REFLEXION

AEROPORT INTERNATIONAL ‘’AHMED BENBELLA’’ D’ORAN : Des passagers bravent l’interdiction de fumer dans la salle d’embarquement

Des voyageurs à destination de la France au départ de l’aéroport international Ahmed Ben Bella d’Oran, ont été tout bonnement surpris, jeudi dernier, de constater que quelques passagers se trouvant dans la salle d’embarquement de l’aérogare où malgré l’affichage d’une pancarte sur laquelle est écrite ‘’interdit de fumer’’, force est de dire que l’interdiction est purement bravée et non respectée au grand dam des personnes asthmatiques allant embarquer pour les villes françaises (Mulhouse, Toulouse, Marseille, …).



La consommation du tabac a triplé en Algérie depuis 1978 et la moitié des fumeurs ont moins de 27 ans aujourd’hui, et selon le professeur Mokhtar Hamdi Cherif, épidémiologiste dans une déclaration à un quotidien francophone, « L’épidémie et la crise du tabagisme en Algérie sont une menace importante pour la santé dans notre pays, avec des répercussions socio-économiques importantes dans les prochaines années ». Une situation inadmissible de voir cette infraction être ‘’tolérée’’ et non sanctionnée en application de la loi récente sur le tabac au dépens des autres voyageurs non-fumeurs qui prenaient tranquillement leurs cafés dans une petite cafétéria située à la salle d’embarquement. L’image était hallucinante à voir, des fumeurs s’époumonant de fumées toxiques émanées des cigarettes grillées au vu et au su de tout le monde sans qu’aucun responsable ne s’émeuve ou réagisse afin de mettre un terme à cette infraction caractérisée dans un espace public concerné par l’interdiction de fumer. Il existe bien des dispositions légales depuis longtemps en matière de régulation de la consommation tabagique dans les espaces publics, et notamment la circulaire ministérielle N° 020 MSPRH/MIN du 23 mai 2007 relative à la mise en application du décret exécutif N° 01-285 du 24 septembre 2001 fixant les lieux publics où l’usage du tabac est interdit et les modalités d’application de cette interdiction. Certaines personnes dérangées par la fumée, interrogées, sur cet état de fait, nous ont fait part de leur indignation et impuissance à faire respecter la loi et éviter le tabagisme passif : « C’est inadmissible de voir cette mascarade, malheureusement qu’est-ce qu’on peut y faire ? », un autre enchaîne : « A quoi ça sert d’interdire quelque chose, comme de fumer  s’il n’y a pas de surveillance, de verbalisation et de sanctions ?». Quand les responsables s’inquiéteront-ils de ce phénomène d’infraction à la loi touchant à la santé publique ?

AS. Mohsen
Mercredi 13 Avril 2016 - 17:33
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Oran
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