REFLEXION

ABELAZIZ BOUTEFLIKA : Biographie d'un moudjahid,parcours d'un président



ABELAZIZ BOUTEFLIKA : Biographie d'un moudjahid,parcours d'un président
ABELAZIZ BOUTEFLIKA
Candidat indépendant à l’élection présidentielle

C’est au cours d’une assemblée publique à la coupole du complexe sportif du 5 juillet à Alger, devant quelque 5.000 personnes, qu’Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa candidature officielle à l’élection présidentielle du 9 avril.
Il a précisé qu’il se présenterait comme «candidat indépendant», et a promis de poursuivre sa politique de réconciliation nationale. Il a également affirmé vouloir reconduire sa politique de développement des infrastructures, en promettant un plan de 150 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pouvant créer «trois millions d’emplois» avec une économie «diversifiée». Enfin, il s’est déclaré décider à poursuivre les réformes de l’Etat. Le président sortant a annoncé sa candidature dans une immense salle, ornée de banderoles portant le slogan «Une Algérie forte et sereine». Agé de 71 ans, Abdelaziz Bouteflika peut briguer un nouveau quinquennat après une révision en novembre 2008 qui lui permettrait de briguer un troisième mandat présidentiel consécutif.

BIOGRAPHIE
À 24 député et à 25 ans, ministre de la jeunesse, des sports

Né le 2 mars 1937, Abdelaziz Bouteflika milite très tôt pour la cause nationale ; il achève ses études secondaires quand il rejoint L'armée de Libération Nationale (ALN) en 1956.
Il est chargé d'une double mission de contrôleur général de la wilaya V en 1957 et 1958. Officier en zone 4 et en zone 7 de la Wilaya V, il est ensuite attaché au PC de la wilaya V, puis, successivement, au PC du «COM Ouest», au PC de l'état- major «Ouest» et au PC de l'état- major général de l'ALN. En 1960, le Commandant Abdelaziz Bouteflika est affecté aux frontières méridionales du pays pour commander le «front du Mali » dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays de la part de la puissance coloniale; ce qui lui vaudra le nom de guerre de Si Abdelkader El Mali. En 1961 il entre clandestinement en France dans le cadre d'une mission de contact avec les leaders historiques de la Révolution détenus à Aulnoy. En 1962, Abdelaziz Bouteflika est député à l'Assemblée Constituante et devient, à 25 ans, ministre de la jeunesse, des sports et du tourisme du premier gouvernement de l'Algérie indépendante. Il est également membre de l’assemblée législative en 1963, avant d'être nommé, la même année, ministre des affaires étrangères. En 1964 il est élu par le congrès du front de Libération Nationale en qualité de membre de comité central et membre du bureau politique. Abdelaziz Bouteflika prend une part active au réajustement révolutionnaire de juin 1965 qui verra l'instauration du Conseil de la Révolution - dont il est membre - sous la présidence de Houari Boumediène.Reconduit dans les fonctions de ministre des affaires étrangères, il anime, jusqu'en 1979, une action diplomatique qui vaudra à son pays un prestige, un rayonnement et une influence qui établiront l'Algérie comme un des leaders du tiers monde, et, à ce titre, comme interlocuteur recherché des grandes puissances. Il définit ainsi la ligne directrice dont la diplomatie algérienne ne se départira plus par la suite, fondée sur le respect du droit international
Diplomate chevronné et reconnu, Abdelaziz Bouteflika impulsera, pendant plus d'une décennie, la politique étrangère qui mène aux grands succès de la diplomatie algérienne, dont le renforcement et l'unification des rangs arabes lors du sommet de Khartoum de 1967, puis lors de la guerre d'octobre 1973 contre Israël, la reconnaissance internationale des frontières de l'Algérie et l'instauration de relations de bon voisinage et de fraternité avec les pays limitrophes, ou encore l'échec de l'embargo contre l'Algérie suite à la nationalisation des hydrocarbures.
Abdelaziz Bouteflika joue également un rôle important dans la consolidation des organisations du tiers monde et le renforcement de leur unité d'action, notamment à travers son action lors de la conférence des 77 et du sommet africain, tenus respectivement en 1967 et 1968 à Alger. De même, il fera de l'Algérie un des leaders du mouvement des non-alignés. Il défend également sans relâche les processus de décolonisation dans le monde. L'Algérie devient ainsi le porte-parole du tiers-monde et particulièrement dans sa revendication pour un nouvel ordre économique international. Elu à l'unanimité Président de la 29ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, en 1974, Abdelaziz Bouteflika obtient la mise au ban par la communauté internationale du régime sud-africain pour sa politique d'apartheid et fait admettre, malgré les oppositions, le leader de l'Organisation de Libération de la Palestine, feu Yasser Arafat, qui prononcera un discours devant l'Assemblée Générale. Il préside également, en 1975, la 7ème session extraordinaire consacrée à l'énergie et aux matières premières dont l'Algérie était l'un des initiateurs. A la mort du Président Boumédiène, en 1978, et en tant que plus proche compagnon du défunt, il prononce une oraison funèbre remarquée. Mais il devient, dès cette année, la principale cible de la politique de «déboumédiènisation» et est contraint à un exil qui durera plus de 6 années. Il est de retour en Algérie en janvier 1987 et sera signataire de la «motion des 18» consécutive aux événements d'octobre 1988. Il prend part au congrès du FLN en 1989, qui l'élira membre du comité central. Pressenti pour occuper les fonctions de ministre-conseiller du Haut Comité d'Etat, instance présidentielle transitoire mise en place entre 1992 et 1994, puis de représentant permanent auprès de l'ONU, Abdelaziz Bouteflika décline ces propositions, comme il ne donnera pas suite, en 1994, aux sollicitations dont il est l'objet en vue de son accession aux fonctions de chef de l’Etat dans le cadre des modalités et des mécanismes de la transition. En décembre l998, il fait part de sa décision de se présenter, en tant que candidat indépendant, à l'élection présidentielle anticipée d’avril 1999. Abdelaziz Bouteflika est élu Président de la République le 15 Avril 1999. Dès sa prise de fonctions, le président Abdelaziz Bouteflika réaffirme sa détermination à rétablir la sécurité, la paix et la stabilité. A cette fin, il engage un processus législatif de concorde civile, consacré, le 16 septembre 1999, par un référendum qui recueille plus de 98% de suffrages favorables. Le rétablissement progressif de la sécurité permet au Président Bouteflika d’entamer, sur le plan intérieur, un vaste programme de refondation de l’Etat algérien, à travers la réforme des structures et des missions de l’Etat, du système judiciaire, du système éducatif ainsi qu’un train de mesures économiques audacieuses, comportant notamment une réforme du système bancaire destinée à rendre l’économie algérienne plus performante, ce qui permettra à l’Algérie d’entrer dans l’économie de marché, de renouer avec la croissance et de réaliser des taux de croissance particulièrement élevés. Le Président de la République décide également, durant son premier mandat, de la constitutionnalisation de Tamazight et sa consécration en tant que langue nationale. Au plan international, sous l’impulsion du Président Bouteflika, l'Algérie se réapproprie son rôle de leader. Elle joue un rôle actif sans cesse plus important au niveau continental dans le cadre de l’Union Africaine et du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), dont le chef de l’Etat est l’un des initiateurs. Au niveau méditerranéen, l'Algérie conclut un Accord d’Association avec l’Union Européenne, le 22 avril 2001.l’Algérie, devenue un partenaire écouté du G8, prend régulièrement part à ses Sommets, depuis l'an 2000.Parallèlement, le Président Bouteflika ne ménage aucun effort pour rendre possible la poursuite de la construction de l'Union du Maghreb Arabe. Le 22 février 2004, Abdelaziz Bouteflika annonce son intention de se présenter pour un second mandat présidentiel. Fort des résultats positifs de son premier mandat, il mène campagne pour défendre les grands thèmes de son projet de société, notamment la réconciliation nationale, la révision du code la famille, la lutte contre la corruption et la poursuite des réformes engagées. Il est réélu, le 8 avril 2004, avec prés de 85% des voix. Dès l’entame de son mandat, le président Bouteflika s’attelle à l’affermissement de l’action multiforme entamée durant son premier mandat. Il initie un programme de consolidation et de soutien au développement, doté d’une enveloppe de 60 milliards de dollars, ainsi que deux programmes dédiés au sud du pays et aux hauts-plateaux. Le Chef de l’Etat accorde par ailleurs une attention particulière au suivi des actions engagées. Sur le plan économique et financier, une politique saine et cohérente permet à l’Algérie de disposer de réserves de changes de l’ordre de plus de 140 milliards de dollars, ce qui la place au premier rang dans le monde arabe.La croissance moyenne de l’économie, hors hydrocarbures, se situe autour de 5%, avec des pointes de plus de 6%.
La dette extérieure a été ramenée à moins de 5 milliards de dollars, et l’épargne de l’Etat dans le Fonds de régulation des recettes s’élève à plus de 4.000 milliards de dinars.
En septembre 2005, et conformément à sa promesse électorale, le président de la République organise un référendum sur la réconciliation nationale. Près de 80% des Algériens plébiscitent cette politique. Le processus de réformes de la gouvernance s’est poursuivi, avec le rétablissement de l’autorité de l’Etat.Sur le plan international, l’Algérie redevient un acteur engagé sur le plan arabe, africain, de la Oumma islamique et au niveau des relations multilatérales. En 2008, elle intègre le processus de l’Union pour la Méditerranée.Durant ce deuxième mandat, le président Bouteflika reçoit des distinctions internationales, dont la plus haute décoration du pays musulman le mieux gouverné et le prix Louise Michel du centre d’études politiques et de sociétés de Paris.Fin 2008, le président Bouteflika procède à une révision partielle et limitée de la Constitution. Le 7 février il procède à la convocation du corps électoral. Le 12 février, il annonce sa décision de se présenter à l’élection présidentielle du 9 avril 2009 comme candidat indépendant.
LA RECONCILIATION
Objectif prioritaire
Dès l’été 1999, Abdelaziz Bouteflika entreprend une campagne à travers les 48 wilayas du pays pour persuader les Algériens de se réconcilier les uns avec les autres. Entre 1992 et 1999, 150.000 d’entre eux ont trouvé la mort dans des combats fratricides, 2 millions ont été déplacés et les dégâts causés à l’économie nationale se montent à quelque 20 milliards de dollars. Une hécatombe sans précédent dans l’histoire du pays. Bouteflika s’engage à panser les plaies, remettre l’Algérie au travail et réhabiliter son image à l’extérieur. Pour ce faire, « il n’y a pas d’autre choix », dit-il, que de mettre un terme à la violence ; il faut que les égarés retrouvent le droit chemin et que les victimes consentent à pardonner. Le chef de l’État procède en deux étapes. La première étant l’adoption par référendum, en septembre 1999, de la loi sur la Concorde civile. Elle promet l’amnistie aux islamistes armés qui déposent les armes et renoncent définitivement à la violence. Le second volet du processus est la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, également adoptée par référendum, en septembre 2005 (voir pp. 66-67).En dépit de réserves suscitées par ces deux textes, dans la société civile, une grande partie des Algériens sait gré aujourd’hui au président d’avoir mis fin à un conflit fratricide qui menaçait de porter profondément et durablement atteinte à l’unité nationale. Et qui avait coupé le pays du reste du monde.
Des réformes bien engagées à celles qui marquent le pas
Pour en revenir au plan national, à la fin des années 1990, l’Algérie accuse évidemment un énorme retard sur le reste du monde s’agissant des réformes structurelles indispensables au retour de la croissance, à l’émergence d’une société moderne, ainsi qu’à son intégration dans l’économie mondiale. Les deux chantiers amorcés dès 1999 sont ceux de la justice et de l’éducation. La réforme de la justice aboutit à des résultats tangibles: élévation du niveau des magistrats, motivation des décisions de justice, célérité des procédures, amélioration notable du statut social des juges et des auxiliaires de justice. En revanche, la réforme de l’éducation est loin d’avoir atteint ses objectifs, en particulier celui de hisser le système d’enseignement au niveau des standards internationaux. Une contre-performance entretenue en partie par la pesanteur de deux facteurs: l’arabisation tous azimuts (décidée en 1979) ainsi que la dévalorisation sociale et symbolique du statut de l’enseignant. Bref, le système éducatif actuel n’est toujours pas prêt à affronter les nouveaux défis économiques, démographiques et financiers…Les autres réformes de l’État concernent la mise en œuvre du principe d’égalité entre hommes et femmes, lequel se traduit par la révision du code de la famille, adopté en mars 2005, qui abroge le statut de mineure imposée à la femme algérienne par le code de juin 1984 et lui permet, notamment, de transmettre sa nationalité à ses enfants. Cette disposition selon laquelle la filiation maternelle confère la nationalité algérienne à la naissance au même titre que la filiation paternelle est d’ailleurs entrée en vigueur tout récemment, le 7 février dernier (voir pp. 86-87).Parmi les autres réformes sociétales engagées: le rapprochement entre les usagers du service public et l’administration, le statut de l’enseignant-chercheur pour dynamiser les activités de recherche et développement dans l’industrie, ou encore la responsabilisation plus grande des autorités locales. Autre chantier de taille: le fléau de la corruption. Bouteflika impose à toutes les administrations de passer leurs marchés, à partir de 2005, par la voie de l’appel d’offres ouvert, ce qui permet de limiter considérablement la tentation de la corruption. Et, en 2006, il fait voter par l’Assemblée populaire nationale une loi très ambitieuse relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Mais toutes ces réformes engagées ne porteront vraiment leurs fruits, comme ne cesse de le marteler le chef de l’État lui-même, que si deux conditions sont réunies: le temps nécessaire à leur maturation – pour peu que leur lancement soit effectif – et la collaboration, attendue, de l’ensemble des acteurs du système social, dont les partis politiques, les associations et les ordres professionnels.
A L’EXTERIEUR
La diplomatie algérienne est revenue sur le devant de la scène
Avec Abdelaziz Bouteflika et sa longue expérience des Affaires étrangères, la diplomatie algérienne est revenue sur le devant de la scène. Crise de légitimité du pouvoir après l’interruption par l’armée du processus électoral, en janvier 1992. Insurrection islamiste particulièrement meurtrière. Doutes sur l’identité des auteurs de massacres collectifs, plaçant le pays sous embargo de ventes d’armes. Situation économique catastrophique ayant contraint le Trésor public à se déclarer en cessation de paiements… Les années 1990 ont été particulièrement éprouvantes pour l’Algérie. Ce qui n’a pas été sans conséquences sur sa diplomatie. Jadis place forte de l’anti-impérialisme et du non-alignement, « Mecque des révolutionnaires » et des mouvements de libération, Alger avait perdu son éclat, et ses diplomates leur aplomb. En se présentant au suffrage universel au début de 1999, Abdelaziz Bouteflika promet, durant la campagne présidentielle, d’y remédier. Deux mandats plus tard, le chef de l’État algérien a réussi son pari. Boudée durant près d’une décennie, Alger a réappris à recevoir des invités de marque, des événements prestigieux et des rencontres déterminantes pour les relations régionales, continentales ou internationales. L’armée algérienne, longtemps suspectée d’être impliquée dans les tueries de villageois, a été réhabilitée aux yeux de ceux qui l’accusaient d’entretenir la violence et d’avoir opté pour l’éradication du phénomène du terrorisme au détriment d’une solution politique en dialoguant avec les islamistes. Si les attaques du 11 septembre 2001 ont été l’occasion pour l’armée algérienne de redorer son blason, l’action du président Bouteflika a été déterminante dans ce changement d’attitude. Sa longue expérience diplomatique (il a été ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979), son charisme et son savoir-faire lui ont été d’un grand secours. Mais, en plus de ces atouts, Abdelaziz Bouteflika a bénéficié, en revenant aux affaires, de deux événements qui l’ont aidé a redoré le blason de la diplomatie algérienne. Le premier est d’ordre continental. Deux ans avant son élection, l’Algérie avait été choisie pour abriter le sommet de feu l’Organisation de l’Union africaine (OUA), en juillet 1999.Après une traversée du désert de deux décennies, Abdelaziz Bouteflika retrouve une organisation qu’il a vue naître, en 1963, puis grandir au fil des sommets et Conseils des ministres. Et dont il a marqué l’histoire de son empreinte. À peine élu dans son pays, Bouteflika devient donc président en exercice de l’organisation panafricaine. Une opportunité pour la diplomatie algérienne en quête de son lustre d’antan. Il saisit la balle au bond. Le règlement du conflit territorial entre l’Éthiopie et l’Érythrée se fait en collaboration avec le département d’État américain, une médiation couronnée par la signature de l’accord de paix d’Alger en 2000. Il représente l’Afrique durant le sommet du G8 pour y plaider l’annulation de la dette des pays africains. Son argument ? Malgré une situation financière délicate, l’Algérie a décidé d’annuler pour plus de 1 milliard de dollars de dette au profit de pays subsahariens. Deuxième événement dont bénéficie l’action diplomatique du président Bouteflika : l’envolée des prix du brut. Une vraie bénédiction pour un pays qui exporte plus de 4 millions de barils par jour (pétrole et gaz confondus). L’Algérie redevient une destination privilégiée pour les investisseurs et pour les responsables politiques d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Fidèle à ses principes, privilégiant la coopération Sud-Sud, Abdelaziz Bouteflika accorde les marchés les plus rentables aux entreprises de l’hémisphère Sud. La première licence de téléphonie mobile est cédée aux Égyptiens d’Orascom pour 737 millions de dollars. La seconde sera vendue, pour plus de 420 millions de dollars, aux Koweïtiens de Wataniya (voir pp. 78-79). Le gigantesque projet d’autoroute est-ouest est confié à des groupes asiatiques. Quant au contrat (d’un montant de 483 millions de dollars) pour la réalisation de la technopole de Sidi Abdallah, dans la banlieue d’Alger, il vient d’échoir à un consortium sud-coréen, Keangnam Enterprises. Pour avoir passé l’essentiel de sa carrière politique à la tête des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika estime que la diplomatie est son domaine réservé. Le ministre en charge de ce portefeuille (voir encadré) est un collaborateur privilégié du président, mais pas plus. Les dossiers les plus sensibles sont gérés directement par le palais d’El-Mouradia. Le choix et la nomination des ambassadeurs sont du ressort exclusif du chef de l’État. D’ailleurs, une de ses premières décisions, à son retour aux affaires, fut l’annexion de la tour qui servait de siège au ministère, rattaché à la présidence de la République. Depuis son départ des Affaires étrangères, en 1979, une vingtaine d’ambassades avaient été fermées pour des raisons budgétaires avec des critères géopolitiques des plus approximatifs. Avant même l’embellie pétrolière, Bouteflika décide de les rouvrir. En outre, les moyens de la chancellerie sont revus à la hausse. En matière de ressources humaines, la formation des diplomates, jadis une exclusivité de l’École nationale d’administration (ENA), dispose désormais d’un institut spécialisé.

SECURITE
Apres des années de crainte :
L’Algérie sorti la tête haut
L’interruption du processus électoral en janvier 1992, l’insurrection islamiste, les prêches enflammés de Madani et Benhadj, les années de terreur et leur cortège d’horreurs. Rien, vraiment rien de comparable avec le Maroc et la Tunisie voisins, relativement sereins. J’ai été profondément marqué par cette première découverte de l’Algérie. Et surtout par les Algériens eux-mêmes. Leur formidable capacité à résister, à avancer, à regarder quand même un avenir que d’aucuns leur prédisaient encore plus sombre m’épatait. Dix ans après, ceux qui n’ont pas connu l’Algérie de la fin des années 1990 ne peuvent pas mesurer l’ampleur du chemin parcouru depuis. Ce « Plus » vous propose donc de plonger au cœur de cette décennie charnière et de dresser un bilan des « années Bouteflika »: ce qui a changé dans de nombreux domaines, mais aussi ce qu’il reste à accomplir. L’État et Abdelaziz Bouteflika lui-même – a reconnu un certain nombre d’erreurs, de tâtonnements et de lenteurs. La notion du temps n’est jamais la même chez les gouvernants et au sein de la population. Celle du chef de l’État, d’ailleurs, est assez particulière. Bouteflika n’est pas un homme qui agit dans l’urgence ni même dans la précipitation. Il se montre particulièrement soucieux de stabilité. Chacun son rythme Mais nombreux sont les Algériens qui voudraient – comment ne pas les comprendre – que la métamorphose de leur pays s’accélère davantage. En dix ans, l’Algérie a sorti la tête de l’eau, alors qu’on allait jusqu’à prédir son naufrage. En dix ans, l’Algérie a construit plus d’infrastructures, de logements ou d’écoles qu’en presque quarante ans d’indépendance. En dix ans, l’Algérie s’est forgé une image internationale de nation influente, respectable, parfois même enviée. Bref, en dix ans, l’Algérie est tout simplement revenue de l’enfer..

VERS L’ECONOMIE DE MARCHE
155 milliards de dollars à la réalisation d’équipements
S’agissant du redéploiement du tissu économique proprement dit, dès 2003, le chef de l’État a demandé à son chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia, de poursuivre les réformes structurelles censées accompagner la stabilisation macroéconomique lancée depuis 1994. Dont acte. De 2003 à 2007, le pays se dote d’outils réglementaires et juridiques, où l’économie de marché se trouve rigoureusement encadrée par des règles de droit contraignantes et précises. La création d’autorités de régulation indépendantes dans tous les domaines sensibles (énergie, mines, gaz, électricité, banques, télécommunications, commerce des biens et services, etc.) témoigne du saut qualitatif accompli par l’Algérie dans sa transition vers l’économie de marché. Dans le même temps, le Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC), qui couvre la période 2005-2009, permet quant à lui d’affecter la somme de 155 milliards de dollars à la réalisation d’équipements structurants majeurs sur le plan économique, social et culturel. Ce sont 18000 km de routes et l’autoroute est-ouest (1200 km). Ce sont 14 stations de dessalement de l’eau de mer et 8 grands barrages, 1,5 million de logements et 19 hôpitaux construits. C’est aussi le développement et la modernisation des réseaux ferroviaires, de télécommunications… Force est de constater que le bilan relatif à la mise à niveau des infrastructures est conséquent qui doit permettre à toutes les wilayas de se développer sur les plans social, économique, culturel et au pays de jouer à plein la diversification, pour prendre ses marques dans la compétition économique mondiale. Idem en ce qui concerne l’agriculture. Depuis 2000, le secteur est devenu une vraie priorité pour l’État, qui a engagé 10 milliards de dollars pour le relancer et garantir la sécurité alimentaire du pays, dont la production ne couvre encore que 30 % de la consommation (voir p. 75). Un pari en passe de réussir: en sept ans, la valeur ajoutée du secteur agricole a doublé (passant de 5 milliards de dollars à plus de 10 milliards en 2007) et sa croissance, de 6,5 % par an en moyenne depuis 2000, devrait même atteindre 10 % en 2009. La modernisation en cours va porter les terres agricoles à plus de 9 millions d’hectares (soit 600000 ha de plus) et créer près de 500000 emplois d’ici à 2014.Le Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) s’achève cette année. Une interrogation pèse donc sur ce qui va lui succéder, qui plus est dans le contexte de crise économique mondiale. La détermination du président Bouteflika, partagée par l’ensemble de l’establishment, est que l’économie nationale se déprenne rapidement de l’emprise des hydrocarbures et que, pour la période 2010-2014, l’objectif prioritaire soit de penser et de « mettre en ordre de marche » l’après pétrole .Les résultats des réformes et plans engagés ces dix dernières années ont permis de poser quelques-uns des jalons indispensables à cette nouvelle stratégie. Pour le pays, ils constituent en tout cas des atouts que le président sortant, et désormais candidat à sa succession, appelle à valoriser. Avec d’autant plus de sérénité qu’il exclut de façon absolue que puisse être utilisé le Fonds de régulation des recettes (FRR, de 80 milliards de dollars), dont la vocation est de préserver les intérêts des générations futures
INVESTISSEMENT :
Un fond national d’investissement d’un capital de 1,5 milliard d’euros

Le Président Abdelaziz Bouteflika a annoncé, la création d’ici fin février d’un Fonds national d’investissement qui sera doté d’un capital de 1,5 milliard d’euros pour financer des projets locaux. «Ce fonds, qui s’appuiera sur une réorganisation de la Banque algérienne de développement, sera doté par l’Etat d’un capital de 150 milliards de dinars (1,5 milliard d’euros). Ce nouveau dispositif sera ainsi en mesure de financer, sur le moyen terme, des investissements majeurs pouvant atteindre un total de 1000 milliards de dinars» dans le même contexte, le ministre des Finances Karim Djoudi s’est exprimé sur ce projet d’envergure. A se fier aux propos du grand argentier du pays, le Fonds de soutien à l’investissement et à l’emploi (Fsie) est le premier organisme à recourir à des ressources de financement extra-étatiques pour l’investissement. Il pourrait devenir la première institution financière du pays au vu des 4 millions de travailleurs adhérents, à l’UGTA et éventuels actionnaires au Fsie. Créé en décembre 2004, ce fonds génère un actionnariat dont les actifs peuvent être ensuite transformés en investissements, créateurs d’emploi directs et durables dans les PME et à des placements en valeurs immobilières. le chef de l’Etat a indiqué que les importations de biens par l’Algérie, ont atteint près de 40 milliards de dollars en 2008, contre environ 13 milliards de dollars en 2003, alors que les importations de services sont passées de moins de 3 milliards de dollars en 2003 à près de 8 milliards de dollars l’année dernière.

EMPLOI
Programme de réalisation de 100 locaux par commune
Initié par le Président de la République lors de la réunion des Walis sur l’emploi des jeunes les 22 et 23 octobre 2003.
Objectifs de ce programme
• Promotion de l’emploi professionnel.
• Par le produit de location, création d’une nouvelle ressource pour les communes
• Population ciblée : tranche d’âge de 18 à 50 ans,
• Activités : toutes les activités relevant des dispositifs de la promotion de l’emploi (ANSEJ, ANGEM, CNAC), à l’exclusion de l’activité commerciale,
Bilan des réalisations
Objectifs du programme : 137.488 locaux inscrits,
Bilan des réalisations à fin janvier 2009 : 80.137 locaux, soit 58%,
En cours de réalisation : 57.351 locaux.
HABITAT :
Le parc immobilier algérien a atteint 7 millions d’habitations :
Après le million de logements, cap vers de nouvelles conquêtes
Le ministre de l’habitat a rappelé le chiffre de 827 000 unités livrées au 31 décembre 2008 et 275 000 autres qui devraient être réceptionnées cette année. Ce programme (un million de logements), qui devrait être achevé cette année, a nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière de 1 300 milliards de dinars (environ 20 milliards de dollars) dont 300 milliards de dinars destinés à l’amélioration urbaine. Concernant les répercussions de la volatilité des prix des matériaux de construction sur le coût final des logements, M. Moussa a expliqué que tous les programmes de logements élaborés faisaient l’objet de révision périodique des coûts. Après la réalisation de ce programme, le ministre a affirmé que le prochain chantier a trait à l’amélioration de la qualité du parc immobilier algérien, qui doit atteindre 7 millions d’habitations.
Par ailleurs, il y a lieu de souligner que, s’agissant de la réorganisation de l’Entreprise de promotion du logement familial, le premier
responsable du ministère a affirmé qu’une nouvelle «instrumentation» destinée à cette entreprise devrait être finalisée par le gouvernement fin mars. Cette nouvelle réorganisation prévoit «la création d’une nouvelle entité qui prendra en charge les activités de l’EPLF en préservant les intérêts des employés et des clients», a-t-il précisé.

PROGRAMMES DE SOUTIEN AUX COLLECTIVITES LOCALES…………………………………
22 Milliards de DA pour 1234 Communes
La mise œuvre de programmes de soutien aux collectivités locales à travers les différents fonds mobilisés à cet effet a permis d’atténuer les pressions locales, de réduire les déséquilibres de développement entre les régions et d’améliorer le cadre de vie des populations locales.
L’attribution de péréquation est une dotation destinée pour le fonctionnement des Collectivités Locales les plus déshéritées.
Son mode de répartition répond au souci d’atténuer les inégalités et les disparités de ressources financières existantes entre les Communes et les Wilayas .
Cette dotation constitue la ressource principale pour les communes déshéritées.
Pour l’année 2008 il a été réparti un montant global de 22 Milliards de DA pour 1234 Communes et un montant global de 3 Milliards de DA pour 29 Wilayas

LES SUBVENTIONS EXCEPTIONNELLES et EQUIPEMENT des COMMUNES :

Ces subventions exceptionnelles d’équilibre des budgets locaux sont destinées aux communes déficitaires dont les ressources globales n’arrivent pas à couvrir les charges obligatoires (salaires et charges annexes )
Pour l’année 2008, le FCCL a accordé un montant global de 8.202 417 994 DA destinés à équilibrer 793 budgets communaux déficitaires.
Les subventions exceptionnelles pour évènements calamiteux ou imprévisible sont accordées aux Collectivités Locales pour faire face à des situations d’urgence.
Ces subventions sont accordées aux Collectivités Locales pour contribuer au financement en totalité ou partiellement des projets d’équipement liés au cadre général de vie des citoyens dans les divers domaines.
A ce titre plusieurs programmes ont été lancés au profit des communes déshéritées et ce conformément aux missions de solidarité du FCCL et aux directives du conseil d’orientation.
Dans ce cadre, une subvention globale d’équipement de 17,4 milliards de DA a été octroyée aux communes.
Une opération de rénovation et de réparation de tout le matériel roulant immobilisé appartenant aux communes de marque SNVI a été lancée avec cette dernière.
L’évaluation financière globale s’élève à 4,4 milliards Da financée par le fonds commun des collectivités locales (FCCL).
La situation physique et financière de cette opération se présente ainsi :
Nombre de matériel à rénover : 3.067 répartis comme suit :
- 927 camions k66
- 765 camions k120
- 682 camions B260
- 649 véhicules de transport public
- 44 semi-remorques
Nombre de communes concernées par l’opération : 1.174
Coût global de réparation : 4,4 milliards de DA
900 emplois temporaires créés à l’occasion de cette opération au sein de cette société et 300 emplois dans le cadre de la sous-traitance.
REALISATION DES BIBLIOTHEQUES ET SALLES DE LECTURES AU NIVEAU DES COMMUNES :
Dans ce cadre, il a été engagé au profit de 1115 communes 1176 bibliothèques et salles de lecture pour un montant global de 15 milliards de DA dont :
181 salles de lecture au profit des communes pour un montant de l’ordre de 700 millions de DA
995 bibliothèques communales pour un montant global de 14,3 milliards de DA

CRECHES :

Au titre de cette action, le FCCL a affecté une dotation globale de l’ordre 5,4 milliards de DA pour la réalisation de 487 crèches au profit des communes.

LE TRANSPORT SCOLAIRE:
Dans le souci d’assurer le transport des enfants scolarisés notamment ceux des zones rurales, il a été alloué au profit des communes une dotation globale de 4,5 milliards de DA pour l’acquisition de 1.300 bus

CANTINES SCOLAIRES :

Pour cette opération, il a été alloué une dotation globale de 5,7 milliards de DA au profit des communes.

ENTRETIEN DES ECOLES PRIMAIRES:

Pour une maintenance des infrastructures scolaires du cycle primaire une dotation globale (2007/2008) de 30,2 milliards de DA a été allouée aux communes.
Cette opération a visé l’amélioration des conditions de fonctionnement des écoles primaires.
LE DESENDETTEMENT DES COMMUNES:
Dans le souci également de sauvegarder la crédibilité des communes auprès des fournisseurs et prestataires de services, il a été alloué sur le budget de l’Etat une dotation globale de 44,3 milliards de DA pour assainir l’ensemble des dettes des communes cumulées entre 1991 et 2007.

APPORT DES PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT LOCAL
Les propositions de programme PCD sont présentées par la commune au comité Technique de la Daïra qui établit les fiches techniques et financières des projets, lesquelles sont examinées et validées en Conseil de Wilaya en cohérence avec les autres programmes publics de développement local avant leur transmission dans le cadre des travaux de pré arbitrage au Ministère des Finances.
Les dotations globales au profit de ces programmes d’investissements publics sont étudiés en Conseil du Gouvernement dans le cadre du projet de loi des Finances pour être soumis à l’adoption du Conseil des Ministre et à l’approbation de l’assemblée nationale Populaire.
Le programme PCD permet de faire face à des situations concrètes en matière de développement local et de répondre aux doléances et aux besoins urgents exprimés par les populations. Il offre assez de souplesse et d’efficacité en matière de gestion des programmes locaux de développement

Evolution des dotations financières au titre des PCD

Les dotations annuelles des programmes communaux de développement ont connu différents changements caractérisés notamment par l’importance des dotations annuelles dégagées par les pouvoirs publics depuis notamment la période 1999-2008 telle qu’il apparaît dans les tableaux ci joints en annexe.
Ainsi il est relevé que durant toute la période 1974-1998 (24 ans), la dotation globale allouée à ce programme s’élève à 206 Milliards de DA, alors que durant la période 1999-2008 (soit 10 ans) s’élève à 540 milliards DA.
En d’autres termes, l’Etat a mobilisé annuellement durant les 24 exercices une moyenne de 8 milliards DA/an et durant la période 1999-2008, et durant la période 199-2008 une moyenne de 53 milliards DA/an), ce qui a permis une bonne prise en charge des préoccupations de proximité des citoyens.
Au terme de l’année 2008, le montant des crédits alloués (milliers DA) est 64.512.571 avec un nombre total d’opérations réalisées : 10.509 dont
Projets AEP : 1.864
Projets assainissement : 1.449
Réalisation de chemins et pistes : 1.588
Réparation d’établissements scolaires : 393
Aménagements urbains : 2.336
Réalisation de camps de jeunes : 575
Autres : 2.304

Le PSRE 2001-2004

Le programme de soutien à la relance économique (PSRE) a été préparé et mis en œuvre sur le budget de l’Etat avec la mobilisation d’une enveloppe de 555 milliards DA. 40 milliards offerts pour le MICL dans le cadre des opérations .
Ce Programme d’envergure qui avait comme objectif l’instauration d’une dynamisation de l’économie nationale et l’amorce du processus de développement local, a intégré dans sa stratégie la réalisation de programmes complémentaires de développement local, l’encouragement de l’initiative en matière de création d’emplois et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques.
L’exécution de ce programme durant la période 1999-2005 a contribué largement à l’amélioration du cadre de vie du citoyen à la préservation et à la création de l’emploi et à la relance des activités économiques à travers l’ensemble du territoire national et plus particulièrement dans les zones défavorisées. En outre, ce programme a favorisé les grandes actions structurantes qui dépassent souvent les moyens de la commune. A titre d’exemple, il convient de citer :
L’appui au développement des activités agricoles.
L’extension et réhabilitation des infrastructures routières.
L’extension et modernisation du réseau de téléphone.
Le programme d’électrification rurale et de raccordement au gaz naturel.

Le Programme du Fonds du Sud

Les projets inscrits au titre du Fonds Spécial de Développement des régions du Sud ont comme objectifs notamment :
la mise en valeur et la revitalisation des espaces oasiens notamment l’irrigation et le drainage.
l’extension des superficies par la plantation de nouvelles palmeraies.
le maillage du réseau des infrastructures routières et ferroviaires et aéroportuaires.
la promotion et la valorisation des milieux et des atouts locaux dans tous les domaines.
En outre, et à l’instar du PSRE, le programme spécifique de développement des régions du Sud a permis d’investir plus de 76 milliards DA et d’entreprendre de multiples actions de rattrapage au profit des populations ces Wilayas concernées.

Le PCSCE 2005-2009

Les objectifs attendus du programme de Soutien à la Croissance Economique, ont trait essentiellement à la mise en place d’une dynamique de croissance économique progressive, la promotion du développement durable et l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations.
Les actions aussi nombreuses que variées constituent la base de ces programmes, telles :L’amélioration du taux de raccordement en AEP et en assainissement ;
La prise en charge des problèmes liés à l’environnement par la réalisation de STEP, de centres d’enfouissement technique… ;
La modernisation et la réhabilitation des routes et chemins communaux ;
L’augmentation des capacités d’accueil, d’hébergement, de restauration et de transport des élèves au titre des différents cycles de formation ;
L’amélioration de la couverture sanitaire par la densification du réseau d’infrastructures (polycliniques, hôpitaux …) ;
La prise en charge des jeunes dans les différents domaines des sports, des loisirs et de la culture…. .

Le Programme spécial complémentaire de développement des wilayas du Sud
Décidé par son Excellence Monsieur le Président de la république le 4 septembre 2005 lors de sa visite dans la wilaya de Ouargla, ce programme s’inscrit dans le cadre des actions de l’Etat qui visent la relance de l’activité économique et sociale, l’équilibre territorial, la modernisation des infrastructures de communication, l’amélioration des conditions de vie des populations dans la région sud du pays.
Les wilayas concernées par ce programme sont : Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf,El oued, Ghardaia .Montant initial du programme : 379 Milliards DA.

Le Programme spécial complémentaire de développement des wilayas des Hauts plateaux
Décidé par son Excellence Monsieur le Président de la République le 4 septembre 2005, ce programme avait pour objectifs :
Amélioration des conditions de vie des populations en matière :
d’accès à l’énergie, l’eau, l’enseignement et la formation, la santé et autres prestation
la réduction des déficits en logements et infrastructures
la rédaction d’opportunité d’emplois par le liai des programme de développement agricole, des dispositifs de promotion de l’investissement par les jeunes chômeurs
9 wilayas concernées en totalité : El Bayadh, Naama,Sauda, Tiaret, Djelfa, M’sila, Batna, Khenchela, Tebessa, :10 wilayas concernées partiellement : Tlemcen, Sidi Bel Abbes, Tissemsilt, Médéa, Bordj Bou Areridj , Sétif, Oum El Bouagui, Mila, Souk Ahras, Bouira .
Montant initial du programme : 620 Milliards de DA.

Le Programme d’électrification rurale et de raccordement public au gaz

Des programmes nationaux importants d’électrification rurale et de raccordement au gaz naturel ont été lancés depuis 1999 à ce jour visant notamment à l’amélioration des taux de raccordement en électricité et surtout la généralisation de l’utilisation du gaz naturel.
En matière d’électrification rurale, il est attendu de la réalisation des différents programmes les objectifs suivants :
- 21.079 KMS de raccordement
- 372.626 branchements

Montant global des différents programmes : 49,1 Milliards DA

En matière de distribution publique de gaz il est attendu de la réalisation des différents programmes les objectifs suivants :
- 1.724 kms de raccordement
- 1.520.370 branchements

Montant global du programme : 208,3 Milliards de DA

Le Programme de Soutien au Développement Rural

Ce programme avait pour objectifs de :

Contribuer à la viabilité des zones rurales
Stabiliser le monde rural en améliorant les conditions de vie des populations et de travail des populations rurales
Encourager la valorisation des ressources locales
Renforcement de la complémentarité entre les espaces urbains et ruraux
Les PPDRI sont l’outil principal des projets intégrés fédérateurs du PSRR .Ces projets sont rattachés à l’un des 4 programmes par objectifs suivants :
Modernisation et ou réhabilitation d’un village ou d’un Ksar
Diversification des acticités économiques
Protection et valorisation des ressources naturelles
Protection et valorisation du patrimoine rural matériel ou immatériel
Le montant global dégagé par les pouvoirs publics pour la réalisation des PPDRI/PCD au titre de l’exercice 2007 s’élève à 5 Milliards de DA.

Le Programme d’entretien des chemins communaux

Suite aux conclusions de la réunion Gouvernement/Walis du 25 juin 2006 et aux décisions de son excellence Monsieur le Président de la République pour ce qui concerne la nécessité d’assurer une bonne prise en charge de l’entretien des chemins communaux, il a été retenu les dotations suivantes :
Exercice 2006 : 15 milliards DA.
Exercice 2007 : 40 milliards DA.
Exercice 2008 : 40 milliards DA.
Fonds Sud et Hauts plateaux : 10,9 Milliards DA.

L’objectif de désenclaver les communes et les localités les plus isolées et les plus éloignées du pays a toujours été une préoccupation majeure du Ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.

Hydraulique

Projet de transfert d’eau (313 Millions de m3) vers les hautes plaines sétifiennes : 92 Milliards de DA. Alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe Albienne de In Salah : 177 Milliards de DA. Le système de transfert Mostaganem –Arzew –Oran (MAO) : 53,7 Milliards de DA.

Travaux publics
Autoroute Est Ouest : 927 Kms en 2x 3 voies, 60 échangeurs 487 ouvrages d’art, 70 viaducs et 13 tunnels : 782 Milliards de DA
Pénétrante autoroutière reliant le port de Djen Djen à l’autoroute Est Ouest sur 100 Kms : 90 Milliards de DA
Quatrième rocade Autoroutière : longueur 440 Kms reliant Khemis Miliana et Bordj Bou Arrhenius via Berrouaghia et Sour El Ghozlane : 90 Milliards de DA
Pénétrante autoroutière reliant Bejaia à l’autoroute Est Ouest sur 100 Kms
Les villes nouvelles

Réalisation de la nouvelle ville de Boughezoul d’une population de 400.000 habitants : 49 Milliards de DA
Réalisation de la nouvelle ville de Bouinan d’une population de 150.000 habitants : 50 Milliards de DA

Les transports

Réalisation de la rocade nord qui comporte la réalisation de :
La ligne ferroviaire Annaba- Ramdane Djamel : 26 Milliards de DA
La ligne à double voie électrifiée Thénia –Bordj Bou Arréridj: 182 Milliards de DA
Ligne nouvelle Oued Tlélat -Tlemcen : 150,54 Milliards de DA.
Electrification rocade nord (1500 km ).

Riad
Samedi 4 Avril 2009 - 23:43
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