REFLEXION

A la veille d’un divorce entre le citoyen et les candidats

FAUTE DE POUVOIR CHOISIR L’AVENIR, ON VOUDRAIT LIQUIDER LE PRESENT

Aucune allusion, par la majorité des candidats, ni à l’explosion de la précarité, ni à l’inégalité, et c’est tout ce processus qui a nourri le profond désenchantement qui s’exprime aujourd’hui, que ce soit dans l’abstention ou le rejet de toute participation des jeunes qui ne veulent pas être encore une fois les dindons de la farce, selon les sondages.



A la veille d’un divorce entre le citoyen et les candidats
Pour eux, c’est toujours la même chanson, à savoir : «  On prend les mêmes et on recommence ». Les mêmes formations politiques, ne veulent en aucun cas reculer, en réélisant non seulement des sortants mais en parachutant des candidats car ils sont loin de trouver la traduction politique pour convaincre l’électorat. Il semble difficile d’être plus Hadj Moussa que Moussa El Hadj, ce candidat qui ne cesse de pourfendre nuit et jour les «bureaucrates corrompus plus que lui », pour la galerie, car dans son esprit il voudrait faire sortir l’Algérie de tous les maux possibles et ne parle de ses partisans en disant que du bien et quand on lui pose la question pourquoi aimes tu à ce point là le FLN, il vous répond, « Parce que dans ce parti plus vous maguouillez plus en vous laisse tranquille » pour lui les autres ne sont rien. Son discours est teinté de nationalisme il vous lance toujours en vous disant dessine-moi une Algérie mais seulement pour moi seul et pour peu qu’on tende l’oreille, l’on se met à le croire car il sait vous le susurrer mais il est inquiet car  il a trouvé plus malin que lui en ces nouveaux rapaces.

La majorité ne rêve plus en rose aussi
Cette fois, la particularité de la campagne, est contrairement à celle des précédentes, la plus rejetée par le citoyen et  les motivations négatives éclipsent les motivations positives dans tous les électorats, à l’approche du 10 mai, on doute, on s’oppose et l’on est dans la confusion, aussi l’on sanctionne ce qui peut être fatal pour l’ancien parti unique qui  n’attire plus. Les candidats, savent cette fois ci qu’ils n’ont aucun moyen d’imposer à la société leur vision erronée que se soit pour les uns, ou pour les autres et la majorité ne rêve plus en rose aussi , faute de pouvoir choisir l’avenir, on voudrait liquider le présent, car la majorité des prétendants à la députation ne partage pas les mêmes idéologies mais adopte les mêmes comportements. Et le citoyen sait qu’à l’heure de payer les factures, ce sont toujours les mêmes qui se voient présenter la note à régler : surtout à ceux à qui l’on n’a cessé depuis l’indépendance de demander des sacrifices sur leurs maigres ressources pendant que d’autres qui ont vanté ce mirage et en ont bien profité tiennent toujours les mêmes discours et n’ont jamais ébaucher la moindre remise en question de leurs choix politiques et économiques. L’inquiétude qu’engendre cette élection de tous les rejets c’est que le vainqueur apparaisse comme un vainqueur par défaut,  malgré que ce pays si spécial fait rêver il déprime. Cependant, tous les sondages soulignent la tendance abstentionniste et le rejet n’est pas juste politique, car au fur et à mesure que l’échéance approche  ils se présentent comme le refus du dualisme, et quel que soit les vainqueurs, ils seront moins élus pour des qualités présumées ou des programmes qui n’on jamais existés. L’originalité algérienne est que les électeurs sont d’abord tous mus par le  rejet de la classe politique. Bien entendu, l’opacité de la politique, les épreuves sociales, les malheurs individuels et autres difficultés rencontrées sont les conséquences, de ce rejet. Et justement : le risque majeur de ce désenchantement qui peut  déboucher sur un taux d’abstention élevé, Si la participation électorale recule, le sentiment de divorce entre les électeurs et les candidats s’accentue. Ces nouveaux candidats veulent réinventer d’autres rapports à l’action politique pour aller à la rencontre des citoyens excédés et  qui s’expriment aujourd’hui dans les rues et places des grandes villes du pays. l’idée est que la politique peut encore changer le réel et élargir le champ des possibles, mais pas avec : Moussa El hadj , pardon El Hadj Moussa… !

Benyahia Aek
Jeudi 3 Mai 2012 - 10:18
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ACTUALITÉ
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