REFLEXION

A MOSTAGANEM ET TISSEMSILT : Deux fratricides dans la matinée de l’Aïd

Le premier jour de l’Aïd, n’a pas été si paisible que l’on croit, puisque deux crimes impliquant des frères ont secoué les wilayas de Mostaganem et Tissemsilt où deux personnes ont perdu la vie, tuées par leurs propres frangins.



MOSTAGANEM : Il tue son frère pour une somme de misère

C'est vraiment de la folie pure... Faire disparaitre son frère de la face de la terre et delà endeuiller et accabler sa famille la laissant sans protecteur, pour des raisons pécunières et encore d’ordre de clopinettes, de quelques dinars ! Telle a été la fin, dans la couleur et la douleur du sang maculant la terre d’Allah, par l’exutoire de la désolation de la bêtise humaine, par la preuve du coutelas, que ce mois censé être l’occasion de la dévotion et de la piété, s’est vu finalement achevé ce mois de Ramadan dans la ville de Mostaganem.
Par Ilies BENABDESLAM

Les faits ont eu pour une scène de théâtre mortelle dans le bas populaire quartier de Tijditt, au moment où le muezzin d’El-Fajr (l’aube) nous allait délivrer nous autres musulmans d’un long mois de carême, sur une journée de cérémonial des plus grandes célébrations islamiques. Mais au lieu d’un béat dénouement à quelques moments de l’autre rituel de la fête et la liesse de l’aïd, l’épilogue de Ramadhan eut du côté de la cité dite 348, une autre tournure au bout d’une rixe comme l’on en a vu des centaines en cet écoulé mois de l’hégire, entre jeunes et moins jeunes, quoi que non mortelles, en ce mois de notre époque aujourd’hui controversé à l’effet d’un autre temps et d’autres mœurs. Seulement, celle en objet du sujet, loin de la voie publique sécurisée grâce à un important dispositif sécuritaire ayant bien fait valoir son précepte et son armada, fut malheureusement celle à entacher ce mois de jeûne dans une embrouille familiale, qu’Allan nous en préserve, comme l’on en voit de plus en plus dans nos tribunaux, à cause de différents entre enfants, si ce n’est pas en d’autres raisons de chamailleries de belles sœurs, ou à cause d’héritage, ou en général en raison d’histoires de sous. L’un ayant la cinquantaine et son adversaire qui n’est autre que son frère accouché du même ventre qu’il l’a enfanté, la cinquantaine un peu révolue. L’un devait demander apparemment des explications sur une somme modique et dérisoire. 3 millions, ou peut-être 8 millions de centimes, nous informe-t-on, pas plus. Un différend qui a porté les antagonistes à lever la voix, le ton et l’agitation des nerfs à peau de fleurs, l’on ne sait dire tard dans la nuit ou tôt le matin, au moment où des milliers de Mostaganémois s’affairaient encore au centre-ville dans leurs quêtes d’emplettes de dernières minutes pour donner sourire aux leurs.  Or, chez les frères octogénaires en question, l’aïd et sa prière à quelque moins de deux petites heures, semblait déjà se vaporiser, lorsqu’ils arrivèrent aux mains, avant que l’un ne dégaine un couteau et le porta profondément décidemment dans une partie sensible du corps du frère. Il le retire et laisse son frangin pour vivant gisant dans sa marre de sang saignant, avant de quitter les lieux. Mais le coup fut suprême et quelques temps après l’arrestation de l’agresseur, celui-ci fut informé que son frère a quitté notre bas monde pour celui l’éternel. Quelques secondes ensuite, nous informe-t-on de bonne source, le muezzin appelait déjà les fidèles à la prière de l’Aid. Ce qui ne concernait pas les deux jeunes de cette histoire et sans aucun doute leurs deux familles ; l’un étant mort et l’autre interné.


 

TISSEMSILT : Il tue son frère la matinée de l’Aïd

La localité de Bordj Bounaama à quelques kilomètres au nord de la wilaya de Tissemsilt vient d’être bouleversée par l’annonce de l’assassinat d’un homme, âgé de 45 ans par son propre frère et dans la matinée même du jour de l’aïd.
Par A. Ould Hadri
En effet, selon le chargé de la communication auprès de la sureté de wilaya, le crime s’est déroulé en plein centre-ville de Bordj Bounaama tout près du tribunal ou des fidèles qui allaient matinalement accomplir la prière de l’Aïd affirment que le défunt était en compagnie de son fils lorsque le mis en cause qui est son frère, âgé de 47 et enseignant de profession, l’intercepta en route et lui tira une balle dans la tête avec son fusil qui le possédait dans le cadre de l’auto-défense. La même source précise que l’alerte a été donnée par les passants et proches du défunt, des témoins précisent qu’ils l’avaient trouvé tout de suite après l’acte dans un état très critique et après cela les services de la protection civile et de la police se sont dépêchés sur les lieux pour les besoins de l’enquête laquelle a été commandée par le chef de sureté de wilaya en personne qui s’est déplacé avec ses éléments et ceux de la brigade scientifique ou sur place. Ils ont vite ouvert une enquête qui après une heure a abouti à l’arrestation du mis en cause dans sa maison pour situer la vraie cause de ce crime. Selon les informations recueillies auprès des citoyens, ce crime a été motivé par une précédente transaction d’une parcelle de terrain pour laquelle le mis en cause réclamait sa part.  L’enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet acte fatal.
 

Réflexion
Lundi 26 Juin 2017 - 16:44
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