REFLEXION

A qui profite le pourrissement ?

Les mouvements de protestations au sein de l’éducation et de la santé, déclenchés depuis des semaines, ont fini par se banaliser, en face du mutisme des pouvoirs publics.



A qui profite le pourrissement ?
Aujourd’hui, les enseignants durcissent le ton et les menaces, en face de la farce concoctée des salaires tronqués avec l’intégration mensuelle de la prime semestrielle et quelques autres miettes de dinars et surtout en face du mépris affiché par un ministre qui ne veut plus les recevoir pour l’avoir déçu, et qui a eu, la géniale idée de croire, mettre au mur, ces pauvres instituteurs, en publiant la nouvelle grille de salaires dans la presse, espérant un rebondissement de l’opinion publique pour discréditer l’enseignant. Pour toute réponse à cette mascarade, les enseignants passent à la vitesse supérieure en maintenant la grève, exposant ainsi nos enfants au spectre de l’année blanche. En face de cette menace, le ministère, recourt à la justice, qui ordonne l’arrêt de la grève, dans le cas contraire l’administration procèdera à la radiation du corps tout récalcitrant. Un bras de fer, qui ne fait que pourrir davantage une situation dramatique, qui ne profite nullement aux élèves, ni au rehaussement d’un enseignement qui bat de l’aile et se fait blâmer la plupart du temps par l’UNESCO, qui le juge de trop bas… !
Avec la qualité médiocre de l’enseignement due à la faiblesse du niveau des enseignants, s’ajoutent l’entêtement de ces derniers et l’obstination d’un ministre affaibli.
Quant aux sages praticiens, ils n’ont pas été assez chanceux que les enseignants, leur mouvement n’a été pris trop au sérieux, en toute réponse à leurs revendications, ils ont été bastonné à plusieurs reprises, et quelques uns, ont bien fini avec des bouts de sparadrap pour panser les plaies occasionnées par les matraques de la répression, ils ont été aussi traités de sales partisans, mais ils se sont entêtés à poursuivre la grève qui perdure et qui pénalise les malheureux malades, qui ont vainement attendu le retour, surtout des spécialistes en médecine, l’un, pour un contrôle médical, et l’autre pour une intervention chirurgicale qui ne peux plus attendre. Une situation qui a failli être débloquée pour tout le plaisir des malades, surtout ceux qui ne disposent pas de gros sous pour se faire soigner ou subir des opérations au sein des cliniques privées où le moindre acte médical se chiffre en million, mais, hélas, l’entêtement du ministère de tutelle à revoir le statut du praticien, enflamme les négociations, qui aboutissent purement et simplement à la reprise du mouvement revendicatif. Aujourd’hui, l’opinion publique est fortement indignée et totalement outrés, par ce cinéma, qui ne fait qu’empirer la situation de jour en jour, qui a atteint le seuil de l’intolérable et qui normalement trouver une issue honorable pour l’ensemble des parties dés les premiers jours de grogne. Entre le salaire d’un sénateur, d’un député et d’un médecin en Algérie, franchement il y a de quoi rire.

L.Ammar
Samedi 6 Mars 2010 - 10:07
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CHRONIQUE
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