REFLEXION

AFFAIRE DU THON ROUGE D'ANNABA : 3 ans de prison pour les 9 accusés

Pas moins de neuf accusés, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme. Parmi eux, le secrétaire général du ministère de la pêche et le directeur de la pêche maritime et océanique. Ils étaient poursuivis pour pêche illicite, contrebande et trafic d’influence.



AFFAIRE DU THON ROUGE D'ANNABA : 3 ans de prison pour les 9 accusés
S ans livrer tous ses secrets, l’affaire dite du thon rouge d’Annaba a été jugée dans la matinée de ce lundi 5 mars. Une même peine de 3 ans de prison ferme a été prononcée à l’encontre des neuf accusés par le président du tribunal correctionnel d’Annaba. Cette peine d’emprisonnement est assortie de deux amendes : la première au bénéfice des douanes constituées en partie civile, d’un montant de 78 millions de DA. La seconde de 8 milliards de DA au titre de dédommagement du préjudice subi par le Trésor public. Le président du tribunal correctionnel d’Annaba, Fares Sebti, s’est basé sur les faits matériels prouvés en sa possession pour prononcer le verdict. Il a retenu le «trafic d’influence, la corruption, la pêche illicite» et pour Hosni El Hachemi un des deux armateurs algériens impliqués, «la complicité dans la pêche illicite». Il n’a pas suivi le réquisitoire du représentant du ministère public. Lors de l’audience du 24 mars 2010, ce dernier avait requis des peines de prison ferme de 8 à 5 années à l’encontre des 9 mis en cause dont le secrétaire général et le Directeur de la Pêche Maritime et Océanique (DPMO) auprès du ministère de la Pêche et des ressources halieutiques. Le verdict a surpris les douze avocats de la défense. Au prétoire, ils avaient plaidé l’acquittement de leurs mandants. Particulièrement maître Chebira qui assurait la défense des cinq accusés turcs dont un armateur et un patron de pêche. Il a estimé que lors de leurs interpellations et l’instruction de l’affaire, le droit des accusés turcs n’a pas été respecté, notamment celui de bénéficier de l’assistance d’un interprète durant les auditions. Pour d’autres avocats, «le dossier est truffé de contrevérités que les magistrats ont préféré taire pour éviter d’embarrasser le haut lieu». Selon eux, ces contrevérités apparaissent dans les déclarations des dix témoins qui ont parlé de carences incroyables, gaspillage ruineux, irrégularités inquiétantes et innombrables dysfonctionnement au niveau du ministère de la Pêche et des ressources halieutiques dans la gestion de la pêche et la commercialisation du thon rouge dans les eaux territoriales algériennes. La perte des 210 tonnes de thon capturé et relâché lors de l’intervention des gardes côtes, la dénonciation de la pêche illicite plusieurs jours après avoir été entamée par les Turcs sur les côtes d’Annaba, l’implication dans cette affaire d’un autre armateur jamais inquiété par la justice, n’offrent qu’un mince aperçu des perles dont l’instruction serait truffée. Ce sont ces arguments et bien d’autres que les avocats de la défense envisagent avancer dans l’appel qu’ils sont décidés à interjeter pour tenter de blanchir leurs clients. 

Mehdi
Mardi 6 Avril 2010 - 09:50
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