REFLEXION

A PROPOS DE LA DILAPIDATION DU FONCIER: Le wali menace de prendre des mesures

Près de 50 projets aussi importants les uns que les autres à l’actif de la wilaya d’Oran depuis plus de cinq ans, n’ont pas été lancés à ce jour faute de disponibilité d’assiettes foncières a déploré jeudi le wali d’Oran Abdelmalek Boudiaf, lors d’une réunion consacrée exclusivement aux fonciers industriel et urbain.



J’ai constaté qu’une cinquantaine de projets inscrits depuis cinq, ans voire six, n’ont pas été lancés à cause du foncier » a-t-il révélé, en assenant que le « défaut du foncier est une réalité, comme l’est aussi sa dilapidation dans cette wilaya où on n’arrive pas à implanter un logement, une classe … ». La dilapidation du foncier dans la wilaya, notamment au niveau de la localité de Bir El Djir, a atteint des proportions alarmantes. Des lots d’espaces verts ont été attribués à des particuliers qui possèdent même des permis de construire, précisera encore M. Boudiaf tout en indiquant qu’il est ces dernières semaines « otage » de citoyens exigeant des lots de terrain. Pour mettre en exergue la gravité du problème des terrains qui ont été bradés et où on n’arrive toujours pas à arrêter une stratégie pour dégager des terrains qui accueilleront des projets de réalisation de logements et autres infrastructures. Alors qu’un programme de pas moins de 32.000 logements de différents types ont été dégagés dans le cadre du quinquennal 2010-2014 et dont 16000 seront lancés incessamment. La wilaya peine toujours à trouver des assiettes susceptibles de permettre le lancement de cet important programme. La wilaya ne trouve même pas de terrains pour réaliser des sièges d’une dizaine de directions de wilaya. Cette triste réalité conjuguée aux oppositions souvent non fondées de citoyens voulant accaparer des terrains a fait que le recours à la création de nouveaux pôles est « irréversible » pour pouvoir réaliser les projets inscrits à l’indicatif de la wilaya. Dans ce cadre, le wali a invité les députés et sénateurs de la région à convainc les départements ministériels à inscrire l’acquisition des terrains pour la réalisation de leurs projets respectifs à Oran. Le wali a menacé de poursuites judicaires toute personne ou institution qui attribuerait un lot de terrain en dehors de la règlementation. « Tant que je suis là aucun lot de terrain ne sera attribué et toute personne qui le donnera sera poursuivie en justice ». La loi nous interdit de le faire, persiste à souligner le premier magistrat de la wilaya. Il a été décidé de la constitution de deux commissions d’enquête, l’une sur le foncier industriel et l’autre sur le foncier urbain. Il n’est un secret pour tout le monde et pour personne que tous les walis qui se sont succédé à la ville de Sid El Houari sont responsables du bradage foncier qui par son implication directe, qui par son silence face à cette mascarade notamment à l’époque de l’ex wali Friti Bachir. Le foncier de la wilaya d’Oran aussi bien industriel qu’urbain a fait l’objet durant les trente dernières années d’une véritable spéculation ayant fini par le bradage même des espaces verts et des impasses.

N.Bentifour
Mardi 12 Avril 2011 - 11:23
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