REFLEXION

À quoi sert un festival du film dans un pays sans cinémas ?

400 SALLES DE CINEMAS INEXPLOITEES, SELON LE MINISTRE



Alors que le monde entier a les yeux braqués sur Oran  pour suivre le déroulement du festival international du film arabe, beaucoup de personnes se posent la question suivante : Pourquoi faut-il encourager une telle discipline, du moment que plus de 400 salles de cinéma demeurent fermées pour des raisons confuses ?  Dans les grandes villes, à Alger, Oran, Mostaganem ou à Sidi Bel Abbés, de grandes salles de cinéma, certains  restaurées et d’autres attendent, mais leur exploitation attend tojours le signal du Ministère concerné ou bien le feu vert du wali pour certaines wilayas du pays.  Mais, l'incompréhensible décision du pouvoir public, demeure l’encouagement  de la culture du film, et  même l’hébergement d’un grand  festival  international du film sur le sol Algérien (ORAN), alors que la majorité des salles des cinémas à travers le territoire demeurent fermées. Cette absence du cinéma public de la vie des Algériens, qui malheureusement, a été engendrée par les évènements de la décennie noire, empêche  le devellopement du film algérien et encourage l’anarchie de la production des films DVD, qui est devenue incontrôlable sur le marché noir.  L’Algérie est un pays très riche par sa production long et court métrage, en 1975 ‘’Chronique des années de braise’’, de Mohamed Lakhdar Hamina, se vit décerner la Palme d'Or cannoise). La guerre  qui a souvent servi de décors au cinéma, a mis au monde du cinéma international,   l'Opium et le Bâton  d’Ahmed Rachedi, sorti en 1971, Hors-la-loi, La Bataille d'Alger ce dernier film qui revient toujours dans les entretiens entre professionnels français et algériens. Malgré cette immense difficulté, une jeune génération de producteurs et de distributeurs de films tente de s'établir en Algérie, mais où diffusent-ils leur produit ?  Plus de 90 % des salles de cinéma en Algérie sont fermées, un constat fait par le Ministre de la Culture algérien, lors de sa visite à Oran le 31 mai dernier, Mais le plus beau est qu’un Festival international du film arabe se déroule  en Algérie, du 3 au 12 juin à Oran.  Pour les  400 salles fermées en Algérie, plusieurs observateurs, et analystes, disent que le problème n’est guère un problème financier, mais  juste un abandon, et une  autre forme de  bureaucratie  cachée. Pour abriter la huitième édition du Festival international du film arabe, qui vient de débuter à Oran, trois salles de cinémas de la ville ont dû être réhabilitées. Les autres sont laissées à l’abandon, martèle  un journaliste d’Algérie 1. “La majorité [des salles obscures] sont dans un état désastreux et leurs façades sont devenues des refuges pour les ivrognes et autres sans-abri, qui y dorment dans des cartons,”poursuit le réadcteur. De son côté, le quotidien en ligne Tout sur l’Algérie évoque la difficulté qu’ont les deux uniques distributeurs du pays à diffuser les films dans les cinémas.           

Riad
Vendredi 5 Juin 2015 - 19:37
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ACTUALITÉ
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