REFLEXION

A UN MOIS DU RAMADHAN, LES PRIX FLAMBENT : Forte spéculation sur tous les produits



A trente jours du mois sacré du prochain Ramadhan, les commerçants d’Ain Sefra et du marché couvert mettent les bouchées doubles, ils spéculent sur les prix de presque tous les produits alimentaires et montent la tension sur d’autres produits très prisés en ce mois, en les vendant sous le comptoir, la viande se vend de 800 à 1200 dinars et l’ail a franchi la barre de 500 dinars le kilogramme…. ! A quelques semaines du mois sacré du Ramadhan, les commerçants du marché couvert et du souk de l’Ain Sefra viennent d’aiguiser les couteaux pour nous saigner à blanc, et ont poussé le bouchon plus loin avec la révision totale des prix de tous les produits, rien n’a pu leur echapper, meme le sel vient de connaitre une hausse de 5 dinars. Un simple détour aux marchés cités, laisse perplexe tout citoyen, en face d’une mercuriale décidée par les commerçants sans scrupules. Ils se sont arrangés pour déplumer les pauvres citoyens qui ne parviennent à suivre cette infernale augmentation du cout de la vie, qui ne veut point prendre fin. Les prix des fruits, longtemps inaccessibles à une majorité de citoyens, qui ont perdu le gout de ces derniers, viennent d’être revus à la hausse. Les pommes, les poires, les pèches se voient tripler le prix, de 100 dinars pour le kilogramme de bonne qualité, ils se cèdent de 250 à 300 dinars. Les légumes se sont engagés dans une folle course du meilleur légume qui atteindra les 200 dinars le kilogramme, la dame de la marmite la pomme de terre recommence a faire du cinema, des 20 dinars, elle passe sans crier gare au double, elle s’offre de 35 à 40 dinars, l’oignon, un légume qui était au plus bas de son prix qui avoisinait les 10 dinars, grimpe follement et se cède déjà à 50 dinars, les haricots verts se vendent à 100 dinars le kilogramme. Quant à l’ail, il est devenu hors de la portée de plusieurs ménages qui se le procurent à 30 dinars la gousse, le kilogramme a dépassé les 500 dinars et le citron ,qui a battu tous les records au cours du précédent Ramadhan, s’apprête a refiler son maillot de champion des prix, il se prépare de jour en jour et de prix en prix, il est déjà à 100 dinars. La viande ovine et bovine, la reine indétrônable depuis si longtemps, se pare de tous ses ornements pour un défilé sans égal, sur les étals de toutes les boucheries pour tous les gouts, mais malheureusement pas pour toutes les bourses, ses prix varient selon les parties prisées par les consommateurs, le filet, l’entrecôte, le gigot se cèdent de 800 dinars à 1200 dinars…Le foie se vend sous le comptoir et sur commande. Le poulet reprend ses airs de grand et se paye de 250 dinars à 300 dinars. Quant au reste des produits de large consommation, ils connaissent de jour en jour, de légères augmentations variant de 20 à 30 dinars, les plus touchés par cette révision demeurent le sucre, l’huile de table et la tomate concentré, dont l’huile qui commence a disparaitre des étagères de quelques épiceries. Cette augmentation qui se décide à la vielle de chaque Ramadhan, nuit abondamment aux citoyens qui ne peuvent plus la supporter, et semble devenir un passage obligé pour ces derniers, et une formidable aubaine d’enrichissement pour les commerçants qui n’hésitent pas à en profiter de la situation, malgré que ce mois est sacré et est voué à la piété et à la clémence. Malheureusement, ce mois parait être un mois pour se faire de l’argent pour les commercants, et un mois de festin pour quelques citoyens, alors que beaucoup d’autres ont toutes les peines du monde à venir au bout de ce mois de forte consommation et de gaspillage. A la direction du commerce et des prix, rien ne semble presser son personnel, dont plusieurs agents sont déjà en congé, un programme ordinaire est établi pour des inspections ordinaires, a travers les établissements publics et a caractère alimentaire, le manque de moyens de transport se fait sentir âprement et perturbe de temps à autre le déplacement des équipes de contrôleurs et des inspecteurs, le territoire de la wilaya est si vaste et le personnel ne parvient a en inspecter touts les commerces de la wilaya. Un programme sera prochainement discuté et élaboré, en collaboration avec d’autres partenaires, dont la santé, pour des inspections plus rigoureuses au mois de Ramadhan. Un autre partenaire de taille, la direction des affaires religieuses ,a été également sollicité a intervenir en face de cette vulgaire augmentation à l’occasion du mois sacré, les gens de culte vont aborder ce sujet et de tenter de persuader les commerçants d’être plus cléments et de se contenter de gagner ce qui est permis par la loi et de s’éloigner de l’illicite. Quant au gouvernement, il en a décidé de mettre un terme à cette sauvagerie du marché en ce mois, des instructions ont été communiquées pour un Ramadhan sans pénurie et avec des prix à la portée de tous ,alors en attendant la prise de ces si bonnes mesures, les prix flambent à l’Ain Sefra.

L. AMMAR
Dimanche 11 Juillet 2010 - 11:18
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MOSTAGANEM
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