REFLEXION

AFFAIRE DE LA PETITE SOPHIE : Le père de la fille objet d’un mandat d'arrêt en Algérie



AFFAIRE DE LA PETITE SOPHIE : Le père de la fille objet d’un mandat d'arrêt en Algérie
Cette affaire est devenue inextricable. Le père de la petite Sophie Scharbook Jacques, fait l’objet d’un mandat d'arrêt de la part des autorités algériennes. Ce mandat fait suite à la décision fin juin 2010 du tribunal d’Oran d’accorder un droit de visite à la grand-mère de la petite fille qui vit aujourd’hui dans le sud de la France. Pour démêler l’écheveau de cette histoire, il est nécessaire de revenir quelques mois en arrière. En juillet 2009, Jacques Scharbook citoyen français résidant en Algérie, obtient la garde de sa fille Sophie (née le 10 décembre 2001 à La Seine-sur-Mer (Var) après une bataille judiciaire qui l’opposa à sa belle-famille algérienne. Contestant la décision de confier l’enfant à son père, la belle-famille de ce dernier, notamment sa belle-mère, Safia Bounekref, a introduit une demande auprès du tribunal d’Oran afin d’obtenir le droit de visite de Sophie. Constatant que le père qui ne vit pas en Algérie depuis l’été 2009 a contrevenu à une décision d’une juridiction, la justice a donc émis un mandat de recherche. «J’ai appris la nouvelle par le biais d’un ami qui a des connaissances au niveau de la police des frontières algériennes, indique Jacques Scharbook à DNA. Il m’a avertit que mon nom figure dans le fichier des personnes recherchées. Aussi je ne pourrais pas me rendre en Algérie. Même si je voulais y emmener Sophie pour que mon ex-belle famille puisse la voir- ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui-, je ne pourrais dès lors que je serais arrêté à la descente d’avion.» Voila donc qui rend cette affaire inextricable. D’un côté la famille Bounekref, originaire d’Oran qui a obtenu le droit de visite mais ne peut pas l’exercer, de l’autre l’ex-gendre qui vit en France et ne peut plus se rendre en Algérie où il possédait une villa à Arzew et compte de nombreux amis. L’affaire Sophie remonte au printemps 2005. Après le décès de son épouse, Farah Belhoucine, en mars 2005, dans un accident de voiture, Jacques Scharbook confie sa fille, Sophie, à sa belle-famille. La grand-mère refuse de la lui restituer en remettant en cause la paternité du père. L’affaire arrive devant les tribunaux algériens. Après plusieurs jugements, la Cour Suprême algérienne statue le 13 février 2008 et ordonne que la garde de la petite Sophie revienne à Jacques Scharbook. En dépit de ce jugement, ce dernier n’arrive toujours pas à récupérer son enfant. L’affaire prend une tournure politique lorsque le père sollicite les autorités françaises pour lui venir en aide. Le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre, François Fillon, l’ex-garde des Sceaux, Rachida Dati et l’ex-ministre de l’Intérieur, Michel-Alliot Marie, plaident la cause de Scharbook auprès des officiels algériens. Le 1er juillet 2009, Sophie embarque dans un avion pour rejoindre son père en France. Aujourd’hui chacun campe sur ses positions : la belle-famille, forte d’une décision de justice d’un tribunal algérien, veut exercer son droit, le père de la fille refuse de se soumettre à ce jugement et fait savoir que la justice française n’accorde pas de droit de visite à des tiers parents. A cet imbroglio s’ajoute désormais un mandat de recherche sur la personne du paternel. En attendant, la fille a entamé une nouvelle vie dans le Var, sud de la France.

Yacine
Samedi 16 Octobre 2010 - 00:01
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