REFLEXION

AFFAIRE DU DETOURNEMENT D’UN TERRAIN D’UTILITE PUBLIQUE A MOSTAGANEM : Les réponses du chef de la daïra et du DTP et les fortunés de l’affaire

Comme toujours, certains élus et responsables à Mostaganem ont tous appris à jouer la pétanque (jeu de boules), c’est ce qui les a rendus très professionnels dans les affaires de détournement, car "Ce qu'il y a de passionnant dans la pétanque, c'est que même si l'on joue très mal, il est toujours possible de corrompre son jeu. C’est pourquoi, à part les quelques amateurs seulement qui sont tombés dans les filets de la justice, les autres sévissent toujours et demeurent intouchables..!



La  plainte des propriétaires des bâtisses situées dans la zone d’activité dit ‘’Tahrat’’ adressée  au ministre de l’Intérieur ainsi qu’au ministre des travaux publics et celui des transports  quant à l’accaparation du terrain ‘’ servitude’’ d’une superficie globale de près de (15 mille m²), pour l’extension de ladite zone , afin de permettre aux nouveaux acquéreurs de se positionner sur ce  terrain dit public au vu et au su des autorités locales,  n'a d'autre fin que de demander aux ministres concernés  d’ouvrir une enquête judiciaire  pour juger les responsables impliqués dans cette affaire .
Cette plainte justifiée, aussi, par les destructions commises sur ce terrain qui est officiellement classé intouchable et mis sous réserve pour supporter les prochains travaux  des projets du siècle pour le développement de la ville de Mostaganem , et dont l’Etat a mobilisé pour  leur réalisation des centaines de milliards de dinars . Ces projets qui n’attendent que le feu vert du gouvernement sont :  la trémie, le tramway et la bretelle  reliant le port de Mostaganem à l’autoroute Est-ouest , et qui devront placer la wilaya de Mostaganem au rang des wilayas phares du pays , mais à voir ces nouvelles bâtisses construites sur cette assiette qui devrait accueillir ces projets et qui a  met  la population de Mostaganem sous le choc , vont entravé le lancement de ces projets , car même leur démolition comme a révélé le DTP,  une fois l’OK donné d’en haut , va obliger l’autorité de la wilaya à  mobiliser  un arsenal de matériels et d’ouvriers et de l’argent bien sûr et le gaspillage  de plusieurs mois  …et qui est le perdant ? C’est Mostaganem  comme toujours !    
 
Les réponses du chef de la daïra
Dans notre première édition consacrée à cette affaire, nous avons exposé la chronologie des faits comme dictés par les plaignants et notifiés sur les documents officiels. Cependant, il est claire que derrière chaque affaire, se cache un ou plusieurs coupables, c’est pourquoi nous avons jugé indispensable d’impliquer avec leurs réponses, les autorités concernées par ce dossier et par la même occasion démasquer, les véritables fortunés qui ont autorisé ce crime contre un bien de l’Etat.
Selon les documents qui sont en notre procession, M. Megharbi Abdelkrim, le chef de la daïra de Mostaganem a fait tout ce qui est en son pouvoir pour ramener à la sagesse le président de l’APC afin de cesser d’autoriser le propriétaire à construire sur le terrain de ‘’servitude’’ retenu comme un terrain d’utilité publique. Seulement, après trois correspondances officielles, le maire n’a jamais donné signe de bonne sens.
En effet, la première correspondance adressée par le chef de la daïra au président de l’APC , datée du 20 -12-2012 sous le numéro 3863/2012, elle informe le maire que les services de la daïra ont notifié au chef de la daïra , que des travaux sont en cours sur la route nationale N°A11 , appartenant à ‘’Tahrat’’ et que ce dernier ,n’a pas respecté les distances légales imposées pour les constructions par rapport aux limites séparatives imposées par la loi, et qui a été limitée à 35 ml et notifié dans le cahier des charges. Pour conclure, le chef de la daïra lui ordonna de dépêcher la brigade d’urbanisme pour arrêter ce massacre  et lui rendre compte par le biais d’un rapport détaillé, tout en lui informant que ledit terrain va servir prochainement à supporter la réalisation des projets de l’agrandissement de la voix périphérique A11 , la trémie et le projet de la bretelle reliant le port de Mostaganem à l’autoroute Est-Ouest. Dans le même sujet et par les mêmes reproches, le chef de la daïra avertit encore le maire par le biais de deux autres  correspondances officielles, la deuxième datée le 29-01-2013, sous le N°2942013 et la troisième datée, le 02-02-2013, sous le numéro 403/2013, mais le président de l’APC, ne s’est jamais manifesté. Pour mieux s’assurer de nos informations, nous avons joint au téléphone, le chef de la daïra de Mostaganem, M. Megharbi Abdelkrim, ce dernier a confirmé l’authenticité  de ces correspondances, tout en ajoutant qu’il a fait ce qui est en son autorité et qu’il n’est pas responsable de la délivrance du permis de lotir et des permis de construire , ‘’ils relèvent de la compétence du président de l’APC et du service de l’urbanisme’’, a-t-il affirmé.
 
Les avertissements du Directeur des Travaux Publics !
Le directeur des travaux publics de la wilaya de Mostaganem, M. Bouazgui Mohamed, n'y est pas allé par quatre chemins .Joint par téléphone par le journal Réflexion, M. Bouazgui, a répondu d'un ton ferme : ‘’Nous avons émis des réserves la première  fois suite à l’envoi du président de l’APC en 2011 et nous avons insisté sur le respect de la ‘’servitude’’ d’élargissement du boulevard périphérique et nous l’avons même repoussé à 25 ml au lieu de 35ml suite à la demande des concernés, mais voyant que les distances légales n’ont pas été respectées malgré les écrits de  la subdivision des TP et les avertissements de la police de la grande voirie, nous allons  chargé nos bulldozers de démolir ces bâtisses construites sur la ‘’servitude’’ une fois le lancement des projets inscrits sur ce terrain d’assiette effectif ‘’, a affirmé le DTP, tout en  informant l’opinion publique que les nouveaux acquéreurs expropriés ne seront plus  indemnisés du moment où le propriétaire a été déjà indemnisé lors de l’expropriation de la ‘’servitude’’ en question en 2003 . Rappelons que selon les documents  en notre possession, le DTP avait alerté  le maire de Mostaganem à trois reprises , la première correspondance en date du 31-10-2011 sous le numéro 2476/2011 , la deuxième en date du 23-12-2012 sous le numéro 502/2012 et la troisième sous forme d’un avertissement de la police de la grande voirie en date du 23-10-2012 sous le numéro  419/2012, et c’est ce  dernier document qui a fait sauter le subdivisionnaire , M.N.Tahar de son poste, affecté vers une autre daïra.
 
Derrière chaque masque se cache un visage
Qui se cache derrière !? Une question que nous avons laissée en suspens dans notre précédent article, et comme on dit : derrière chaque affaire se cache une histoire, la réponse sur cette question  se lit entre les lignes. Selon les signataires de la requête adressée au ministre de l’Intérieur, trois élus de l’ex- APC pour ne pas incriminer les élus de l’actuelle APC,  ont bénéficié de lots de terrain gratuits, ainsi que deux fonctionnaires de la commune de Mostaganem toujours en poste qui ont bénéficié eux aussi de lots de terrain en contrepartie du service rendu pour l’établissement du permis de lotir et les permis de construire. Par ailleurs, deux  fonctionnaires de la wilaya ont bénéficié de lots de terrain pour avoir entretenu  le silence radio.  A suivre

Riad
Samedi 24 Mai 2014 - 21:00
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