION

AFFAIRE KHALIFA : La défense de Khalifa dépose plainte contre la Banque d’Algérie

Au 34ème jour du procès de l’affaire d’Abdelmoumène Khalifa, la défense d’Abdelmoumène Khalifa passe à l’attaque. Elle dépose plainte contre le gouverneur, Mohamed Laksaci et le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Ali Touati, ainsi que l’administrateur et le liquidateur de Khalifa Bank, Mohamed Djellab, pour déclarations mensongères, transaction avec une entreprise étrangère, pour abus de confiance et dilapidation des fonds de cette même banque contre Mohamed Djellab.



Lors  du procès de l’affaire d’Abdelmoumène Khalifa, la plaidoirie de l’avocat de ce dernier, en l’occurrence, M. Nacereddine Lezzar, a indiqué, que son client "s’apprêtait à recapitaliser" Khalifa Bank  pour restituer l’argent des clients de la banque, et ce, en procédant à la mise en vente des avions que le groupe détenait encore avant sa banqueroute.  La défense  a soutenu également les dires  de son client, en affirmant qu’Abdelmoumene Khalifa "n’avait pas sollicité  de l’aide auprès du Trésor public pour reconstituer les fonds de la banque Khalifa". Il a ajouté que son client  "n’avait pas aussi demandé de la solidarité bancaire", préférant, précise l’avocat, "assumer seul la responsabilité en procédant à des remboursements de l’argent des clients que devait générer la vente des avions de la compagnie Khalifa Airways".   Soulignant que Khalifa Bank assurait le payement de ses clients, l’avocat s’est appuyé, dans son argumentaire, sur les déclarations de Mohamed Djellab, ancien administrateur de la défunte banque privée, selon lequel, "la banque allait atteindre le niveau de cessation de payement, si elle continuerait à fonctionner de cette manière", a rapporté l’APS. Abordant la question relative à la "constitution d’une association de malfaiteurs", une des accusations retenues contre l’accusé principal, l’avocat a estimé que cette accusation "n’était pas fondée dans le sens où la banque s’acquittait même de ses impôts". L’avocat s’est appuyé aussi, à ce propos, sur les témoignages d'un responsable de la Direction des impôts. Ce dernier avait déclaré, selon l’avocat, que "Khalifa Bank s’acquittait régulièrement de ses impôts". S’agissant de l’accusation portant falsification de document, l’avocat a relevé une "non-correspondance" entre l’acte de création de la banque Khalifa et l’hypothèque d’un local utilisé pour bénéficier d’un crédit de la part de la Banque de développement local (BDL). "Il est impossible que les deux actes soient signés par un même notaire", a-t-il expliqué au tribunal, relevant l’existence d’erreurs dans les noms de personnes, de leurs adresses et de la valeur de l’argent hypothéqué, selon toujours l’APS.  M.Lezzar a soutenu que "la société qui a bénéficié de l’hypothèque était une entreprise de vente de matériel de construction dont l’adresse n’a pas été citée dans l’acte hypothécaire et non pas celle de Khalifa médicaments". Le même avocat a estimé que "le document sur lequel ont été construites les accusations du procès était fabriqué de toutes pièces". 

Ismain Cherif
Dimanche 14 Juin 2015 - 17:42
Lu 296 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+