REFLEXION

ACCORD SECRET ENTRE LA FRANCE ET LE CNT A PROPOS DU PETROLE : Main basse sur le pétrole libyen

Le grand gagnant, ce pourrait donc être la France, selon les termes mêmes employés par Nicolas Sarkozy lors d’un discours à l’Elysée le 19 mars, et qui pourrait en sortir les poches gonflées de juteux contrats.



ACCORD SECRET ENTRE LA FRANCE ET LE CNT A PROPOS DU PETROLE : Main basse sur le pétrole libyen
Un accord secret aurait été passé entre le CNT (Conseil national de transition) et la France le 3 avril dernier qui attribuerait 35 % du pétrole brut libyen aux Français en échange d’un « soutien total et permanent » dans la guerre contre Kadhafi. Dix-sept jours seulement après l’adoption de la résolution 1973 au Conseil de sécurité de l’ONU, la rétribution des efforts diplomatiques et guerriers de la France aurait donc été actée, noir sur blanc ! Un document officiel, rédigé en arabe, à en-tête du Front populaire pour la libération de la Libye, adressé à l’émir du Qatar, évoque cette promesse.

35% du pétrole libyen pour la France ?
Il s’affichait, dès hier, sur les sites internet de plusieurs médias français et étrangers, après sa publication par le quotidien Libération. Le CNT a démenti, dans la foulée, avoir passé un quelconque accord de ce type. L’enjeu est énorme. Le sous-sol libyen regorge d’un pétrole d’excellente qualité, peu sulfureux. Ses réserves sont estimées à 44 milliards de barils. Lorsque les équipements seront remis en état, il sera possible d’extraire 4 millions de barils par jour. Actuellement, la Libye ne produit quasiment plus rien, à tel point que les rebelles manquent de carburant. Mais cette situation ne devrait pas perdurer. La compagnie Agoco, contrôlée par le nouveau pouvoir annonce déjà une reprise de ses exportations de pétrole à la fin de septembre. Dans ce grand jeu de Monopoly pétrolier, le groupe français Total pourrait se tailler la part du lion. Avant la guerre, et malgré nos bonnes relations passées avec le clan Kadhafi, Total n’avait accès qu’à 2,3 % du pétrole libyen. Une misère par rapport à ces 35 % qui auraient été promis. D’autres pays de la coalition sont sur les rangs. Le groupe pétrolier italien ENI a annoncé avoir signé le 29 août avec le CNT un accord pour reprendre ses activités et fournir du carburant à la population. Le gazoduc Greenstream, qui relie la Libye à la Sicile, va être remis en état de fonctionnement au plus vite. Il assurait, avant la guerre, un quart des besoins en pétrole de l’Italie et 10 % du gaz consommé dans la péninsule. Selon Paolo Scaroni, le patron d’ENI, il faudra six à dix-huit mois pour parvenir, sur place, à une exploitation à pleine capacité. Faute d’avoir été à la pointe du combat contre les forces du colonel Kadhafi, l’Italie joue sur son statut d’ancienne puissance coloniale et sur ses liens économiques anciens avec la Libye, tentée aujourd’hui de favoriser d’abord la France, la Grande-Bretagne, voire les Etats-Unis et certains pays du Golfe, comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Rien n’a filtré, pour l’instant, sur les accords passés avec BP (British Petroleum). En revanche, les perdants risquent d’être la Chine et la Russie, dont l’enthousiasme belliqueux ne fut pas à la hauteur des attentes des rebelles. Quant aux Etats-Unis, ils espèrent maintenir la validité des contrats qui les liaient à la Libye avant la guerre.

Ismain
Samedi 3 Septembre 2011 - 10:47
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ACTUALITÉ
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