REFLEXION

A QUELQUES JOURS DE RAMADHAN A SIDI BEL ABBES : Achat de vaisselle, grand ménage et peinture au menu



A QUELQUES JOURS DE RAMADHAN A SIDI BEL ABBES : Achat de vaisselle, grand ménage et peinture  au menu
Le monde arabe et musulman attend avec un intérêt immense le mois de ramadhan, cet invité de marque qui, dès qu’on commence à s’habituer, il s’en va aussi vite. Aussi, le vœu du milliard, 500 millions de musulmans à travers la planète est de voir, les rois, les Emirs et les chefs d’Etats des pays arabes s’unirent et se mettent d’accord à ce que le début du jeune coïncide le même jour pour tous. En attendant à Sidi Bel Abbès et à l’instar des autres régions du pays, les préparatifs vont bon train, tant du côté des commerçants que des citoyens, où l’on assiste à la frénésie des achats. Ainsi, pour illustrer ces jours d’été où le mercure dépasse les 35° et qui précèdent le ramadhan, est l’histoire d’avoir une vision sur l’ambiance qui règne, nous nous sommes rendus à la grèba, cœur palpitant de la cité de la mékerra. C’est aussi le lieu où sont concentrés les commerces en gros des produits alimentaires. Les marchands au détail des 52 communes de la wilaya se rendent quotidiennement ici, pour s’approvisionner en marchandises diverses. Et en prévision du mois de carême l’activité commerciale s’est accrue. Les habitants et voyageurs venus pour faire des achats se bousculent à l’entrée des magasins, déjà bourrés de monde. Les trottoirs des rues de ce quartier mémoire, de la ville de Sidi Bel Abbés. Puisque c’est le premier quartier arabe construit en 1873, appelé par l’occupant colonial « village nègre », revenons aux trottoirs des rues de la grande mosquée, des 3 frères Amarouche, la rue des 2 Spahis, pour ne citer que celles-ci et la liste est longue sont devenues impraticables, noircies et gluantes de saleté. Les manutentions de chargements et de déchargements de produits alimentaires n’en finissent pas à longueur de matinée obstruant les trottoirs ce qui agace et provoquent des désagréments aux piétons qui vaquent à leurs occupations. A cela, s’ajoutent les fourgons et camions qui occupent les artères et ruelles ce qui provoquent des embouteillages. La question qui taraude les esprits et que se posent les citoyens est la suivante. Ont-ils le droit de squatter ces artères continuellement, est ce que ces endroits, sont ils la propriété de ces commerçants en gros ? Les visiteurs et voyageurs de passage dans ces rues s’interrogent où ils doivent stationner. Aussi ces commerçants payent-ils des droits ou taxes de stationnement? Autant de questions qui demandent des réponses. En attendant les automobilistes de passage dans ces ruelles doivent s’armer d’une grande patience, plus d’un dont des Ouled Bled nous ont confiés, que faire face à cette anarchie qui ne dit pas son nom. On doit bouder ce quartier, malgré eux. Par ailleurs, les Bel Abbèsiens à l’approche du mois de ramadhan, pensent à une et mille choses et la principale destination. C’est évidement « la grèba », lieu de prédilection de la gent féminine, car elle trouve tout, ici. Et pour les anciens Bel Abbèsiens, ces derniers viennent au moins une fois tous les 15 jours pour évoquer les bons moments passés à l’époque autour d’un café où un thé. Les ménagères devant les boucheries chuchotent à voie basse et achètent 2 à 3 poulets, de peur de voir les prix prendre l’ascenseur vers le haut. Autour du marchand de café moulu, situé en face du marché des fruits et légumes, les femmes font les chaînes pour être servies. Des résidents des lieux soulignent, que même en temps ordinaire, les clients, les habitués lui donnent la préférence, car disent-ils, son café à une bonne saveur. Les familles Bel-Abbèsiennes comme à l’accoutumée ne laissent rien au hasard et n’oublient pas les ingrédients pour assaisonner la chorba et la H’rira. Les prix de ces produits n’ont à aucun moment changé en dépit de la forte demande, explique tout, bien que très limité au fil des années. Selon ces mêmes épiciers la demande des condiments à augmenté à l’orée du mois de ramadhan. Il n’y a qu’a voir la razzia enregistrée non seulement sur les épices, mais cependant sur les autres denrées alimentaires, comme si un siège était en préparation. Ainsi le poivre noir figure en tête du Hit parade de la longue liste des variétés d’épices utilisée pour la saveur des mets. A Sidi Bel-Abbés, les ménagères s’approvisionnent régulièrement en substances aromatisées, auprès des mêmes épiciers du quartier, affirment-elles. Et de poursuivre, une dame quinquagénaire dira. « Nous cherchons la qualité ». Il faut savoir que bien souvent des épices peuvent s’altérer et perdre leur ténacité, pour de nombreuses raisons, comme par exemple le stockage, la poussière etc…. Dans cette course infernale, de magasin en magasin de ce quartier attractif de la grèba accueillant quotidiennement des milliers de familles accompagnées de leurs progénitures en vacances pour également renouveler, la vaisselle, quitte une poète à frire, une marmite, des bols… etc… certaines familles ont entamé, le grand ménage par le nettoyage des murs, des plafonds à grandes eaux, de même pour les rideaux. Les foyers se débarrassent des rébus qui encombrent leurs appartements. Ce travail harassant mobilise toute la famille. S’en suit les travaux de peinture de la salle à manger, et bien entendu la cuisine ainsi que le badigeonnage de la façade. Dans ce sillage des magasins de pâtisseries sont fermées pour entamer des transformations pour la préparation des pâtisseries orientales. S’agissant de la fameuse Zlabia illicite, l’on observe un net recul des gâteaux orientaux. Durant cette dernière décennie des pseudo commerçants, qui n’ont rien à voir de prés où de loin avec ce métier se convertissent en vendeurs de pâtisserie. Les mosquées ne sont pas restées en reste, puisque des travaux de réfection des façades, de peinture, du dépoussiérage des tapis, assorti d’embellissement de la salle des prièresont été effectués. Aussi ces mosquées situées dans la majorité des quartiers ont été édifiées grâce aux efforts des fidèles et des âmes charitables. De plus l’installation des climatiseurs et des ventilateurs sont en place dans plusieurs mosquées, aussi ce mois de jeune, qui rappelons-le, est celui de la Rahma, du repentir de la solidarité et des bonnes actions, donc, c’est l’occasion de multiplier les bonnes œuvres durant ce mois, d’où la récompense est grande d’Allah.

Daouadji. M
Mardi 10 Août 2010 - 00:01
Lu 625 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+