REFLEXION

ACCUSE POUR RACISME D'INCITATION A LA HAINE RACIALE : 2 mois de prison avec sursis à l'encontre de Le Pen



ACCUSE POUR  RACISME D'INCITATION A LA HAINE RACIALE : 2 mois de prison avec sursis à l'encontre de Le Pen
Un réquisitoire qui tombe à quatre jours de la commémoration du 56ème anniversaire du déclenchement de la guerre d’Algérie le 1er novembre 1954. Le parquet de Paris a requis jeudi 28 octobre deux mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité à l'encontre de Jean-Marie Le Pen. Le président du Front National est accusé par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et SOS Racisme d'incitation à la haine raciale.L’affaire remonte au mois de mars 2010 lors des élections régionales. Le Front national de Jean Marie Le Pen avait confectionné une affiche électorale représentant une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressaient des minarets en forme de missiles, avec pour titre « Non à l'islamisme ». Le mouvement « Jeunesse » du Front national avait diffusé ces affiches dés novembre 2009 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur son site internet, puis partout en France.La Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) avait alors saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches. Le magistrat avait estimé qu'elles étaient « de nature à provoquer un sentiment de rejet et d'animosité à l'encontre d'un groupe de personnes dont sont visées les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité». A l'époque, l'affaire avait d'ailleurs suscité des protestations de l'Algérie. «C'est à l'Etat français de prendre les dispositions qui s'imposent lorsque des symboles de pays étrangers sont mis à genoux », avait déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Cette fois, la Licra, accompagnée de SOS Racisme et du journaliste Mohamed Sifaoui, attaquent le Front national pour incitation à la haine raciale. «C'est une blessure qui est restée aux personnes musulmanes», justifie l'avocat de SOS Racisme, Patrick Klugman. «La portée véritable de cette affiche, c'est maintenant qu'elle doit être jugée, en dehors de toute campagne électorale.»L’affaire a déjà été jugée une première fois en mars dernier. Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille avait ordonné le 12 mars 2010 le retrait de ces affiches controversées estimant que celles-ci, qui copiaient celles diffusées contre les minarets à l’automne 2009 en Suisse, constituaient «un trouble manifestement illicite».La juge avait estimé dans son ordonnance que «cette affiche est non seulement de nature à provoquer un sentiment de rejet et d'animosité à l'encontre d'un groupe de personnes dont sont visées les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité, mais, en outre, s'adresse essentiellement à la jeunesse de nature plus influençable.» Le procès qui s’est tenu jeudi 28 octobre devant la 17e chambre a vu l’absence de Jean Marie Le Pen. La veille, son avocat, Me Wallerand de Saint-Just, avait précisé que le président du FN n’assisterait pas à son procès. Le jugement est mis en délibéré. Agé de 82 ans, Jean Marie Le Pen était un engagé volontaire dans le 1er régiment étranger parachutiste pour six mois, en Algérie en 1957. Lieutenant, il est accusé par plusieurs témoins d’avoir pratiqué la torture contre des militants du FLN ce que l’intéressé a nié avec son style habituel. Avec véhémence.

Yacine
Samedi 30 Octobre 2010 - 00:01
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