REFLEXION

A UNE SEMAINE DE L’AID EL ADHA : Les spéculateurs se frottent les mains

Le marché du mouton à Mostaganem est à la merci de spéculateurs sans âmes qui opèrent et contrôlent les quatre coins de la ville, improvisant ainsi des points de vente pour vendre les moutons à des prix inaccessibles, pénalisant le citoyen qui n’a pas d’autres choix que de célébrer une fête sacrée sans sacrifice.



Malgré toutes les dispositions prises par l’Etat pour réguler les  prix de la viande, on constate , malheureusement que la  flambée des prix  fait  malheureusement  des mécontents  parmi les citoyens de bourses moyennes qui ne peuvent se permettre l’achat de  bêtes  pour le grand  sacrifice  dont les prix varient entre  40 mille et 50 mille DA, pour ce qui est des petites couches sociales oubliées, seule la viande congelée fera l’affaire. Notons aussi  que les marchés à bestiaux sont  livrés à une désorganisation qui profite surtout à des intermédiaires guettant la moindre occasion pour faire monter les prix aux fins de spéculation et en tirer des profits et ce au grand dam et  à la grande déception des citoyens. Un constat amer dans les marchés des ovins qui fait hésiter plus d’un, en raison de cette flambée des prix qui n’intervient que dans de pareils évènements,  qui profitent  à  quelques maquignons qui ont déjà investi les marchés à bestiaux  situés dans la périphérie de la ville de Mostaganem.  Quelques citoyens rencontrés sur les lieux nous ont affirmés que : « nous, on est habitué à acheter nos moutons chez des éleveurs que nous connaissons depuis des années à des prix qui restent stables, pour nous c’est un grand avantage. ». Des observateurs nous ont confirmés que  toutes les conditions ont été  réunies cette année pour que le marché soit plus clément  avec des prix raisonnables. Une enquête qui a dévoilé les dessous d’une influence instaurée  par des intermédiaires et des revendeurs sans moralité qui ne cherchent que leurs propres intérêts au détriment d’une fête sacrée et qui   sont derrière cette hausse. Selon nos sources, certaines familles pour ne pas gâcher cet évènement qui est l’un des piliers de la religion musulmane, ainsi que  la joie de leurs enfants,  ont du acheter des boucs à défaut des béliers et des agneaux qui sont écoulés à des prix beaucoup plus chers. Cette fête religieuse est pourtant une occasion  pour la réconciliation, la  clémence et la gaité, mais hélas, de nos jours elle est devenue un fond de commerce pour certaines brebis galeuses  qui ne cherchent qu’à s’enrichir au détriment des petites bourses tant martyrisées et ébranlées par un mois de Ramadan, deux fêtes de l’ Aïd et une rentrée scolaire aux conséquences financières désastreuses , Finalement,  c'est toujours le citoyen qui  en paye  les conséquences néfastes de pareilles pratiques.

Bouziane Kamel
Mardi 8 Octobre 2013 - 22:00
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MOSTAGANEM
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