REFLEXION

A table !

Si parmi tous les responsables, à quelque niveau que ce soit de la hiérarchie, ceux qui n’ont pas la conscience tranquille d’avoir, un jour ou un autre, profité d’un quelconque avantage se remettaient, en cause il y aurait de fortes chances que l’on n’entendrait plus parler dans les décennies à venir de pots de « vin » ( quoique nous n’en consommons pas).



A table !
L’expression est mal placée dans un pays dit musulman, mais la réalité est autre parce que des soirées bien arrosées ont eu lieu et des pots de vin il y en a eu aussi. Là n’est point la question. Ou alors remplaçons le mot vin par un substitut qu’est le miel. Que ceux auraient trempé les doigts dans le miel s’en lavent les mains, une fois pour toute, mais à condition de ne pas recommencer, même si l’occasion se représentait à nouveaux. Car la tentation est grande. Que ceux qui ont quelque chose à se reprocher se repentissent et demandent pardon au peuple qu’ils ont trahi. Ce peuple qui leur faisait confiance depuis 1962 parce qu’il s’est toujours montré humble mais naïf. Des voix, il en a toujours distribué parce qu’il a toujours été envouté par des discours creux auxquels il croyait, pensant qu’avec le temps les gens changeraient de comportement. A table, messieurs ! Non pas pour partager un somptueux et copieux repas auxquels vous êtes habitués, comme il est d’usage chez vous, mais pour cracher tout ce que vous avez avalé illicitement durant votre carrière professionnelle, parce que vos responsabilités vous autorisaient à vous servir sans scrupule ni pudeur pendant que le peuple d’en bas se nourrissait de miettes en cherchant sa nourriture dans les bennes à ordures à proximité des marchés. Privé de tout, il se contentait de ce qu’il pouvait ramasser des restes. Lui au moins il n’a ni n’aura rien à se reprocher parce que des pots de vin ou de miel il n’en a jamais reçu. D’ailleurs il n’en connaît guère de goût, lui qui s’est toujours contenté de ce que les bennes à ordures lui offraient. A table, messieurs, tant qu’il est encore temps et que vous avez encore la possibilité de purifier vos consciences, vous qui êtes au quotidien l’objet de scandales depuis que la machine de la lutte contre la corruption s’est mise en marche. Elle est arrivée un peu en retard certes, mais il n’est jamais trop tard. Quand la gangrène attaque un membre il faut l’amputer. Ceux des responsables que le temps a rattrapé sont entre les mains de la justice parce qu’à aucun moment ils n’avaient cru qu’ils passeraient un jour à table. Aujourd’hui ils se mordent certainement les doigts pour les avoir trempés dans le miel « haram ».

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Samedi 29 Mai 2010 - 11:28
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CHRONIQUE
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