REFLEXION

AFFAIRE DU BIJOUTIER DE MOSTAGANEM : Un caporal parmi les agresseurs



La police de Mostaganem qui a arrêté les auteurs principaux des  agresseurs ayant perpétré le vol d’un étal d’un bijoutier ambulant à la rue de Lyon en moins de 24h, vient d’identifier l’ensemble des acolytes dont un mineur ainsi qu’un caporal militaire en permission. Ils sont au nombre de huit personnes exactement, âgés de 17 à 29 ans, impliquées dans cette affaire qu’ils voulaient perpétrer jeudi 23 de ce mois. Ce jour-là, deux maraudeurs sillonnaient les parages à bord d’une moto Tmax en vue d’accomplir leur forfait. Mais les conditions sécuritaires de par le dispositif en place ne leur a pas permis de passer à l’action qu’ils ont dû ajourner. Deux jours après, par samedi passé, le meneur de la razzia répondant au sobriquet « Bakaka », fit appel à un mineur qu’il recruta comme éclaireur chargé de surveiller la ronde de la police. Ce dernier muni d’un cellulaire leur donna le signal vers les coups de 13h. Quatre individus cagoulés, munis d’une hétéroclite armada d’armes dont des sabres, des couteaux, une bombe lacrymogène à l’aérosol paralysant, incapacitant, neutralisant instantané et un  taser (pistolet à impulsion électrique), dévalèrent alors la petite pente convergeant vers la rue de Lyon, au grand effarement de tout un monde qui vaquait dans ce quartier à forte concentration commerciale. Leur forfait accompli en moins de 5 petites minutes avec  comme butin tout un étal de bijoux chapardé, les agresseurs rebroussèrent chemin jambes aux coups pour regagner un peu plus haut dans le quartier de Derb, un véhicule de marque Renault Logan à bord duquel les attendait un caporal militaire en fonction, rentré à Mostaganem pour normalement passer sa permission. Le malfaiteur  y laissa sur le lieu du crime son impaire de claquette. C’était là une première pièce à conviction. La voiture démarra en trombes et prit alors son envol en direction vers la cité 565 surplombant la plage de Métarba, où un des autres receleurs les attendait, garage ouvert. A l’abri, pour se relaxer, les malfaiteurs reprirent des « joints » de kif dont ils se sont servis auparavant pour faire monter leur adrénaline. Ils devaient enfin se partager le butin avec justesse à l’aide d’un appareil de pesage et passer leur première nuit en tant que petits millionnaires.  Le matin, vers les coups de 10h, le gros lard se rendit dans un café à Tijditt. Il ignorait que les enquêteurs de la Sureté avec une brigade d’intervention était en douce à ses trousses, « grâce à un appel téléphonique formulé de par un citoyen qui a permis à la Sûreté de Wilaya de démêler les fils de cette affaire », précise l’officier chargé de communication et, d’ajouter, « ce qui démontre encore que le citoyen est la base de la sécurité et que la police n’en est qu’un moyen ; sinon on n’arrivera pas à de gros résultats ». Une quantité de 700 grammes d’or a été récupérée au même titre que 60 grammes de kif et l’armada d’armes citée.             

Ilies BENABDESLAM
Vendredi 31 Mars 2017 - 19:13
Lu 947 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 21-09-2017.pdf
3.59 Mo - 20/09/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+