REFLEXION

ACQUISITION DE GROUPES ELECTROGENES : Les boulangers face à la bureaucratie de la BADR



Les boulangers disent qu’ils ont été bernés. L’acquisition de groupes électrogènes est une opération qui relève de l’utopie malgré la mesure prise par les pouvoirs publics de doter chaque boulangerie d’un groupe électrogène. Une mesure prise à la hâte dans le sillage du véritable cri de détresse lancé par les boulangers consécutivement aux pertes financières substantielles que les récurrentes coupures de l’énergie électriques leur ont engendrées cet été. L’opération, confiée à la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural dès le départ. C’est la Fédération nationale des boulangers, affiliée à l’Union générale des commerçants algériens (UGCAA), qui fait part de nouvelles mesures imposées par la banque. «La BADR exige un taux d’intérêts de 7% et des frais d’étude du dossier de l’intéressé de 10 000 dinars», explique le président de la Fédération, Youcef Kalafat. Un seuil qui, selon lui, «n’est pas à la portée de nombreux boulangers». M.Y. Kalafat, qui s’exprimait ce jeudi, rappelle que «le ministère des finances avait débloqué 300 milliards de centimes au titre de crédits allant jusqu’à 100 millions de centimes au profit de chaque boulanger. Le bénéficiaire doit verser 10% du montant global du crédit et le paiement des 90% restants sera étalé sur dix ans et sans aucun intérêt ». Le président de la Fédération nationale des boulangers dénoncera "l’exclusivité concédée  à deux fournisseurs" de groupes électrogènes, regrettant qu’aucun des fournisseurs proposés par l’UGCAA n’ai été retenu». Et de préciser qu’ « une aussi importante demande qui doit équiper 14 000 boulangers ne pourra jamais être satisfaite par ces deux seuls opérateurs». Et il n’y a pas que les boulangers qui montrent du doigt la BADR. Les producteurs et fournisseurs de groupes se mettent de la partie en dénonçant, à leur tour, le «favoritisme» de la banque. Cette dernière est accusée d’accorder une garantie de 10 ans sur ces équipements. Condition qu’aucun fournisseur ne peut honorer vu "l’impossibilité d’assurer des groupes électrogènes sur une aussi longue durée de vie", selon un fournisseur de ces appareils. Ce dernier fera part de défaillances qui émailleraient la convention établie entre la BADR et les boulangers bénéficiaires au vu, dira-t-il, de  ses nombreuses failles qui ne protègent pas le boulanger».                              

Riad
Dimanche 16 Septembre 2012 - 23:00
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ACTUALITÉ
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