REFLEXION

A qui profite la crise financière ?



Un documentaire réputé a jadis démontré que les crises quelles qu’elles soient, financières, boursières ou économiques, ne frappent pas de la même manière les habitants de notre belle planète. Ainsi, il a été démontré que le Togo avec son système archaïque de gestion de ses marchés, ses citoyens ne verraient et ne sauraient pas en quoi la bourse de New York, le Nasdaq ou le Nikkei de Tokyo aurait raison d’eux. Sauf en cas de catastrophe naturelle, ce petit pays survivrait à tout ce qui malmènerait les grands et les puissants. C’était le Togo des années postindépendance. Qu’en est-il aujourd’hui ? « Longtemps sombrée dans un marasme économique, la nation togolaise a désormais les atouts indispensables pour son développement. Tous se mobilisent pour faire du Togo un "success story". La politique de réconciliation du chef de l'Etat et les réformes telles que le programme d'assainissement des finances publiques instaurées par son gouvernement, mettent en confiance les bailleurs de fonds. » Ce sont les propos recueillis sur le site de la présidence de la République togolaise. C’est que le Togo a changé parce que des politiques l’ont voulu. Le pouvoir donne le vertige, disait le président Bouteflika. Le Togo a voulu emprunter le chemin des grands, le voilà dans l’impasse. Si l’on échangeait avant du riz et du manioc contre des bananes et du café, l’on louche vers les côtes. « La présence de pétrole au Ghana et au Bénin voisins poussent les Togolais à poursuivre les investigations avec une détermination plus grande que par le passé. » N’est-ce pas une forme de recherche de crises ? Avec 0 baril/jour, n’est-on plus heureux sur les traces des ancêtres pourvu que l’Occident ne mette pas son nez dans les affaires entre africains. Autre lieux, autres effets. « En pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale, le fonds américain Bridgewater Associates aurait gagné 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière. » Les marchés s’effondrent et contrairement à ce que l’on pense, comme ils font des pénalisés, ils y font d’heureux gagnants. A titre d’exemples, prévoyant, certains se sont achetés de l'or, du franc suisse et des bons du Trésor américain. Des valeurs-refuges par excellence. Ces techniques ne marchent pas toujours. Elles peuvent même mettre à genoux les moins prévoyants et les faibles. Tout au contraire, le système de gestion archaïque togolais a donné ses preuves quand en 1973, les Occidentaux à genoux roulaient à bicyclettes quand un certain Boumédiène appuyé d’un Saddam Hussein en quête de gloire mirent les bâtons dans les roues de ceux-là qui se prétendaient plus puissants qu’ils ne l’étaient.

B.Benatia
Samedi 13 Août 2011 - 00:01
Lu 504 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+