REFLEXION

A quand la fin de la flambée des prix?



Comme chaque année, chaque saison estivale, chaque période hivernale, chaque Ramadhan, chaque Aîd El Kebir, et même au gré des humeurs, c’est le même scénario déprimant, que vivent les pères de famille, les ménagères et les citoyens, la valse des prix leur donne le tournis et fait fondre comme neige au soleil leurs revenus. Cette samba des prix qui ne veut pas essouffler, prend son rythme périodiquement, une flambée qui dure est à l’origine de ce chancre des prix ? La production ? les circuits de distribution ? Le comportement des consommateurs ? L’offre et la demande ? L’ampleur des besoins ? Certes, dans le passé on considérait la flambée des prix comme un effet direct de la pénurie. Mais aujourd’hui, la disponibilité des produits exclut cette explication de la hausse des prix pour les fruits et légumes, il est vrai, qu’il y a quelques années le marché se caractérisait par un manque flagrant de produits. Mais aujourd’hui, les états du marché sont bien garnis. Objectivement, la hausse effrénée des prix suscite maintes interrogations, et la raison essentielle réside dans le retour cyclique de la spéculation. Afin de stimuler la production, les producteurs ont été libérés de certaines contraintes, mais cela, n’a été qu’une juteuse aubaine pour les spéculateurs. Les prix officiels, les prix taxés, les barèmes, la facturation, ne signifient rien sans un contrôle rigoureuse, efficace et continu. Les spéculateurs se sentent impunis, et répercutent les amendes et autres contraventions payées, sur les prix perçus, et c’est ainsi, que le consommateur paye en bouts de chaire les hausses et les amendes du consommateur. Pour le citoyen, c’est le détaillant qui apparait comme l’origine de l’hémorragie de son porte monnaie. Mais, réflexion faite on s’aperçoit que les intermédiaires qui font et défont le marchés et les prix. Les viandes, le poisson, les fruits, les légumes, et autres produits de première nécessité, sont aux mains d’une mafia bien organisée, dont leur unique souci, est l’aspect du gain facile et le profit. La consommation est aussi complexe de cette spirale des prix, en achetant souvent à des prix élevés. Les citoyens sont placés dans un cruel dilemme, en raison du simple jeu du contrôle du marché entre les mains du dinar et de sueur. A quand la fin de ce diktat ? a quand la fin du règne de ces magnats de la pomme de terre, des fruits, de l’agneau, du poisson du sucre, de l’huile, et autres légumes secs?

S.A.A
Dimanche 7 Novembre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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