REFLEXION

AFFAIRE DU BLANCHIMENT D'ARGENT A L’EX BCIA : Un préjudice financier de 13 milliards de dinars



Après plusieurs reports par la cour d’Oran de l’affaire de la BCIA portant sur le grief de blanchiment d’argent, le procès s’est tenu cette fin de semaine malgré l’absence de certains mis en cause. En effet, certains détenus n’ont pas été transférés alors que d’autres en liberté ne se sont pas présentés à l’audience. Cités à la barre de la cour d’appel, les mis en cause dont certains purgent encore des peines de prison suite à l’affaire de dilapidation de deniers publics et complicité ne changeront pas de déclarations.  Ils maintiendront leur déclaration  du premier procès qui s’est tenu auparavant devant le pôle judiciaire spécialisé d’Oran, où ils ont nié tous les faits qui sont retenus contre eux en insistant " on est innocents, essayent-ils d’expliquer, et ces biens acquis, l’ont été bien avant ces faits". Selon ce dossier, les mis en cause ont bel et bien exploité l’argent détourné, suite à la célèbre affaire des traites avalisées à des fins personnelles en investissant dans plusieurs créneaux ou alors en ouvrant des comptes en devises.  Les sommes déposées au niveau de ces comptes se chiffrent, selon ce même dossier, à des milliers d’euros. Quant aux biens immobiliers, il importe de citer des hôtels et appartements en France ainsi que bain et sauna. Suite aux débats, le procureur a requis le maintien des premières ordonnances. Après les plaidoiries de la défense de ces mis en cause, l’affaire a été mise en délibération pour le 11 du mois prochain. Rappelons que le montant dilapidé dans l’affaire dite des traites avalisées avait été estimé à plus de 13 milliards de dinars. «Rappelons qu’en date du 19 juin dernier le pôle judiciaire d’Oran avait prononcé la peine de six ans de prison ferme contre 24 accusés, 11 écoperont de 4 ans de prison ferme. Parmi ces derniers, on compte l’un des fils Kharoubi, l’homme d’affaire A.F.B. Alors que six autres furent condamnés à 2 ans de prison ferme. Tout comme ont été prononcées des saisies de biens. Ces dernières, ont essentiellement porté sur des biens immobiliers de ces mis en cause. De même qu’a été prononcée une amende de 1 million de dinars contre les mis en cause condamnés pour ces faits. Alors que le procureur du pôle judiciaire d’Oran avait requis les peines de 6, 8 et 10 ans de prison ferme et des amendes de 2, 3 et 8 millions de dinars. Signalons que la peine de 10 ans de prison ferme a été requise contre une dizaine de mis en cause absents, dont certains sont en fuite de même qu’a été lancé contre ces derniers un mandat d’arrêt. Il est utile de revenir sur l’acte principal de cette affaire, depuis son éclatement en 2003 et plus connue sous le nom de l’affaire des traites avalisées. Elle a connu une instruction qui a duré trois années et un procès qui a pris tout un mois. Après qu’elle fut décriminalisée, les mis en cause dont les membres de la famille Kharoubi et des hommes d’affaires très connus au niveau de la scène d’Oran de même que des cadres de la banque de la BEA agence Yougoslavie se sont succédés, tout au long du mois de février 2007 à la barre du tribunal criminel d’Oran pour nier les accusations portées à leur encontre. Cette affaire n’est pas prête à voir sa fin arriver puisque l’on vient d’apprendre que quinze mis en cause dont le père et les fils Kharoubi seront jugés au courant du mois de décembre pour avoir fait des emprunts sans garantie. Cette affaire et selon des sources judiciaires, a vu le jour après que le liquidateur de la BCIA ait saisi la justice.            

Medjadji. H
Dimanche 24 Novembre 2013 - 16:34
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Oran
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