REFLEXION

ACHAACHA. Suite à la prolifération galopante du sanglier, les fellahs de Dahra tirent la sonnette d’alarme.



ACHAACHA. Suite à la prolifération galopante du sanglier, les fellahs de Dahra tirent la sonnette d’alarme.
Depuis une dizaine d'années, les sangliers sont de plus en plus nombreux dans la région Dahra, à l’est de Mostaganem, vu sa densité appréciable en couverture végétale. La daïra de Achaacha ne fait pas exception. Ils s'aventurent de plus en plus hors des forêts et vont s'éparpiller aux alentours. Résultat : des dégâts en hausse, notamment au détriment des agriculteurs... mais pas seulement. Les cochons sauvages seraient aussi nuisibles à la régénération des arbres en piétinant ou dévorant les jeunes pousses. Le petit gibier fait aussi les frais de la voracité des sangliers.
La population de sangliers ne cesse de croître dans la région de Achaacha. Les agriculteurs de la ferme « Cherif AEK », dont les exploitations s’étendent de la plage sidi Abdelkader jusqu’ aux limites du barrage Kramis, s'en plaignent. Ses incursions, jusqu'alors limitées aux abords des forêts, gagnent en plaine aux dépens des champs et des vergers.
Les dégâts occasionnés aux récoltes par le sanglier peuvent parfois prendre l’allure d’une calamité. Découragé par les pertes et le manque à gagner dus à l’étendue des ravages, un jeune agriculteur nous déclare : « dès la nuit tombée, ces prédateurs occupent les champs, et non seulement dévorent, mais détruisent tout, en se roulant et en labourant en quelque sorte les cultures en plein champ ».
Comme la chasse et les battues sont toujours interdites, les hordes de sangliers se sont multipliées au point d’élire domicile dans les parages des forets, au grand dam des agriculteurs qui, malgré les épouvantails, gros pièges, mort-aux-rats et autres stratagèmes, n’arrivent pas à interdire à ces animaux dévastateurs l’accès à leurs exploitations.
Pour remédier à la situation, les agriculteurs estiment qu’il est du devoir des pouvoirs publics d’intervenir en organisant, par exemple, de grandes battues, seule méthode pour venir à bout, ou ne serait-ce qu’éloigner ces animaux nuisibles de la région. Des compagnes pour réguler la population des sangliers et non pas les exterminer car il faut savoir que le sanglier fait partie de l’écosystème forestier et sa disparition ne peut s’envisager sans de grosses conséquences sur le système écologique.

Abdelwahab Adda
Dimanche 22 Février 2009 - 20:58
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MOSTAGANEM
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