REFLEXION

A l’heure des comptes

MESSIEURS LES DEPUTES : QU’EN EST-IL, APRES 5 ANNEES D’UN MANDAT ?

L’heure est au bilan, pour nos députés, surtout pour ce qui est de notre chère assemblée nationale qui a vogué sur les vagues de la médiocrité, durant son mandat qui va bientôt prendre fin. Qu’en est-il des actions entreprises pour tout ce beau monde qui a dupé et trahi le citoyen mostaganémois et qui n’en continue pas moins d’espérer que celui ci lui délèguera encore sa confiance.



A l’heure des comptes
Si l’on croit les citoyens interrogés, ces gens, n’on pas la moindre chance d’être réélus, car le résultat est là et en parcourant la wilaya de Mostaganem en tous sens, l’on peut constater la désolation et la ruralisation galopante qui l’a envahit, d’où le recensement des griefs retenus contre une gestion catastrophique. Ce qui frappe aux premiers abords, c’est que nos députés « we Djemaathoum » , n’ont rien fait alors qu’ils sont en fin de mandat, pour se demander si tous ces chers auront l’audace de se représenter, pour rééditer l’échec. La  situation ressemble à une trilogie, d'insignifiance et de vacuité, qu'il faut reconstituer par fragments et séquences successives, pour faire disparaître l'épaisse opacité qui entoure la gestion de la ville.  Le regard que l'on peut porter aujourd'hui sur Mostaganem, met en lumière cette posture  repoussante, concernant l'objet urbain et par extension la ville, car le citoyen voit cela comme une sorte de configuration du chaos.  Le laisser aller est bien palpable, cependant  l’essentiel n’est pas là, mais dans l’ensemble des expériences esthétiques du suburbain, qui s’articule autour de cette forme, que l'on appelle ville.  Étonnant paradoxe d'un lieu qui vérifie l'idée et que la monotonie rend libre, et qui peut ne se penser que par rapport à la ville, dans son prolongement indispensable, ou son réceptacle de contraignant, suivant les moments et les actes. La politique de nos députés, s’est dès le début inscrit en porte-à-faux par rapport à l’idée d’une banalisation du monde urbain, qui s’imposerait comme une structure implacable contredisant du même coup toutes les visions conservatrices ou culturalistes qui la stigmatisent. Recenser ne servirait à rien, et ne résoudrait aucun problème, pour cette ville, pratiquement devenue la dernière à l'échelle nationale et otage  de personnes sans scrupules, dont la  gestion catastrophique, ne fait plus aucun doute.   4 années d’un mandat négatif, et ce dans tous les domaines de la vie économique et sociale de la vie des citoyens de la wilaya de Mostaganem. Le programme de rénovation urbaine semble trainer encore  alors que toutes les conditions sont réunies surtout en ce qui concerne le financement, mais tout semble mettre à l’index les députés qui n’ont jamais été sur le terrain pour s’enquérir de la situation du citoyen ou mieux encore voir toute la  médiocrité des travaux d’où le grand bâclage du centre ville du chef lieu de la wilaya. S’agissant des très grands ensembles où la rénovation des bâtiments devient une réponse assez dérisoire face au problème massif que représente la disparition  des espaces verts, de l’esthétique et du tissu urbain, d’où la déstructuration sociale qui en résulte. Ces limites étaient déjà pointées du doigt par le citoyen mostaganémois, et ce après 4 années et demi de règne dans une assemblée populaire nationale omnipotente qui a montré ses limites de par le bilan qui est des plus négatifs et jamais aussi décrié. Si on parle de l’environnement urbain, du changement physique des quartiers, aucune  amélioration n’a été constatée et, qui permettrait au citoyen de vivre dans un cadre agréable, sans oublier la paupérisation de nombreuses couches sociales, du fait de l’accès très difficile à l’emploi, même si les priorités sont portées essentiellement sur la crise du logement pour l’instant,, une crise qui s’est accentuée dans un passé récent par le clientélisme, les passe droits et le copinage, pour nous renvoyer au partage des logements de grand standing par nos députés, sénateurs et autre hauts responsables avec la complicité de Mordjen ex directeur de l’AFMOS qui n’a à ce jour pas été inquiété.  Même si quelques moyens de transports publics sont entrés dans les quartiers, il y a toujours un déficit de lien concernant  ce créneau entre les zones d’habitations.  À cela s’ajoute le fait que de grosses concentrations de populations deviennent de plus en plus des déserts au niveau des services publics. Quand ce n’est pas le manque de bureau de poste, c’est celui de la Sécurité sociale ou de l’état civil et pour compléter le tableau l’absence des services de sécurité en milieu urbain et ce malgré les efforts déployés par ces services. C’est le statu quo, et quelque soit les  aspects enregistrés, le citoyen ne partage pas,  la philosophie qu’applique nos chers élus et qui malgré les critiques s’obstinent à aller à contre sens des aspirations des habitants et avec ce qui se pratique au sein de cette APN, qui a fait éclater le corps social, l’étalement urbain, qui coûte très cher en déplacements, en réseaux d’eau, d’électricité, de voirie, en réaménagement des routes qu’il faudra refaire certainement dans quelques  mois, car les travaux sont bâclés, il semble que l’on est pas sorti de l’auberge. Il est difficile de faire un bilan global après plus de 4 années et demi d’un mandat où la déception prime sur l’atmosphère de la wilaya de Mostaganem et ses habitants qui ne comprennent pas pourquoi rien n’a été fait et ce, malgré les scandales qui ont éclaboussé certains de nos élus. L’heure des bilans ayant sonné, il est temps de débarrasser le plancher et laisser la place aux autres qui veulent travailler. Il est clair que l’objectif est de défaire les conditions qui forment le ghetto, dans une aire urbaine qui a besoin de rénovation du centre ville et des quartiers de plusieurs dizaines de milliers d’habitants à partir de ce que l’on appelle leur recapitalisation. Et il ne faut pas saupoudrer l’argent, car la situation n’est pas la même partout, il faut évidemment s’occuper de tout ce qui est attaché à la personne : la santé, l’éducation, les services publics qui, notamment dans les grands ensembles, ont été dévitalisés. Il est à se demander jusqu’à quand va durer cette situation et quand est ce que  l’esprit de ghetto disparaitra  et si l’on croit les sondages les carottes sont cuites pour vous aussi ayez un peu de dignité et passez l’éponge cela vaudra mieux pour tous.

Benyahia Aek
Dimanche 26 Février 2012 - 22:23
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