REFLEXION

ADRAR : Le 8 mars, un jour de fête pour les unes, un jour ordinaire pour d’autres

Ecrire autre chose sur la femme, sa situation, sa condition pour sortir de l’ordinaire me parait fortuit et dire le contraire est considéré comme incongru.



Si pour celles qui ont la chance d’occuper un emploi la tâche de joindre les deux bouts (boulot-maison) n’est pas toujours aisée. La préparation des repas pour certaines s’effectue la plupart du temps au petit jour alors que pour d’autres, c’est la veille. Et lorsque le mari est un tout soit peu attentionné, il peut surveiller les enfants ou participer aux tâches ménagères, mais allons ne rêvons pas trop car le plus souvent, il ira se vautrer dans un fauteuil, la tête bien calée sur un oreiller et opter la politique de l’autruche et ne plus bouger uniquement pour le diner. Les avis diffèrent et la balance penche surtout vers ceux qui ignorent de quoi nous parlons. Pour les autres femmes, celles qui sont cloitrées à la maison elles n’ont guère le choix. Dans les Ksour, on ne se pose même pas la question, parfois, on pousse le bouchon jusqu’au bout. Logées au beau milieu d’interstices et d’un pisé, parmi les ruelles, ces femmes sont au four et au moulin : préparation des repas, du pain, car dans certaines familles on n’achète pas le pain chez le boulanger, on préfère celui de la maison. Le travail aux champs fait malheureusement aussi partie de leur question. On ne peut concilier progrès social et réalité.
La corrélation fait défaut :
Dans ces régions desséchées de la wilaya d’Adrar qui ignorent la clémence, la douceur du climat, soigner les enfants grâce à un remède traditionnel colporté de bouche à oreille incombe à la mère. Beaucoup d’entre elles ignorent tout du 8 mars mais elles, elles s’accrochent et gardent l’espoir de voir un jour changer les choses. Cependant, il faudrait souligner que plusieurs secteurs étatiques ont honoré les fonctionnaires femmes. Par contre d’autres femmes essaient de s’organiser entre elles en cotisant pour se retrouver chez une amie et faire la fête et oublier un tant soit peu les tracasseries de la vie quotidienne. Pour d’autres, l’endroit incontournable et tout indiqué et la maison de la culture où une cérémonie est organisée en leur honneur. Il reste beaucoup à faire. Ne dit-on pas que le Paradis est sous les talons des mères? A bon entendeur !

M.Chérif
Mardi 8 Mars 2011 - 10:48
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