REFLEXION

A l’école, un quatre Juillet

Ce sont des jours confus dont reparaît la trame,
Des souvenirs d’ enfance , aussi doux à notre âme
Qu’un rêve d’avenir
( Charles Augustin Sainte-Beuve )



L’action  se  déroule  à  l’ école  Mehdi  Benkhedda ( ex Jeanmaire)   de Tigditt,  située  dans  la  vieille ville  de Mostaganem.  C’était  à la fin  de l’année  scolaire 1963.

Une  sensation  d’ euphorie   était   bien  perceptible   dans  la  classe  : l’examen  de  la sixième  venait  de sourire  à  la  plupart  des  élèves  et  l’année  scolaire  tirait  doucettement  à  sa  fin   et  aller  s’ouvrir  sur  un  été  qui  s’annonçait   des  plus  merveilleux  .La  tête  pleine  de  projets  , les écoliers avaient  cependant  à  cœur  de  parachever  le  programme  d’animation  entamé  plus tôt  dans leur  classe . Et  c’est  donc  , joyeux , légers  et  dispos  qu’ ils  rejoindront   leurs  pupitres  . Il  faut  rappeler  que  depuis quelques  semaines  , notre  maître  avait  pris  l’habitude  de  nous  lire  un  récit  à  la  fin du  cours de l’après-midi  . Il  puisait   généralement  ces fictions ,  des quelques  livres aux  feuilles  jaunies  qui se morfondaient  dans  un coin  de l’étagère  de l’austère  armoire qui  trônait  au  fond  de la classe .Cela  passionnait  grandement  les  enfants  ,car  ces  instants  étaient  une  halte   dédiée  à  la  découverte  et  au  rêve.  Dans  ces moments  bénis , l’imagination  longtemps  réfrénée  prenait  alors allègrement  son  envol  pour  aller  s’égailler  aux  quatre vents  , fuyant   les  murs  calfeutrés de  la  classe   où  l’on avait   « consignée »  l’année  durant . Et  « la  chevauchée   fantastique » pouvait   commencer : des   strapontins  de notre  cinéma   de  quartier   aux  immenses   landes   de  Chara    et  de  Diar  El Hana   aux   confins   du  Djebel  Diss  ,  elle  galopait  , galopait   à  brides   abattues  ,  grisée  par  une  liberté  enfin   retrouvée  . Ou  tantôt   répondant  à l’appel  du  large  , la voile  chargée   des  embruns  de  Sidi  El  Mejdoub  et  de  Materba , elle  larguait  les  amarres  et  virait  de  bord  ,se  laissant  emporter  au  gré  des  flots  vers  des  îles  émeraude aux baies  turquoise  et  vers des  horizons  fabuleux, à  la rencontre  de  héros légendaires  aux  noms  magiques : Ulysse , Sindbad , Gulliver, Robinson  Crusoe  … Les  bras sagement  croisés sur  les pupitres  et  les yeux grands  ouverts  ,les élèves étaient  à chaque  fois en  partance  pour une  «grande évasion »
O combien  haletante  et - suprême bonheur - toujours recommencée.
Un  jour, bien avant  les  examens, notre instituteur  nous  proposa  un conte  qui 
s’intitulait  « Djeha et  les babouches » ,conte qui  avait  pour  décors  la  verdoyante  et  
splendide   ville  de  Baghdad , du  temps de l’illustre calife  Haroun  Errachid .  Je me
rappelle  encore cette  histoire  .Les  années  n’ont  heureusement   pas  altéré  ce  coin  de  mémoire  ,où  elle  continuait  à  palpiter  parmi  quelques  joyaux  et  quelques  bric-à-brac   glanés  sur  le  chemin  de  la  vie
Djeha  était   arroseur  de  jardins. Pour   quelques  menus  dinars  , il  s’en  allait  chaque  jour  de   maison  en  maison  , irriguer plates-bandes  , arbres  et  pelouses , en puisant  dans  les  sources  d’alentour . Semaines  après semaines  ,au  gré  des  maigres  gages  qu’il   percevaient  ,il  s’était  patiemment  amassé  un  petit  pécule . C’est  alors  qu’il  décida  de  s’offrir  de  nouvelles  babouches. Il  se débarrassa  donc  des  anciennes  en  les  jetant  - croyant   bien  faire -  dans  un … avaloir  tout  proche , ignorant  que  son  geste allait  perturber  la  quiétude  de  la  cité  royale .
Car  en  effet , les  savates  du  sieur  Djeha , en  formant  un tampon , provoquèrent   un engorgement  du  réseau  d’évacuation  avec  la  conséquence  que l’ on  devine  : un pan  entier de  la  cité  se retrouva  les pieds  dans  la  fange  . Quel  désastre !   L’on  ameuta  toute  la  ville   cherchant  à  connaître   la  cause  de  la catastrophe . Et  c’est  en  sondant   en  aval  les  abords  d’un  jardin , que  l’on  tomba  nez à  nez  sur ...des  babouches  coincées  dans  une  buse . Avec  cette   preuve  irréfutable, l’on  chercha   comment  poisser  l’auteur  du  délit. Pour  se faire , on  eut  l’idée   quelques  jours plus tard  ,d’exposer  les  babouches  sur  la  grande place , en  faisant  miroiter  une  grosse  récompense  à  son  propriétaire .  Et   comme   un  benêt, Djeha   tomba  dans  le panneau, s’écriant  à  leur  vue   :
«Oh  mais ce  sont   mes  chères  vieilles  babouches ! Balancées  dans  l’avaloir, je  ne  pensais  plus  les  revoir ! » .Les vigiles  en  faction  ne  furent   pas  insensibles  à  ce  qui  s’apparentait  à un  aveu  . Ils  empoignèrent  sur  le  champ  notre  bonhomme et  le   présentèrent   séance  tenante  devant  le  Cadi  .
Ce  dernier  après  s’ être  assuré  que  le  prévenu  était  bien  celui  que  l’ on  cherchait  , lui  fit  lecture  des  griefs  retenus  contre lui  , puis  l’interrogea   sans  ménagement  sur  les mobiles  d’un acte  autant  dommageable  qu'incivique. Puisant  tantôt  dans  sa  sagacité  légendaire ,  tantôt  affichant  une  candeur  déconcertante , Djeha  décontenança  la  cour  par  des  réponses  complètement  alambiquées  , tout  aussi   renversantes  que  cocasses , mais  surtout  O combien  tordantes . Au  final , malgré son art  de  l’esquive  et  de savantes  dérobades,  notre  gars   fut  reconnu  coupable et  écopera  en  conséquence  d’une bonne  tannée  assortie  d’une  leçon  de  civisme : obligation  lui  sera  faite   alors  de récupérer  illico 
ses  putrides  babouches  et  de  les  jeter ,comme  il  sied  de coutume ,dans  la  panière du  boueur.   Et  gare  à  la  récidive ! 
La   vivacité  dans  l’action  et  dans  le  ton  avaient  été  beaucoup  appréciés   par  les  élèves  . Et c’ est  pour  cette  raison  peut-être  que  notre  enseignant  songea  à  adapter le  texte en  dialecte algérien, autrement  dit  en  « daridja ». Le  résultat  en fut  tellement  savoureux  qu’il  envisagea  dès lors d’en  faire une…pièce de théâtre .L’idée commençait  à  lui  trotter  dans  la  tête  et   le  mot  « théâtre »  revenait  bien souvent  dans  ses  propos. Voulant  découvrir  cette  forme  d’ expression  dont  le  mystérieux  vocable  commençait  à  titillait  notre  curiosité  ,nous  espérions  tous  au  fond  de  nous même  que  le  projet  se  concrétisât,  car  le récit  était  tellement  bien  structuré   et  puis  la  traduction  -dont  le  maître  était  fier - ne  manquait  pas  du  tout  de  panache . Mais pour  ce  faire, il lui  fallait  la collaboration d’un professionnel  du  théâtre  qu’il  trouva  en  la personne  de Monsieur  Khelil , son  ami ,lequel  était  sociétaire  de la troupe de Mesrah El Garagouz  de Mostaganem, dirigée  alors  par le grand  dramaturge  Ould  Abderrahmane  Kaki . Agé  d’une  vingtaine  d’année  , sympathique  et  débordant  d’énergie  , notre  jeune  instructeur  avait  le  look  de  James  Dean  et  la  dégaine  de  Yul  Bruner. Nous  connaissions  ces acteurs  car  « la Fureur  de  vivre »  et  « les Dix commandements »  comptaient  parmi  nos  films préférés   .Et  en  la matière , j’ oserais  même  avouer  que  nous étions  aux premières  loges , car  le cinéma  Lux de Tigditt  était  situé  juste  en  face  de  notre école  (ex Jeanmaire  ,rebaptisée  du  nom du  chahid  Mehdi  Benkhedda) . Pouvions-nous rêver d’emplacement plus providentiel ?  Nôtre  maître  sollicita  donc  ce  garçon   pour  qu’il  l’aidât  à  monter  cette  pièce  qu’il  projetait  de  présenter  lors  de  la  fête  qui  devait  clôturer  la  fin  de  l’année  scolaire  . Depuis  lors, Khelil   viendra  souvent  en  classe  voir  notre  maître. Il avait  la  particularité   de  venir  en  plein cours  , et  son  arrivée  était  pour  nous bien  plus  qu’un  entracte .  C’était  une  bouffée  d’air   qu’il  ramenait  avec  lui , chaque  fois  qu’il poussait  la  porte  de  notre classe  . Nous  l’aimions  pour  ces délicieuses  et  impromptues  pauses  dont  sa  venue  nous  gratifiaient  , et  nous lui  trouvions  beaucoup  de qualités. A son  insu, il  était  devenu  notre allié  et notre meilleur  copain.
Quelques  élèves  furent  choisis  par  notre  enseignant  pour  jouer  dans  la pièce . Dans  la  distribution  , on  retrouvait   une  poignée  de  comédiens  dont   un  meddah  , un  coryphée  et  quelques   figurants  .Pour  le  rôle  de  Djeha  , notre  maître  jettera  son 
dévolu   sur  mon  ami  Kadirou    .Quoique  d’une scolarité  au  ras des  pâquerettes , Kadirou  n’en  présentait  pas  moins de réelles prédispositions  pour le  théâtre. Cet élève  qui  refaisait  sa  classe, préférait  -comme  la   plupart   des camarades - les escales  sirupeuses  des  récitations  aux  séances  rébarbatives  d’ arithmétique  . Pendant  les  récréations , nous  nous  délections  de  ses  facéties  et  adorions  surtout  ses imitations  des  films  comiques  vus  au  Ciné lux . Dans  ses  œuvres,  il  était  irrésistible.  Notre  « Djeha »  à  nous  était  en  quelque  sorte  un  condensé  à  la  fois  de  Jerry  Lewis et  d’ Ismail  Yacine  . Ses  « prestations »  étaient  un  pur  régal.   Mis à  l’essai, il donnera  aussitôt  entière  satisfaction au  jeune  moniteur.
Bien que  fort  enthousiaste  , Khelil  en  professionnel   consciencieux  ,n’appréhendait  pas  moins  sa  tâche : «Cela ne va  être  facile  d’inculquer le  b.a.-ba  du  théâtre à  ces
Mômes, se il, mais  le  challenge  est  bien  palpitant. Et  puis  comment  ne  pas  
être  encouragé   par  cette  lueur  qui  scintille  au  fond  de  leurs  prunelles ? observait-il comme  pour se  rassurer.
     -Qui  parmi  vous  a  déjà  vu  une  pièce  de théâtre ?  Se  hasardera- t-il  un  jour
     -Moi  monsieur  , je connais  quelqu’un   qui  fait  du  théâtre  , répondit  de  sa  voix  fluette  Miloud  , un  sacré  petit  lutin  autant  espiègle  que  drôle  .
     -  Vas-y, je  t’écoute   fit  le  jeune  homme  joyeusement  intrigué     
     -  Dans  la  place  de  Souiqa  , reprit   notre élève  , il  y  a un  vendeur  de  miel . C’est  un  comédien. Il  parle  beaucoup   à  l’assistance   pour  vendre  son  miel  qu’il prétend  être  du pur  miel  d’abeilles .Or , une  fois  , mon  grand père  était  très en  colère contre
lui  car  ce  qu’il  lui  avait  vendu  , n’était  pas  du  vrai  miel  . C’était  du  miel  trafiqué.
    -  Qu’est-ce qui  te  permet  de  porter  un  tel  jugement ?
    - Parce que, ajouta  le  petit Adda, Djeddi  était  très  furieux  .Se sentant  victime 
d’ une  supercherie  , il  lui  ramena  le  pot   et  ne  rata  pas  l’ occasion  de  l’admonester  vertement  et  devant  tout  le  monde  .Le  vendeur  ne  se  départit  pas  pour  autant  de son  calme  et  continua  à  vanter  la  qualité « exceptionnelle »  de  son   produit  . Alors , un  type  enturbanné  et  moustachu  qui  était  à  l’ affût  , se  détacha  de  la  troupe de  badauds qui  assistait  à  la scène .Personne  ne savait  qui il était  .Etait-ce un apiculteur,
un farceur  ou un  quidam  qui  en  voulait  à  notre indécrottable  bonimenteur  ?  Avec la  dextérité  d’un  magicien  , Il  prit  un bout  de  papier  d’emballage ,  l’imbiba délicatement   de miel  du  pot  de  Djeddi  puis  l’enflamma  aussitôt  avec une  allumette.  La  drôle de  mèche  se   consuma   très  lentement , et  au bout  de quelques  secondes , le  type  d’un  souffle  sec  terrassa  la petite  flamme  .
-Regardez ! fit-il  en  exhibant  fièrement  le  bout  de papier , c’est  du  miel  coupé 
avec  de l’ eau  sucrée .Voyez  ces  cristaux  de  sucre  à  la  marge  de  la  zone  calcinée !  
Un brouhaha  parcoura   aussitôt   l’assistance.
Notre  vendeur  ne  fit  pas  de  résistance  .La  mine piteuse  , il emballa  dare-dare  sa marchandise  et  disparut  de  la  circulation  .Il réapparut  quelques   jours  plus  tard , musette  au  cou, reconverti  en …vendeur  de  cacahuètes. Il  manifestait  son  passage  dans  notre  rue  en  poussant,  matin  et  soir, un  tonitruant  «salées –grillées » , parfois   même  à  une  heure  indue , accentuant  un  tantinet  son  trémolo  juste  sous  la  fenêtre de  Djeddi . N’appréciant  nullement  cette  sérénade  de  mauvais  goût   qui  avait   le  don  de  mettre   ses  nerfs  en  pelote ,  ce dernier  s’écriait  à  qui  voulait  l’entendre : 
     - Voyez  avec quel  culot   ce  vendeur   de  confiture  se  venge !  Un  de ces quatre  , je  lui  caresserais  sa  tête de  mule  avec  ma  canne !  Tempêtait-il   à  chaque  passage  de  l’ancien  vendeur  de miel  frelaté. 
Monsieur Khelil,  agréablement   surpris  s’exclama :
    - Mais  tu  sais  très  bien  raconter  des  histoires ! C’est  vraiment  du  théâtre   ce  que  tu  viens  de  nous  raconter . Car le  théâtre , c’est  la vie  transposée  sur  les  planches  , avec  des  dialogues  étudiés  dits  par  des  comédiens  habillés  parfois  de  costumes. Son  rôle   est  de  délivrer   un message   au   citoyen, l’éduquer  ou  simplement  le distraire.  Et  il  s’empressa  d’ajouter : 
   -Tiens !  Je  te donnerais  volontiers  le  rôle  de meddah   dans  la  pièce. Saches que le meddah  est  un personnage qui  récite  des  textes à  différents  intervalles pour  éclairer  les spectateurs .Et  tu  sembles  doué  pour le faire !
Cette  première  prise de contact   fût  très décontractée   et  appréciée  par l’élève de  Kaki. « Certains  éléments  sont  intéressants , pensait-il , Il  suffit   de  leur  inculquer  quelques  rudiments   de  base  pour  en  faire  des comédiens » .
Les  jours  d’ après, la  préparation  reprit   de  plus  belle. Bien  accrochés  à  leur  rêve , les  petites  frimousses rejoignaient   deux  par  deux  la  grande  salle  de  l’école située  au  fond  de  la  cour  , qui  servait  aussi  bien  de  cantine  que  de  salle  de  projection.
Là , sous  la  houlette  du  jeune  metteur  en scène  , les  petits  novices  répétaient  d’arrache-pied   toutes  les  après-midi  et  attendaient  avec  fébrilité  le  jour  de  fin  d’année  scolaire   qui  coïncidait  avec  le  quatre  juillet  . Nous  étions  convenus  avec  notre  maître  de  nous  retrouver  ce  jour  là   à quatorze  heures  tapantes à  l’école .
Mais  brûlant  d’ impatience  ,nous  avions  rejoins  l’établissement  plus  tôt .
Et  en  attendant  l’arrivée  de  notre  enseignant  , quelques  intrépides  parmi  nous  , avec   Djillali  alias  Blek-le-roc  en  éclaireur , s’étaient  même  hasardés  à une  virée  dans  la cour  inférieure, histoire  de voir  ,de « tâter »  et  surtout  «d’essayer »  les  fameux  tréteaux, dressés depuis  la veille . Et autant  qu’il  m’ en souvienne , la petite  scène avait vraiment  fière  allure et  n’attendaient  que  les  frêles  écoliers  pour s’égayer.  . La petite escapade  terminée ,  nous  avions  tous  regagné  notre  classe  où  régnait  une  joyeuse  effervescence  . Notre  maître  et  Khelil  étaient  pleins  de sollicitude. Tout  alentour  ,  les  minois  étaient  rayonnants  , cependant   que  dans nos  petites caboches  ,  la  fête  et  l’évasion se  télescopaient  jusqu’à  l’ivresse.
Sonna  enfin  l’heure de la  représentation. Sur  les planches  et  face  à  l’assistance , les  élèves choristes-- chemises blanches  de rigueur --s’étaient  disposés  en quatre rangées. On allait  entonner  kassamen. L’ambiance  bonne  enfant  se mit  soudainement  en  sourdine. Le public était  debout  et  une  émotion saisissante  nous  étreignait  .Les cœurs battaient  crescendo. Khelil  au  piano  attaqua  les  premières  notes  et  les  poitrines  se libérèrent  .Les voix à  l’unisson  s’élevaient  vers  un  azur  serein . A  la fin de l’hymne, de puissants youyous  fusèrent  au  milieu  d’une fraternelle  communion. Dans  ce  moment  de  liesse  , je  venais  de  découvrir  avec  ravissement , un  Khelil   musicien .Puis ,devant  ce  merveilleux  public  formé de  parents  d’élèves , d’instituteurs  et  de riverains  , la chorale  entama  son répertoire de chants patriotiques, avant  de  céder  la scène  aux  chérubins  du  théâtre . Ces  petits  anges, frétillant  d’impatiente, s’étaient  transcendés  cette  après-midi-là. La  pièce  eut  un succès  des  plus  mémorable  et  nos  comédiens  en herbe  furent  longtemps  ovationnés . Dans  cette  pépinière  patiemment  bichonnée  , des  bourgeons  pleins  de  promesse  venaient   d’éclore . Ces généreux bambins  venaient   d’offrir  un grandiose  feu  d’artifice  à  l’indépendance  fraîchement  reconquise.  
L’Algérie  et  sa  jeunesse  riaient  alors  à  gorge  déployée.
L’espoir  qui  enguirlandait  nos  rêves   nous   embuait   les  yeux.  
*En  hommage  au  regretté   KHELIL  Madjid   dit  «Tardos » ( né  le  19-04-1943 à Mostaganem    et   décédé  le  06-06-2008 au Canada)
 

Dr. Mahfoud BENTRIKI
Mardi 7 Juillet 2015 - 18:03
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CULTURE
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