REFLEXION

A QUELQUES JOURS DE LA CELEBRATION DES FETES DE YENNAYER ET DU MAWLID ENNABAOUI : La mercuriale prend l’ascenseur à Oran

Comme nous l’avons constaté de visu au niveau de plusieurs places commerciales d’Oran, les prix de plusieurs produits de consommation de première nécessité, ont connu des hausses inexpliquées dues essentiellement à la spéculation et à la gourmandise de certains commerçants à la recherche des dividendes, à quelques jours de la célébration de la fête de Yennayer, coïncidant cette année avec celle du Mawlid Ennabaoui.



Sur les étals sont achalandées toutes les marques de chocolat, bonbons, cacahuètes, noix, noisettes, dattes, figues sèches, pistaches, dattes fourrées, kiwi, avocats, entre autres, qui font tomber même les moins gourmands. Une petite virée dans quelques magasins nous renseigne que les prix ont connu, cette année, une hausse entre 15 et 20% par rapport à l'année précédente. En effet, le prix des amandes est passé de 1.200 à 1.400 DA le kg, en une semaine. La noix de cajou et les noix se vendent à 2.200 DA. Les pistaches et les noisettes, à 1.800 DA, tandis que les cacahuètes restent à 400 DA le kilo. Autre star du marché : la datte. Le prix de ce fruit local reste raisonnable par rapport aux fruits secs et se vend, en moyenne à environ, 450 DA le kilo. La hausse des prix a poussé les familles moyennes à s'approvisionner en petites quantités (250 g de chaque produit). «Juste pour ne pas frustrer mes enfants, je prendrai un kilo de mélange, quelques oranges et du chocolat. Avant, il était permis de les gâter en préparant un sac, pour chacun, pouvant contenir jusqu'à 500 g de produits. Cette année, je leur offrirai moins», dira une mère de famille. Même son de cloche chez les grossistes du boulevard Mascara, qui ne se frottent plus les mains comme avant, vu que leurs ventes ne sont pas importantes. L'avènement du Nouvel An berbère donne lieu à une ambiance particulière, empreinte de ferveur, de joie et de communion, à laquelle toutes les familles se préparent, plusieurs jours à l'avance, pour célébrer, avec faste, cet événement, très attendu, de l'année, faisant partie des fêtes que les Algériens attendent, qu'on le veuille ou non, même si parfois elle fait l'objet de réticences de la part des pères de famille qui hésitent, souvent, avant de la célébrer, cédant à la pression des enfants. Yennayer, jour de l'An berbère, coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien. Il a, la particularité d'être fêté autant par les populations berbérophones qu'arabophones. A Oran, Yennayer est fêté depuis l'Antiquité. Les familles font, de cette journée, une véritable fiesta. Yennayer est célébré depuis l'an 951 av. J-C. L'avènement de Yennayer correspond à un événement politique de portée incommensurable pour les Imazighen. En effet, en l'an 950 Av. J-C, à la mort du Pharaon Psoussenes II, un Amazigh, répondant au nom de Sheshnaq accède au statut du Pharaon d'Egypte, en soumettant tout le Delta du Nil, ainsi que la grande prêtrise égyptienne sous son autorité, et fonda sa capitale à Bubastis. Auparavant, Chechanq I régnait sur un territoire allant de la partie orientale de la Libye actuelle jusqu'au Delta du Nil. Il régna sur l'Egypte en tant que Pharaon de 950 jusqu'à 929 av. J-C.

Medjadji H
Lundi 6 Janvier 2014 - 18:03
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Oran
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